Contenu éditorial simple : Dzaoudzi, une histoire contrariée. 1843-1866

Une publication des Archives départementales de Mayotte, 2006, 43 pages

 

Le patrimoine écrit est une source incontournable pour l’écriture de l’histoire de Mayotte depuis 1841, date de la cession de l’île à la France par le sultan Andriansouli. Rapports, délibérations, plans et cartes, lithographies, budgets, correspondance ont alimenté la recherche historique qui permet aujourd’hui de faire revivre une partie du passé de Dzaoudzi.

L’extrême richesse et la complexité de l’histoire du Rocher ont amené les Archives départementales à limiter leurs recherches à l’évolution urbaine de Dzaoudzi, dont les traces sont encore visibles aujourd’hui, comme l’ancien hôtel des postes ou l’hôpital, et à privilégier les vingt années allant du début de l’installation des forces armées et de l’administration coloniales en 1843, jusqu’à la date du projet de transfert des administrations à Mamoudzou, en 1866.

Citadelle naturelle et ancien refuge du sultan, Dzaoudzi ravit les premiers visiteurs par son site et la beauté de ses rades qui suscitèrent en eux les rêves d’un nouveau Malte de la mer des Indes et autres espérances tout aussi mirifiques.

Après les premières installations en 1843, dans des cases achetées ou louées à la population, c’est sous l’administration du commandant Passot (1844-1849) que Dzaoudzi est aménagée. Mais elle restait une citadelle où la population civile n’avait pas droit de cité. Naquit alors l’obsession de trouver un lieu où établir une ville nouvelle. Dès les premières années, l’implantation de cette ville en Grande-Terre, jugée insalubre, fut écartée. On s’orienta alors vers Pamandzi et son plateau du sud-ouest où on disait qu’il existait autrefois un fort beau village, alors que le quartier de la Ferme semblait moins favorable, enserré dans ses montagnes. Or, quelques concessionnaires s’étaient installés en Grande-Terre, la population augmentait très rapidement, alors que le pouvoir local restait confiné sur l’îlot. Le besoin d’en être plus proche devint de plus en plus pressant et naturel. Les premiers bâtiments administratifs furent construits à Mamoudzou en 1854 et, dix années plus tard, on gelait toute nouvelle édification à Dzaoudzi : ce fut le tribunal et la chapelle qui en firent les frais. Le temps de Mamoudzou était arrivé.

 

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