La Capricieuse arrive à Québec

13 juillet 1855

Après avoir participé à Halifax aux fêtes en l’honneur de la reine Victoria, la Capricieuse, corvette commandée par le capitaine de Belvèze, marin et diplomate, entre à la veille du 14 juillet en rade de Québec, où aucun navire de guerre français n’avait mouillé depuis le traité de Paris (1763), grâce à l’entente retrouvée entre la France et l’Angleterre. Accueillie dans l’enthousiasme et l’émotion, accompagnée de réceptions offcielles solennelles et somptueuses, la visite donne lieu à la pose de la 1re pierre d’un monument « Aux braves », dédié à Montcalm. La visite se poursuit par Montréal, Ottawa, Toronto, les chutes du Niagara, Trois-Rivières, et Belvèze peut ainsi renouer le contact avec les populations indigènes. Articles de presse, poèmes et oeuvres d’art, entre autres un célèbre daguerréotype, illustrent cette mission, dont le succès scelle l’établissement à Québec d’un consulat général de France.