Contenu éditorial simple : Un siècle de vie cannoise, 1850-1950. Contributions thématiques à l’étude du passé cannois

Une publication des Archives municipales de Cannes, 2014, 403 pages

 

La période 1850-1950 est pour Cannes une période de forte croissance, de mutations profondes : le Second Empire (1852-1870) avec l’arrivée du chemin de fer, apporte un réel développement économique ; la 3e République (1870-1940) promeut les réformes sociales, la diffusion de l’instruction, les droits fondamentaux ; entre-temps, la Belle époque et les Années folles auront amorcé la future civilisation des loisirs. Seule, la tragique coupure des deux guerres viendra noircir ce tableau. Rattachée en 1860 au nouveau département des Alpes-Maritimes, Cannes connaitra d'importantes avancées sous les mandats des maires Joseph-Louis Le Goff (1861-1865), Eugène Gazagnaire (1878-1900) et André Capron (1902-1929).

La population permanente décuple en cent ans, passant de 5 860 habitants en 1850 à 49 000 en 1950. La population temporaire, restreinte en 1850, dépasse le nombre de Cannois en 1912 avec 36 000 hivernants. Il atteindra 240 000 en 1970.

Dès 1915, Cannes est classée « station climatique » ; en 1920-1930 s’y épanouissent grands hôtels et le casino du Palm Beach ; en 1936, ce sont les congés payés qui donnent un coup de fouet au tourisme de masse.

Les activités portuaires et commerciales, l’artisanat et la petite industrie ne représentent qu’une part de l’économie locale, qui va progressivement être orientée vers la villégiature. Travaux publics, bâtiment, hôtellerie et services sont les principaux pourvoyeurs d’emplois. L’activité, interrompue par la Première Guerre mondiale, reprend de 1920 à 1936 et favorise l’arrivée de travailleurs immigrés. La Seconde Guerre mondiale, l’occupation italienne puis allemande, vont entraîner des années difficiles. Une vie plus légère reprend à partir de 1948 avec le retour du tourisme estival, les migrations vers le sud et l’arrivée de populations issues des colonies.

Entre 1850 et 1950, comme le montre cet ouvrage, la cité cannoise a bel et bien pris son envol.

 

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