Contenu éditorial simple : Menton rejoint la France. 1861, chronique du rattachement

Une publication des Archives municipales de Menton, 2011, 159 pages

 

L’histoire de Menton est d’une complexité rare pour une si petite scène où ont évolué les plus grands noms de l’histoire de l’Europe. Non parce que la population mentonnaise est compliquée, mais parce que la cité, de par sa position hautement stratégique, est située aux confluents de toutes les convoitises et sur la route de toutes les influences.

Menton la Méditerranéenne réunissait toutes les caractéristiques pour devenir une terre de conflits, d’affrontements, de confrontations, de tensions mais aussi un espace d’échanges, de culture, de négociations et d’élans passionnés mêlés.

Verger et plate-forme économique de la Principauté de Monaco, dont elle fut la propriété de façon quasi-ininterrompue durant cinq siècles avant son rattachement à la France (2 février 1861), la cité vit s’activer sur son sol les Génois, les comtes de Vintimille, le marquis de Dolceacqua, les Espagnols, les Sardes, les Piémontais, les Provençaux, les Français, les Italiens…

Dans ces conditions, la marche de la cité ne pouvait être que rythmée par un long chassé-croisé de puissances, pas toujours ennemies mais aux intérêts toujours divergents, soutenues ou combattues par les grandes familles locales et non pas moins rivales. C’est dans ce site, enclavé de prime abord, mais, paradoxalement, servant de lieu de passage, que la population se forgea un caractère affirmé, se façonna une identité propre qu’elle défendit avec une farouche constance sous tous les régimes, à toutes les époques. Et ce jusque dans les temps modernes.

 

Sur le même sujet, consultez Fixer et franchir la frontière. Alpes-Maritimes, 1760-1947