Contenu éditorial simple : L’Église martiniquaise et la piété populaire. XVIIe-XXe siècles

Une publication des Archives départementales de la Martinique, 2001, 123 pages

 

Il y a cent cinquante ans, le décret du 3 février 1851, à la suite de la bulle pontificale du 27 septembre 1850, instituait un évêché dans les plus anciennes colonies françaises. Cette date marquait et consolidait le « renouveau missionnaire » qui traversait toute la Chrétienté catholique au XIXe siècle et dont la Martinique, comme la Guadeloupe et la Guyane, n’a pas été exempte.

Mais ce regain de l’activité apostolique n’a pas abouti à la simple imposition d’une culture religieuse uniformisée procédant de la volonté de Rome : le renforcement de la présence ecclésiastique ne s’est jamais effectué au détriment de l’expression des caractères créoles de la religiosité en Martinique. Bien au contraire !

La diversité culturelle liée aux origines multiples de la population (Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Inde du Sud, Europe…) et à l’héritage amérindien, les relations sociales de maîtres à esclaves, le rapport de la population à son envi­ronnement naturel ont créé les conditions d’émergence de formes de dévotion originales.

L’Église martiniquaise et la piété populaire, à travers des documents appartenant aux Archives départementales de la Martinique, grâce aussi à des objets émanant de collections publiques (notamment du Service d’archéologie de la DAC, des Archives départementales de la Guadeloupe, du Musée régional d’histoire et d’ethnographie, du Musée Saint-John Perse), ou encore mis à disposition par des personnes privées, de Martinique ou de l’Hexagone, brosse l’évolution des formes de religiosité catholique en Martinique dans les contextes changeants de la première colonisation, de l’établissement puis de l’abolition de l’esclavage et, enfin, des mutations observées au début du XXe siècle.

 

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