Michel Blavet

Besançon (Doubs), 13 mars 1700 – Paris, 28 octobre 1768

Étonnante carrière que celle de ce flûtiste et compositeur ! Fils d’un menuisier provincial, élevé hors de tout milieu professionnel, il découvre par lui-même la musique et se forme en autodidacte à plusieurs instruments, parmi lesquels la flûte dont il deviendra un virtuose très célèbre. Étonnante carrière que celle de ce flûtiste et compositeur ! Fils d’un menuisier provincial, élevé hors de tout milieu professionnel, il découvre par lui-même la musique et se forme en autodidacte à plusieurs instruments, parmi lesquels la flûte dont il deviendra un virtuose très célèbre. Venu à Paris, plusieurs princes se l’attachent, en même temps qu’il entre au service du roi où il demeurera trente ans. Mais c’est surtout au Concert spirituel qu’il se fait remarquer et impose la flûte comme instrument soliste. Voltaire l’encense et, lors de leur passage dans la capitale, il se lie avec les maîtres allemands Quantz et Telemann qui lui vouent une admiration sans égale. Blavet est de tous les concerts, sur toutes les scènes, à l’opéra. Pour le château du comte de Clermont, il compose quatre ouvrages lyriques dont un sur Les Jeux olympiques, en 1753. On lui doit également quatre recueils de pièces pour son instrument et un concerto pour flûte et cordes. Reconnu comme le meilleur flûtiste de son siècle, on célébrait en lui « les sons les mieux filés, et une vivacité qui tient du prodige ».

Gilles Cantagrel,

musicologue