Contenu éditorial simple : L’Iconographie de saint Denis, premier évêque de Paris, XIIe-XIXe siècles. Contribution à la publication des textes médiévaux conservés aux Archives de Paris

Une publication des Archives de Paris, 2013, 56 pages

 

Comment ne pas évoquer l’iconographie de saint Denis au moment où les Archives de Paris éditent les trois cent cinquante textes médiévaux qu’elles conservent à ce jour ?

Ils ne constituent pas un fonds mais plutôt une collection. Ce sont des pièces acquises de manière volontaire au cours des décennies depuis la reconstitution des Archives de l’ancien département de la Seine dans les vingt dernières années du XIXe siècle. En dépit des tris aléatoires des fonds de l’Ancien Régime pendant la Révolution en vue de leur regroupement aux Archives nationales, et de l’immense sinistre survenu en mai 1871, à la fin de la Commune, les Archives de la Seine vont alors renaître. Plusieurs libraires de papiers et de livres anciens deviennent leurs fournisseurs fidèles et le sont encore.

Une dizaine d’actes provient de l’abbaye de Saint-Denis, fondée sur la sépulture de saint Denis et de ses compagnons Rustique et Éleuthère, tous trois martyrs. Saint Denis, fondateur de l’église de Lutèce au Ier ou au IIIe siècle, selon les sources hagiographiques, est dans notre mémoire le premier évêque de Paris. Il ne peut donc être oublié quand plusieurs documents des Archives de Paris concernent le chapitre de la cathédrale et l’officialité, tribunal canonique de l’évêque.

L’iconographie de saint Denis nous fait revisiter les œuvres d’art – sculptures, miniatures, tableaux, gravures, reliures de livres liturgiques – du XIIe au XIXe siècle. Nous admirons le portail restauré des Valois à la basilique cathédrale de Saint-Denis, mais aussi un vitrail de Notre-Dame. Nous contemplons avec émerveillement les précieuses enluminures des missels et des livres d’heures conservés à la Bibliothèque nationale de France, à la bibliothèque municipale d’Autun et au musée Jacquemart-André. Il en va de même pour les Primitifs français et les tableaux des XVIIe et XVIIIe siècles qui font la richesse du Louvre, des musées de Rouen et de Toulouse et des églises de Paris. Enfin le musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis et le Panthéon nous offrent aussi de belles œuvres du XIXe siècle. Quant au fonds du chapitre impérial, royal et national de Saint-Denis conservé aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, il réserve des surprises qui passionneront les chercheurs et tout public sensible à l’histoire.

 

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