Contenu éditorial simple : 1917. Les Américains à Tours

Une publication des Archives municipales de Tours, 2007, 20 pages

 

L’année 1917 marque une rupture dans le conflit de la Première Guerre mondiale. Une grave crise du moral sévit en France après trois années de guerre des tranchées. Le 6 avril 1917, l’entrée en guerre des États-Unis d’Amérique redonne l’espoir d’une fin victorieuse et rapide.

Le 8 juillet 1917, les premiers Américains s’installent au camp d’aviation de Parçay-Meslay-Saint-Symphorien et circulent dès le lendemain à Tours, rue Nationale. Un détachement de Sammies apparaît officiellement à la cérémonie du 14 Juillet, place de la Gare. Au mois de janvier 1918, le général Pershing, commandant en chef des Forces expéditionnaires américaines, décide de transférer à Tours tous les services administratifs et techniques concourant au soutien de ses troupes combattantes (intendance, génie, chemin de fer, transmissions, aviation, soins médicaux…), en une seule unité qui prend le nom définitif de Services of Supply.

Importante ville de garnison, chef-lieu de la 9e région militaire, Tours vit dès lors à l’heure américaine. Grand quartier général de l’arrière de l’armée américaine, la cité tourangelle devient la capitale des États-Unis en France. Des rapports réguliers s’établissent entre Tours et Washington. La population accueille favorablement les nouveaux alliés, dont la présence génère des emplois et relève l’économie locale. À leur contact, la physionomie et l’activité de la ville se transforment. Des centaines de baraquements sont construits, le trafic automobile s’intensifie, les Tourangeaux découvrent de nouvelles pratiques festives, ludiques et sportives.

Lorsque sonne la victoire, le 11 novembre 1918, et la fin de la Grande Guerre, la ville de Tours exprime sa joie et sa reconnaissance pour ses alliés d’Outre-Atlantique. Le vieux pont de pierre est baptisé du nom du président des États-Unis, Wilson. Puis, l’inauguration, le 5 août 1937, du monument élevé à la gloire de l’armée américaine, sur les quais de la Loire, scelle définitivement l'amitié entre Tours et les États-Unis.

 

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