Contenu éditorial simple : Les Scéens et la Première Guerre mondiale. 90e anniversaire de l'inauguration du monument aux Morts de Sceaux, 1921-2011

Une publication des Archives municipales de Sceaux, 2012, 255 pages

 

193 ou Les Scéens de la Première Guerre mondiale commémore le 90e anniversaire du monument aux Morts de la ville de Sceaux et ravive le souvenir de ces soldats tombés au champ d'Honneur. Eloignée de la zone de combats, Sceaux n'en a pas moins été, comme toutes les communes françaises, durement éprouvée par le conflit.

A la veille de la guerre, Sceaux est encore une petite ville qui ne compte que 5 000 habitants. Au coeur du conflit, plus de la moitié des familles scéennes possède un de ses membres sous les drapeaux. Au moment de l'armistice, ce sont 193 soldats qui ne reviendront pas. Des fils, des frères, des pères, des maris qui, avant d'être des soldats, étaient commerçants, artistes, étudiants, ouvriers ou travailleurs agricoles. Ils laissent derrière eux veuves et orphelins.

A travers ces histoires personnelles, ces destins brisés, l'ouvrage nous fait redécouvrir la ville et ses habitants pendant cette période difficile. Il donne à voir l'action de la municipalité qui, dès la mobilisation générale, fait face aux charges nouvelles qui lui incombent : d'abord l'accueil des réfugiés des départements du Nord et de l'Est ; puis bientôt la lourde tâche d'annoncer aux familles les blessures, la captivité, les décès. Intermédiaire entre les autorités militaires et la famille, le conseil municipal s'efforce durant toute la guerre d'accompagner les Scéens dans leurs démarches et leur deuil. Ce rôle primordial, joué par la mairie, ne s'arrête pas à la fin des combats. Il faut encore redresser les finances communales mises à plat par ces quatre années de guerre et faire en sorte que le souvenir du sacrifice des Scéens « Morts pour la France » perdure, alors que la vie quotidienne reprend peu à peu son cours en ce début d'année 1919.

C'est donc sous les auspices de la municipalité que se crée le comité scéen pour l'érection d'un monument commémoratif en l'honneur des combattants de la Grande Guerre. Force d'initiative, le comité encourage la générosité des Scéens qui se révélera exceptionnelle. Et malgré les difficultés d'après-guerre, c'est la ville entière qui se mobilise et organise quêtes, kermesses, concerts ou représentations théâtrales afin de recueillir les fonds nécessaires pour ériger un monument digne de ses morts. Terre de France, loin des allégories de la guerre ou de la douleur, représente une paysanne portant sous son bras une gerbe de blé qu'elle va déposer sur une tombe de soldat, symbole d'une Patrie qui renaît des cendres. Le 24 juillet 1921, l'inauguration a lieu dans la cour de la mairie, en présence de tous ceux et celles qui ont contribué à sa réalisation.

L'appel aux Morts, qui eut lieu ce jour-là trouve écho, encore aujourd'hui, chaque 11 novembre, pour ne pas oublier ces Poilus qui donnèrent leur vie, il y a presque un siècle.

 

Références complètes de l'ouvrage