Article : La Résistance à Mende

Une publication des Archives municipales de Mende, 2011, 36 pages

 

La Résistance lozérienne naît à partir de petits groupes d’individus d’opinions souvent très diverses voire opposées qui, dès 1940-1941, refusent la défaite et le gouvernement de Vichy. Marvejols, les Cévennes, l’hôpital de Saint-Alban… sont des lieux importants de cette Résistance. Mende, chef-lieu du département où se regroupent tous les services du gouvernement de Vichy et de l’occupant, a une situation plus particulière. La Résistance y est symbolisée par Henri Bourrillon, maire de la ville, destitué par Vichy, et chef de la Résistance lozérienne. Elle est illustrée aussi par des hommes comme Jean Lyonnet, Jean Mazel, Émile Peytavin qui sont parmi les premiers Résistants lozériens.

Dans les services, notamment à la préfecture, les membres du Noyautage des Administrations Publiques (NAP) sont actifs. Les points de chute ou les boîtes aux lettres de la Résistance, comme le garage Giral, permettent les liaisons. Certaines actions plus individuelles contribuent à cet ensemble sans provenir de mouvements organisés, comme celle de Pierre Lorentz au commissariat de Police. Enfin, d’autres Mendoises et Mendois (Joseph et Henriette Bourdon, la communauté de la Providence…) prennent une part active à l’aide et à la protection des persécutés en particulier des Juifs.

La ville de Mende vous propose de découvrir l’histoire de la Résistance locale tout au long des étapes de ce chemin de mémoire.