Contenu éditorial simple : Napoléon III et les Alpes-Maritimes. La naissance d’un territoire

Une publication des Archives départementales des Alpes-Maritimes, 2009, 239 pages

 

En 2010 Nice et les Alpes-Maritimes commémorent le cent-cinquantième anniversaire de l’annexion du comté de Nice à la France. En 1860 en effet, l’ancien comté de Nice, devenu province sarde, a rompu pacifiquement ses liens avec la Maison de Savoie pour rejoindre la France.

Résultat des tractations amorcées en 1858 entre Napoléon III et le comte de Cavour, président du Conseil, le renoncement du roi Victor-Emmanuel II à ses possessions historiques sur le versant occidental des Alpes constituait le prix douloureux de l’engagement de la France aux côtés du royaume de Sardaigne pour libérer l’Italie de la tutelle autrichienne et réaliser son unité. Cependant les frontières des États dessinées en 1815 étaient jugées intangibles par certaines puissances européennes et, à Nice, un grand débat s’engagea sur l’appartenance nationale, suscitant de vives oppositions. Pour donner une légitimité au changement de souveraineté, les autorités demandèrent l’approbation de la population en recourant à un scrutin qui entérina la volonté des deux gouvernements.

Dès lors, brutalement, un territoire dut connaître d’autres lois, une autre organisation, une autre culture. Dans sa recomposition, il abandonnait à l’est Oneglia et San Remo pour fusionner à l’ouest avec Grasse. Moment délicat mais aussi de grande effervescence avec un puissant apport de capitaux de l’État qui entendait choyer ses nouveaux ressortissants, moment crucial où l’arrivée du chemin de fer ouvrait des perspectives de développement économique sans précédent.

Pourtant, dix ans plus tard, la chute de l’Empire engendra une période d’incertitude sur le sort du département où certains gardaient la nostalgie de leurs racines culturelles.

Fruit de l’étude de nombreux documents inédits des Archives départementales, cet ouvrage permet une connaissance riche et renouvelée d’une période capitale qui a posé les bases de l’organisation et de l’économie des Alpes-Maritimes.

 

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