Contenu éditorial simple : Carnets de guerre toulousains, 1914-1919

Une publication des Archives municipales de Toulouse, 1998, 126 pages

 

Quantre-vingts ans après, les Carnets de guerre toulousains nous invitent à réfléchir sur la Première Guerre mondiale, qui fit plus de 4 000 morts parmi la population toulousaine. C'est la vie quotidienne à Toulouse entre 1914 et 1919 que raconte ce livre-souvenir. Un recueil d'un grand intérêt historique, dont les documents, les témoignages, mais aussi les images des lieux familiers aux toulousains, apportent un éclairage nouveau sur cette période et permettent de mieux la comprendre.

La Grande Guerre aura été déterminante pour l'avenir de la Toulouse. Dès 1917, Latécoère avait installé ses hangars et une piste d'atterrissage à Montaudran : en mai 1918, il fournit son premier avion à l'armée, qui sera suivi de 800 autres jusqu'à la fin des hostilités. Associé à Dewoitine (qui fondera quelques années plus tard sa propre société, la future Sud-Aviation), il est à l'origine de l'industrie aéronautique dans la ville rose. Quant à l'immense poudrerie, la plus vaste de France, elle est reconvertie dès 1919 en usine d'engrais et reçoit entre 1924 et 1927 les gros équipements du tout nouvel « Office national de l'Industrie de l'Azote » (ONIA). Ce cadeau gouvernemental, directement issu du traité de Versailles qui prévoyait la récupération de procédés et de brevets allemands, venait à la fois confirmer la position stratégique de Toulouse, éloignée des zones susceptibles d'être à nouveau envahies, et récompenser une ville qui avait  largement fourni les preuves de son efficcaité comme ville de l'arrière. Le destin économique de Toulouse venait d'être scellé.