Contenu éditorial simple : Il était une fois, Tarbes. Joseph Cardeillac, un artiste sur le front

Une publication des Archives municipales de Tarbes, 2016, 36 pages

 

Découverts en 2003, les combles de l’ancienne banque Estévenet, à Tarbes, révèlent un ensemble remarquable de peintures murales et caricaturales du début du XXe siècle. Ce patrimoine pictural est le reflet dune jeunesse dorée dans une petite ville de province à cette époque. Avec son ami Henri Vives, Joseph Cardeillac (1885-1948) nous laisse ici un témoignage des centres d’intérêts des jeunes gens de son âge : courses hippiques et automobiles, naissance du rugby, etc.

Déjà quelque peu reconnu, Joseph Cardeillac est sollicité lors des élections de 1912 pour caricaturer les différents candidats qui s’affrontent pour devenir maire de Tarbes. Mais la Première Guerre mondiale vient bouleverser cette douceur de vivre… C’est alors que Joseph Cardeillac met son crayon et ses pinceaux au service de ses camarades de régiment, le 10e Hussards de Tarbes. Humoristique et facétieux, son latent le fera participer au Salon du Poilu, organisé à Paris durant l’année 1918.

Les 23 aquarelles acquises par la ville de Tarbes en avril 2015 sont pour la plupart des caricatures de militaires du 10e régiment de hussards. Elles ont été réalisées de 1916 à 1918. Même si elles n'ont pas toutes une signature, leur facture permet de les attribuer sans hésiter à Joseph Cardeillac. Elles ont été complétées par d'autres aquarelles prêtées par les descendants de l'artiste qui retourna, après la Grande Guerre, à son cabinet d'assurances sans renoncer à son activité de peintre.

 

Retrouvez le matricule de Joseph Cardeillac et celui de son frère Maurice, mort pour la France en 1917