Contenu éditorial simple : Keryado de ville en ville

Une publication des Archives municipales de Lorient, 2017, 23 pages

 

En 1666, la Compagnie des Indes Orientales implante sur la presqu’île du Faouëdic son chantier naval qui prend bientôt le nom de L’orient.

Il attire une population croissante qui est contrainte de s’installer hors de l’Enclos originel. Une ville naît, elle est dotée d’un premier plan d’urbanisme en 1708, un second en 1735. D’abord cité florissante de la Compagnie des Indes, Lorient devient port militaire en 1791 et entre dans une nouvelle ère de développement économique. L’intra-muros s’avère trop limité, amenant le rattachement de lieux-dits de Plœmeur : Kerentrech, Carnet et Kergroise dès 1791, Merville en 1808. Un nouveau quartier est également dessiné en 1877 : Nouvelle-Ville.

Cette phase urbaine très dynamique se poursuit au XXe siècle jusqu’au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Lorient devient l’un des points d’application majeur de l’effort de guerre nazi, et donc la cible des forces alliées qui décident son anéantissement. Détruite à plus de 85 %, sa reconstruction couvre une quinzaine d’années.

Le besoin en logements et l’expansion à venir néces­sitent de revoir les limites du territoire. Le 1er octobre 1947, en absorbant la commune voisine de Keryado et les quartiers de Lanveur et de Kerfichant de Plœmeur, Lorient double de surface.

À l’occasion du 70e anniversaire de cette annexion, importante pour le développement de Lorient, les Archives retracent l'histoire de Keryado, en s'attachant à la période 1878-1983, soit des débuts de l’indépendance à la suppression de la section de Keryado.