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1914
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Avant-propos

Avant-propos

2014. Le centenaire de la déclaration de la Grande Guerre s’impose à la mémoire de tous avec gravité et le désir de ne jamais revivre le cataclysme meurtrier et les traumatismes qu’elle a provoqués.

 

Le Haut comité des Commémorations nationales ne s’y est pas trompé. Il a choisi de consacrer un chapitre entier de ce Recueil à l’année 1914.

 

Dans ce chapitre, les aspects les plus douloureux, mais aussi les plus inattendus de cette année 1914 sont décrits. Ainsi, côte à côte, figurent l’assassinat de Jean Jaurès, le bombardement de la cathédrale de Reims, la mort de Charles Péguy et d’Alain-Fournier au champ d’honneur, mais également la naissance de Marguerite Duras, de Paul Tortelier et d’Haroun Tazieff. La création de la caisse des monuments historiques et l’institution de l’impôt sur le revenu y sont aussi évoqués ainsi que le souvenir de Romain Gary, de Luis Mariano ou de Louis de Funès.

 

Que dire des dizaines d’autres centenaires et cinquantenaires, auxquels le ministère de la Culture et de la Communication, conseillé par le Haut comité, confère le statut de Commémoration nationale ? Un constat s’impose : les femmes y sont très présentes : les reines et impératrices comme Anne de Bretagne, Joséphine de Beauharnais, sainte Jeanne de Valois, la marquise de Pompadour ; mais aussi la première femme de lettres de l’histoire de France qui ait vécu de sa plume, Christine de Pizan et plus près de nous, Marguerite Duras ou Catherine Deneuve.

 

Le Moyen Âge est également honoré : avec la figure de saint Louis, mais aussi celle, plus trouble, de Philippe IV ; avec la victoire de Bouvines qui fit naître le sentiment national au cœur des Français ; avec Du Guesclin dont l’épopée demeure fameuse.

 

Comme à chaque fois, les hasards calendaires réservent des surprises, propres à faire réfléchir et à tirer de l’histoire des conclusions amères ou stimulantes. Ainsi 2014 commémore la mort de l’empereur Auguste dont le règne annonçait quatre siècles de paix pour une Europe toujours prête à éclore ; toujours naissante lorsque, huit siècles plus tard, Charlemagne s’éteignit à Aix-La-Chapelle ; pour retrouver finalement, onze siècles après, une Europe qui progresse malgré les difficultés.

 

Tout n’est jamais perdu, ne cesse de nous répéter l’histoire, mais il y a tout à perdre à ne pas écouter ses enseignements. Se souvenir est une démarche de lucidité et d’optimisme.

 

Aurélie Filippetti
Ministre de la Culture et de la Communicatio