Contenu éditorial simple : L'Ariège pendant la Première Guerre mondiale

Une publication des Archives départementales de l'Ariège, 2014, 83 pages

 

La perspective du conflit, concrétisée par la mobilisation militaire le 1er août 1914, a été bien accueillie dans le département de l'Ariège. « La population est animée d'un état d'esprit excellent », elle a conservé « le calme et le sang-froid qu'elle a montré à l'annonce de la mobilisation » et montre des « sentiments patriotiques qui dépassent nos prévisions », écrit le préfet de l'Ariège. Cette mobilisation s'effectue « avec calme et méthode ». Le lundi 3 août, « le départ de Pamiers de la portion principale du 59e Régiment d'infanterie, qui est venu se concentrer à Foix avec le bataillon carsené dans cette ville a été salué par des ovations enthousiastes. Les soldats ont été acclamé à leur arrivée à Foix ». Le même enthousiasme s'exprime lors de la revue des troupes, qui doivent partir le lendemain 7 août, à laquelle assistent le préfet et ses collaborateurs.

Mais cette guerre que l'on espérait courte demeure et s'installe, devenant la Grande Guerre. Les sentiments des Ariégeois vont évoluer en fonction des péripéties militaires et d'une vie quotidienne qui devient de plus en plus difficile par le manque ou le renchérissement des denrées de première nécessité et le recul de la vie démocratique. En juillet 1915, « la résolution froide, la volonté de résistance, calme et raisonnée, si éloignée jadis de la nature ariégeoise, ont fait place depuis longtemps déjà aux exaltations subites et aux dépressions lamentables des premiers mois de guerre ».

La paix revenue, il faut apprendre à vivre avec le deuil et la souffrance des survivants, la disparition d'un mode de vie que l'on pouvait croire indestructible. La montagne se vide. C'est un monde qui disparait ; celui qui va advenir est incertain.

 

Table des matières :

Les nouvelles conditions de la vie quotidienne

La surveillance des étrangers et de la frontière

Nouvelles du Front

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