La paix d’Augsbourg

1555

Consentie par Charles Quint pour mettre un terme à la guerre civile qui déchire l’Allemagne sur fond de dissensions religieuses, la paix d’Augsbourg (25 septembre 1555), à la différence de l’Édit de Nantes (1598) qui reconnaîtra laliberté de conscience individuelle, accorde aux princes le droit de choisir entre catholicisme et luthéranisme, seules doctrines concernées par cet accord, et d’imposer ce choix à leurs sujets selon l’adage « cujus regio, ejus religio ». Font exception les villes gouvernées directement par l’empereur et les principautés ecclésiastiques où l’évêque, s’il se convertit au protestantisme, ne peut y contraindre la population. Cette paix, qui heurte les convictions de Charles Quint, est l’un des éléments qui le conduiront à abdiquer en 1556 après avoir partagé l’empire entre son frère Ferdinand et son fils Philippe II. Elle devait en outre s’avérer précaire et la persistance des tensions entre catholiques et luthériens conduira, à peine quelques décennies plus tard, au déclenchement de la guerre de 30 ans.