Contenu éditorial simple : 1902 et après. Conséquences et représentations de l'éruption de la montagne Pelée (1902-1930)

Une publication des Archives départementales de la Martinique, 2002, 101 pages

 

Saint-Pierre, à la fin du XIXe siècle, dans les dernières années de sa splendeur de cité importante, apparaît comme une ville très étalée, construite en amphithéâtre, autour d’une rade très échancrée, enserrée de collines à l’Est, dominée au Nord par la majestueuse Montagne Pelée. C’était la ville telle que nous pouvons la voir aujourd’hui avec de plus des faubourgs (le Fonds Coré, Sainte-Philomène, les Trois-Ponts). Elle comportait aussi une banlieue très étendu qui englobait jusqu’en 1888 le Morne Rouge.

En 1635, le Français Pierre Belain d’Esnambuc y créa la première habitation de la Martinique et fonda le premier fort. C’est ce lieu qu’adopta bientôt, après plusieurs tentatives d’installation en d’autres localités de la Martinique, son neveu Du Parquet, gouverneur et seigneur propriétaire. Et Saint-Pierre qui n’était encore, sous Du Parquet, « qu’une espèce de bourgade » ne cesse de croître : sa population est, nous dit-on, en 1713, équivalente à celle de tous les autres bourgs réunis et atteint, en 1751, 15 000 habitants. On l’appelle communément « le Paris des Isles » dira le lieutenant général Caylus. Vers le fin du XIXe siècle, Saint-Pierre comptait environ le tiers de la population de la Martinique : 25 382 habitants en 1864, 26 011 à la veille de l’éruption, en 1902.

Ce catalogue d'exposition permet de mesurer la rupture qu'a constituée, pour la Martinique, la Catastrophe de 1902, et de montrer par exemple combien l'éruption a été dommageable aux cultures secondaires et aux circuits de l'économie informelle – bien plus qu'aux grandes cultures d'exportation – avec toutes les conséquences que cela a pu avoir sur l'organisation de la société elle-même. Il met également en valeur ce que l'ascension de certaines personnalités politiques a précisément dû au nouveau contexte créé par 1902.

 

Table des matières :

La ville de Saint-Pierre avant l'éruption de la Montagne Pelée [par Liliane CHAULEAU]

L'après 8 mai : une débâcle sociale qui aboutit à une tragédie nouvelle le 30 août [par Léo URSULET]

Les conséquences économiques de la catastrophe [par Christian SCHNAKENBOURG]

Fort-de-France et le contrecoup de 1902 [par Micheline MARLIN-GODIER]

Religion et catastrophisme de fin de siècle : du châtiment à Sodome [par Léo ELISABETH]

Saint-Pierre de la Martinique : mémoire orale d'une ville martyre [par Thierry L'ETANG]

Les représentations iconographiques de la catastrophe [par Dominique TAFFIN]

Culture scientifique et technique à Saint-Pierre avant le 8 mai 1902 [par Maurice HENRY]

Documents :

- Saint-Pierre, une ville avant 1902

- La destruction

- Secours et réfugiés

- La rupture d'un équilibre

- Une renaissance ?

- Saint-Pierre 1902

 

Références complètes de l'ouvrage