Contenu éditorial simple : « Nulle terre sans seigneur, nul seigneur sans titre » : seigneuries en Anjou, XVe-XVIIIe siècles

Un dossier pédagogique du service éducatif des Archives départementales du Maine-et-Loire, 2016, 7 pages

 

« Nulle terre sans seigneur, nul seigneur sans titre » ce double adage de la féodalité se révèle particulièrement adapté à l’Anjou de l’Ancien Régime, alors que le pouvoir royal prend toute sa force au sortir du Moyen Âge.

« Nulle terre sans seigneur ». La seigneurie est alors duelle. D’abord seigneurie foncière, c’est un territoire, un domaine dûment identifié, un fief concédé par le suzerain à son vassal par l’aveu et qui lui assure une domination foncière en échange de sa fidélité et de son soutien armé. Seigneurie banale ensuite et surtout, c’est-à-dire l’exercice de droits qui s’exercent sur tous les habitants de la seigneurie sur lesquels le seigneur, laïc ou clerc exerce un pouvoir judiciaire, économique et militaire.

« Nul seigneur sans titre ». Car le Roi veille à ce que rien n’échappe à son pouvoir souverain, mais le seigneur doit être en état de prouver par des titres écrits, son droit à exercer ses pouvoirs sur un fief et ses habitants. Censiers, plans et livres terriers sont alors établis, qui rappellent à tous l’étendue du territoire de la seigneurie et l’ensemble des droits qui y sont rattachés.

À la veille de la Révolution française, ce sont justement ces documents, ornés parfois des armoiries familiales, symboles des droits seigneuriaux et des liens de dépendance, qui seront remis en cause et dénoncés par les Angevins dans les cahiers de doléances rédigés au printemps 1789.

Ce dossier présente des reproductions de documents, accompagnés de commentaires et de questions à proposer par les enseignants aux élèves, ainsi qu'une frise chronologique. Il peut être téléchargé sous format numérique sur le site des Archives départementales.

 

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