Contenu éditorial simple : Arthur Batut. Regards d'un humaniste photographe (1846-1918)

Une publication des Archives départementales du Tarn, 2008, 173 pages

 

Arthur Batut est de ces dilettantes qui émaillent le XIXe siècle. La curiosité pour passeport, la naissance pour viatique, il ne lui restait plus qu'à s'adonner à une passion. Ce fut la photographie, dont il va explorer tous les domaines. Visionnaire en bien des points, Arthur Batut est tantôt reporter de son cercle de famille (comme le sera Jacques-Henri Lartigue, mais comme l'a aussi été Émile Zola...), tantôt l'expérimentateur de nouvelles techniques. La chronophotographie, mise au point par Étienne-Jules Marey à Paris et Edward Muybridge aux États-Unis, lui permet de décomposer le mouvement d'un cheval au saut.

Il fixe plus tard un appareil photographique sous un cerf-volant et réalise ainsi parmi les premières photographies aériennes depuis ce type d'aéronef. Mais ce sont ses portraits de groupes humains (familles, village, clan...) qui saisissent aujourd'hui encore le spectateur. Il superpose sur une plaque photographique les visages des membres de ce groupe et en tire, par une sorte de synthèse, une image type restituant les traits communs à l'ensemble des personnages. Ce genre de photographie sera pratiqué dans les années 1980 par des photographes plasticiens qui rechercheront, comme Arthur Batut un siècle plus tôt, un archétype de l'humanité.

 

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