Contenu éditorial simple : Vignes à la carte. Mille ans d’évolution en Bordelais (XIe-XXe siècle)

Une publication des Archives départementales de la Gironde, 2013, 112 pages

 

Retracer l’évolution du paysage de vignoble bordelais, telle est l’ambition de l’exposition Vignes à la carte. Mille ans d’évolution en Bordelais (XIe-XXe siècle) dont cet ouvrage constitue le catalogue. Comme l’atteste l’archéologie, le vignoble du Bordelais remonte à l’époque gallo-romaine. Puis il perdure au Moyen Âge, d’abord grâce aux besoins du culte et bénéficie des périodes de défrichement du sol, menées par de grands propriétaires terriens, essentiellement des institutions ecclésiastiques. La période anglaise offre ensuite aux vins de Bordeaux une époque de grande prospérité, grâce au commerce avec l'Angleterre et favorise la constitution de bourdieux, à partir du XIIIe siècle, qui constituent les ancêtres des châteaux actuels. La vigne est également présente dans le cadre de la polyculture, destinée à la consommation familiale. Au XVIIe siècle, apparaissent les vignobles d’exception, qui bénéficient d’avancées techniques importantes et d’investissement financiers des élites urbaines.

Si les premiers documents figurés sont d’abord de simples plans dressés le plus souvent dans le cadre d’un contentieux, le XVIIIe siècle voit apparaître les plans-terriers à la fois documents de gestion foncière de propriétés seigneuriales, et véritable mise en scène destinée à flatter leurs propriétaires. Dans le courant du XIXe siècle, les représentations cartographiques du vignoble s’orientent vers la structuration de délimitations géographiques, accompagnant ainsi la volonté des pouvoirs publics d’aboutir à la mise en place d’appellations d’origine contrôlées. La gravure puis la photographie se mettent au service de l’architecture des châteaux viticoles bordelais et de leurs bâtiments d’exploitation. Elles témoignent aussi de l’apparition dans le paysage, des caves coopératives, symboles de la perma­nence d’un vignoble destiné à la consommation courante.

Les sources d’archives convoquées pour ce par­cours de près de dix siècles sont nombreuses à être conservées aux Archives départementales de la Gironde, d’abord sous la forme de textes (cartulaires, terriers), pour la période médiévale, puis, à partir de la fin du XVIe siècle, sous une forme figurée, qui évolue avec les techniques de représentation : plans sur parchemin ou sur papier dessinés à l’appui de dossiers de procédure ou d’actes notariés, plans-terriers de seigneuries soigneusement illustrés, cartes gravées pour une diffusion plus large, gravures et photogra­phies destinées à mettre en valeur les domaines viticoles dans une perspective commerciale.

 

Références complètes de l’ouvrage