Consécration de Notre-Dame de Ronchamp

25 juin 1955

La reconstruction de la chapelle de Ronchamp, détruite pendant la 2e Guerre mondiale, s’inscrit dans le courant qui place les édifices religieux dans le mouvement de la création artistique. Chagall, Léger, Lurçat ont laissé leur empreinte au plateau d’Assy, Matisse à Vence, … C’est à Le Corbusier, père des « cités radieuses », qu’est confié le site de Ronchamp ; il y réalise une chapelle qui inaugure de nouvelles potentialités dans son œuvre. Tout en restant fidèle à son matériau de prédilection, le béton, il renonce à l’abrupt des angles droits pour privilégier des formes douces, arrondies, maternelles et crée une continuité en réutilisant pour partie des pierres de l’église détruite. Le subtil emboîtement des volumes, l’intégration dans le paysage en font, comme l’avait voulu Le Corbusier, « un lieu de silence, de prière, de paix, de joie intérieure ». En 1975, Jean Prouvé complète l’édifice par un campanile et une pyramide commémorant les combats de 1944.