Contenu éditorial simple : Les tribulations du pont de pierre

Une publication des Archives municipales de Tours, 2009, 35 pages

 

Le 9 avril 1978, à Tours, le pont Wilson s’effondre, progressivement, sur près de la moitié de sa longueur. Plusieurs hypothèses sont avancées : la nature du sol, les frasques de la Loire et ses nombreuses crues, les explosions pendant la Seconde Guerre mondiale, le vieillissement de l'ouvrage, jusqu'à ce que l'on incrimine les affouillements, ces entonnoirs qui se creusent dans le sol à la base des piles sous l'effet des mouvements tourbillonnaires de l'eau.

Ce sinistre, qui a frappé la mémoire tourangelle, ne fut pas le seul subi par cet ouvrage. Dès la fin du XVIIIe siècle, deux accidents consécutifs mettent à mal l’achèvement des travaux de construction : chute d’une voûte en 1776 et affaissement d’une pile en 1777. Puis en 1789, pendant la débâcle des glaces de la Loire, quatre arches s’écroulent. Plus tard, au XXe siècle, lors de la Seconde Guerre mondiale, le pont est à deux reprises partiellement démoli. D’abord le 18 juin 1940 : afin de protéger la ville des troupes allemandes, une arche du pont est dynamitée ; puis, le 22 août 1944, trois arches sont détruites par les Allemands afin d'assurer leur retraite.

Prolongement de l’exposition qui a été présentée sur ce sujet aux Archives municipales de Tours du 20 septembre au 21 novembre 2008, cette publication retrace l’histoire mouvementée du pont Wilson. Elle met également en lumière la détermination avec laquelle il fut à chaque fois reconstruit, témoignant de rattachement des Tourangeaux à cet ouvrage d’art, l’un des plus emblématiques de la ville.

 

Références complètes de l'ouvrage