Henri Salvador

Cayenne (Guyane), 18 juillet 1917 – Paris, 13 février 2008

1917-2017, un siècle de culture, de rêves, de voyages, de rencontres, de notes légères et précises, un siècle d’un large rire, d’amour et de partages. Henri Salvador a traversé le XXe siècle, né en Guyane française de parents guadeloupéens, le 18 juillet 1917, à l’époque où les bagnards finissaient à Cayenne. Était-­il pensable que cet enfant, « titi de couleur », cadet d’une fratrie de trois, autodidacte, fou amoureux de Paris, plus curieux de la vie que des études, préférant une scolarité buissonnière aux bancs de l’école, se fasse un jour reconnaître dans le monde pour ses talents de compositeur et d’interprète, et devienne une référence chez les musiciens ?

Henri aimait la vie, c’était un homme curieux, humble, généreux, travailleur et perfection­niste. J’ai appris selon ses préceptes que les défauts de ceux que nous aimons peuvent devenir aussi leurs richesses. Avec ses amis, nous gardons de lui l’homme aimant, talentueux et positif. « Hier n’existe plus, aujourd’hui c’est du bonheur et demain sera merveilleux », ce n’est pas de lui, mais c’était sa philosophie de vie ! Ce gamin, car il en avait gardé le tempérament, avait besoin aussi de s’évader sur les terrains de pétanque, une passion dévorante où il trouvait son équilibre. On lui a souvent reproché sa couleur de peau, il en a souffert, mais il y a une chose que nous ne pourrons pas lui enlever, c’était un grand artiste interprète, jazzman, guitariste qui a inspiré tant de générations et qui nous susurre toujours ses belles Chansons douces.

Catherine Salvador, épouse d’Henri Salvador