André Suarès

Marseille (Bouches-du-Rhône), 12 juin 1868 – Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), 7 septembre 1948

Brillant élève, lauréat du Concours général remarqué par Anatole France, normalien précoce, André Suarès aurait pu devenir un des grands noms de l’université ou un écrivain à succès. Il fut toute sa vie un ascète de la création littéraire, épris d’idéal et de liberté, ennemi de tout académisme et des vains honneurs. Son oeuvre immense se compose de drames et de recueils, mais surtout de textes critiques, polémiques, philosophiques et politiques. Nul écrivain, nul artiste, nul héros d’hier et d’aujourd’hui n’échappe au scalpel de son jugement, ni le triste spectacle des guerres et des totalitarismes dont il fut le témoin. Son panthéon accueille aussi bien Aristophane et Montaigne que Wagner, Tolstoï ou Bergson. Passionné, lucide, parfois injuste, il laisse une oeuvre au style éblouissant et d’une rare pénétration. Ses livres sur Shakespeare (Poète tragique), Marseille (Marsiho), Napoléon (Vues sur Napoléon) ou l’Italie (Voyage du condottière) comptent au nombre de ses chefs-d’oeuvre – ainsi que Vues sur l’Europe, avertissement lancé pour alerter l’opinion sur le combat ultime : celui de l’esprit contre la barbarie.

Antoine de Rosny,

docteur en littérature française

 

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