Document d'archives : "Histoire de la Révolution dans le Cantal"

Institution de conservation :

Archives départementales du Cantal

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1. "Dans un grand nombre de diocèses de France, on a dressé la liste des martyrs et des confesseurs de la foi pendant la persécution de 1793… Il n'est pas de village (dans le diocèse de Saint-Flour) qui n'ait eu à enregistrer le nom d'un déporté, d'un reclusionné ou d'un émigré..."
2. "A l'heure présente (vers 1880), on cherche à réhabiliter les sinistres héros de la terreur... Est-ce qu'il ne nous serait pas permis, à nous catholiques, de dire les souffrances de leurs victimes ?..."
3-4. Les sources de l'ouvrage
6-9. Analyse des principales dispositions de la Constitution civile du clergé (notée le 12 Juillet 1790) ; 7. "Bouleversement complet" du diocèse de Saint-Flour
9-16. Loi sur le serment (27 Novembre 1790) et résistance du clergé ; 9. "Si le Roi a pu renoncer aux droits de la couronne, écrit le pape à Louis XVI, il ne peut sacrifier par aucune considération ce qu'il doit à l'Église, dont il est le fils aîné". Les évêques et le clergé trouvent dans ces paroles un encouragement à refuser de se soumettre ; 10. D'où le décret du 27 Novembre 1790, obligeant les membres du clergé et les fonctionnaires publics à jurer de "maintenir la Constitution de tout leur pouvoir", sous peine d'être remplacés ; décret sanctionné par le Roi le 26 Décembre, "en présence de l'émeute qui lui faisait craindre pour la vie des ecclésiastiques" ; 12-16. "Le clergé de notre diocèse s'honore entre tous par la constance avec laquelle la grande majorité repoussa le serment schismatique". Suivent des preuves
17-37. Thibault évêque constitutionnel du Cantal (14 Mars 1791-28 Décembre 1793) ; 21-24. Protestations de Mgr de Ruffo ; 25-37. La résistance contre l'organisation de l'église constitutionnelle dans le Cantal
49. La résistance de Guillaume Pons, curé de Vic
51-53. Expulsion des Bénédictines de leur couvent d'Aurillac (Octobre 1792). Ce qu'elles devinrent par la suite ; 53-54. Le sort des bâtiments et de la chapelle ; 54. Vente du couvent (le 4 Messidor An IV) à M. de Sistrières, ancien président du bailliage d'Aurillac, contre "14 210 livres, payables en assignats, qui, à cette époque, représentaient à peine une somme de 300 livres en espèces"
55-157. Vic, accessoirement le Cantal, sous le Révolution ; 55-56. Renouvellement de la municipalité de Vic, le 21 Octobre 1792, en exécution du décret de la Convention du 22 Septembre ordonnant le renouvellement des membres des diverses administrations ; 57-63. "Avant de commencer le récit des événements qui s'accomplirent à Vic pendant l'année terrible de 1793 et celles qui la suivirent, nous devons rappeler ici les mesures que prit la municipalité pour assurer les subsistances nécessaires à l'existence de la population... Et l'on pourra par là se faire une idée de ce qui dut se passer dans les autres parties du Cantal" ; 57-59. En 1789-1790 ; 60. En 1791 ; 60-62. En 1792 ; 62-63. En 1793 ; 63. En 1794 ; 64. "Après la mort de Louis XVI, 21 Janvier 1793, la persécution religieuse, un instant suspendue par le procès du Roi, recommença avec une nouvelle fureur. Car il est à remarquer que chaque nouvelle attaque contre le trône était toujours accompagnée ou suivie d'une nouvelle attaque contre l'autel" ; 64-65. Lors de la célébration, dans l'église paroissiale de Vic, d'un office solennel en mémoire du député Lepelletier de Saint-Fargeau (19 Février 1793), on put constater "que le clergé constitutionnel était assujetti à l'autorité civile" ; 65. Le désordre allait toujours croissant dans la ville de Vic. On pourra s'en faire une idée par l'arrêté de police que la municipalité fut obligée de prendre à cette époque". Suit l'analyse de cet arrêté ; 66. Protestation de la municipalité contre le chiffre (27 786 livres) de la contribution foncière de la commune, jugé injuste et écrasant ; 66-73. "La persécution contre les prêtres, les émigrés et leurs familles devenait chaque jour plus violente. Les administrations départementales, rivalisant de zèle avec la Convention, édictaient chaque jour de nouvelles mesures de rigueur" ; 67-70. Liste des parents d'émigrés, de leurs agents d'affaires, des domestiques des ci-devant nobles et privilégiés et de tous les suspects de la commune de Vic, dressée par la municipalité en exécution d'un arrêté du Conseil du département (p. 66) pris le 12 Avril 1793 sur le motion de plusieurs membres de la Société populaire d'Aurillac. Liste reproduite avec toutes les observations qu'elle contient sur chaque personne ; 72-73. "Cette mesure de rigueur... avait été provoquée par la présence des commissaires de la Convention envoyés dans notre département..." Ces représentants du peuple en mission "imaginés par le Convention pour mieux asseoir son autorité et républicaniser le pays" (étaient) munis du pouvoir le plus étendu et le plus arbitraire qu'on eût jamais vu. Ils s'arrogeaient le droit, en dépit de la Constitution, de nommer à tous les emplois et de destituer à volonté tous les fonctionnaires, sous prétexte de les épurer et de les régénérer" ; 72-73. Le séjour dans le département de Faure et de Lacoste, les deux premiers représentants envoyés en mission dans le Cantal et la Haute-Loire (Avril-Mai 1793) ; 73. La municipalité de Vic envoie une députation à Aurillac (1er Mai) pour saluer les représentants et s'informer particulièrement auprès de Lacoste d'une affaire importante qui lui avait été confiée : il s'agissait d'obtenir le siège du tribunal en compensation du bailliage supprimé ; 74-77. "Ce fut à cette époque que les habitants de la Lozère, sous le commandement de Charrier, se soulevèrent comme dans la Vendée pour défendre leur foi persécutée et protéger les prêtres fidèles, pourchassés comme des malfaiteurs" ; 74. Le 23 Mai 1793, François Boudier, délégué par l'administration du district d'Aurillac, vient à Vic pour réquisitionner 20 hommes et recruter des volontaires ; 6 se présentent, et il n'y eut pas d'imitateurs ; 75-77. "Ces troubles de la Lozère eurent un grand retentissement dans le Cantal, et particulièrement à Vic, à en juger par les mesures extraordinaires que prit la municipalité à cette occasion (arrêté du 31 Mai 1793). Suit 1'énumération de ces mesures ; 78-84. "L'année 1793 fut marquée, tout particulièrement dans notre département, par l'arrestation des prêtres qui avaient refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé... Disons ici à l'honneur de notre pays, et à la décharge des hommes qui l'administrèrent pendant le temps de la Révolution, que les lois et les décrets les plus tyranniques de la Convention ne furent mis à exécution que plusieurs mois après leur promulgation. Tandis que, dans la plupart des autres départements, les mesures de rigueur furent provoquées par leurs administrateurs, et appliquées à l'avance par des arrêtés particuliers, l'esprit relativement calme et modéré des membres de l'administration du Cantal en retarda l'application jusqu'aux dernières limites. Lorsque parut le décret du 26 Août 1792, qui condamnait à l'exil tous les prêtres réfractaires, sous la peine de la réclusion et de la déportation, beaucoup se déterminèrent à abandonner leur pays..." Suivent des notices sur des prêtres de la commune de Vic qui émigrèrent ou furent mis en état d'arrestation ; 78-79. Jacques-Louis Lacarrière, dit M. l'abbé de Comblat, émigra en Angleterre. "Sa famille... possédait à Aurillac une maison avec un vaste enclos qui furent vendus comme biens nationaux et dont l'emplacement est occupé aujourd'hui (vers 1880) par l'hôtel de la préfecture" (Archives du château de Comblat) ; 80. François Delmas, prêtre, émigra en Espagne ; 81. Géraud Bro, prêtre, arrêté pour refus de serment ; 81-82. Guillaume Pons, curé de Vic, "particulièrement protégé (pendant la Terreur) par la famille Delmas, de Puy-Basset (Carlat)" ; 85-138. Solution de continuité dans la pagination de l'auteur ; 139-140. "La Révolution, après avoir écrasé tout le reste, foula aux pieds son œuvre propre, et la Constitution civile du clergé fut raillée et méconnue. Les prêtres assermentés furent obligés, à leur tour, de céder leurs églises aux pontifes sacrilèges de la déesse Raison. La suppression du culte catholique avait été décrétée dans le mois de Novembre 1793… Dès ce jour, le clergé constitutionnel ne fut plus admis à participer aux fêtes de la nation, et ces sortes de cérémonies furent organisées d'une manière purement civile. Nous en avons un exemple dans la fête qui fut célébrée à Vic à l'occasion de la prise de Toulon par nos armées victorieuses". Suit la transcription du programme de cette fête, exécuté le 10 Janvier 1794 ; 141-142. Exclusion des prêtres, au nombre de trois, du Conseil municipal de Vic (9 Ventôse An II) ; 142-143. Prise de possession, par la municipalité de Vic, de la fontaine minérale, propriété de Raymond-Jean-Antoine Lacarrière de Comblat (8 Floréal An II). Exposé des motifs fournis par la municipalité, dans une longue délibération, "afin de justifier cette usurpation" ; 144-145. "Le comité révolutionnaire établi à Aurillac par Delthil, délégué du représentant Taillefer, rançonnait toutes les familles riches du pays, sous le prétexte qu'elles conspiraient contre la République, ou qu'elles étaient en relation avec les émigrés. Pour conserver leur liberté, ces familles étaient obligées de donner des sommes parfois exorbitantes, que l'on qualifiait ensuite de dons volontaires. C'est ainsi que M.M. Lacarrière de Comblat, Sobrier de Laubret et Lassalle-Labarrière, tous les trois de Vic, avaient été obligés de verser, les deux premiers 10 000 livres chacun, et le troisième 6000. Dans le compte rendu fait aux administrateurs du district, il était dit que ces sommes devaient être employées en ateliers de secours et à des ouvrages dans la commune d'Aurillac. La municipalité de Vic, instruite de ces faits, réclama, le 30 Floréal An II, pour les besoins de la commune de Vic, l'emploi des 26 000 livres versées par ses concitoyens, disant que ces trois particuliers n'avaient pu nuire qu'à leur commune et qu'il était de toute justice que ces sommes y profitassent. Elle exposait en outre qu'elle avait aucune autre ressource pour des ouvrages très pressants et des dépenses des plus urgentes" (énumérés). Il fut arrêté que le maire de Vic serait envoyé auprès du représentant Bô. Démarche qui demeura sans résultat ; 145-157. Le culte de l'Être suprême de Vic ; 145-147. Décrets de la Convention et arrêtés de la municipalité de Vic relatifs au culte de l'Être suprême et à la nouvelle division de la semaine. Protestations de la population vicoise, qui, "malgré toutes les menaces, continuait à observer les jours de fêtes et les dimanches et se livrait au travail le jour décadi" ; 147-149. Nouvel arrêté municipal (10 Messidor An II) ; 150-152. Contraint, le peuple se rend en plus grand nombre aux assemblées décadaires, dans l'église paroissiale, dépouillée "de tous les signes extérieurs de la superstition" ; 152-154. Notice sur Amaranthe Sistrières-Murat, général de division à l'armée des Ardennes, venu à Vic dans sa famille au début de 1794 pour cause de maladie, qui concourut à la dévastation de l'église paroissiale comme bon patriote et se signala, pendant son séjour dans le pays, par une telle violence de paroles et d'actions que, le 10 Germinal An III, s'étant présenté pour obtenir un certificat de civisme exigé par l'autorité militaire, le maire et un certain nombre de conseillers le lui refusèrent ; 154-157. Relation, "dans tous ses détails", de la fête du 10 Août 1794, célébrée dans l'église paroissiale, "pour avoir une idée de l'état de la religion et des mœurs à cette triste époque"
158-198. Vic et le Cantal au temps de la réaction thermidorienne, du Directoire, du Consulat et de l'Empire : quelques faits ; 159-161. Transcription d'un rapport de l'agent national de la commune de Vic aux administrateurs du district, rapport qui "nous fait connaître ce qui se passait à cette date (An III) dans cette localité" : les prêtres constitutionnels avaient repris possession de l'église paroissiale et y célébraient les offices publics ; les vrais catholiques se réunissaient en très grand nombre dans des maisons particulières pour y entendre la messe, dite par des prêtres fidèles qui refusaient de demander l'autorisation à la municipalité ; on pétitionnait pour obtenir que le curé Pons fût remis en possession de l'église paroissiale, "dont il était le seul légitime pasteur" ; 162-166. L'apostolat caché du curé Pons de 1795 à 1797 ; 169-170. Le coup d'État du 18 Fructidor An V "ne fut pas seulement une révolution politique ; il eut pour les intérêts religieux les suites les plus funestes... On vit aussitôt commencer une persécution dont la violence ne le cédait guère à celle de 1793…" ; 171. "Une circonstance mémorable qu'il faut noter ici, c'est que les prêtres assermentés ne furent pas à l'abri de cette dernière persécution" ; 173-175. Notice sur 1'évêque constitutionnel Bertin (1751-1822) ; 175. Son sacre, à Aurillac (3 Mai 1801) ; 176-180. Où l'on retrouve le curé Pons (fin 1799) jusqu'à sa mort (1827) ; 178. Il reparaît officiellement à la tête de la paroisse de Vic (1802), puis est nommé, la même année, curé de Saint-Flour ; 181-192. Relation d'un double crime, commis à Vic le 3 Frimaire An VIII : assassinat de la veuve Sobrier de Laubret, née Elisabeth Deviers, et de sa femme de chambre ; 184-187. Découverte des assassins ; leurs antécédents ; 191. Ils sont condamnés, le 20 Brumaire An X, à être exécutés sur la place publique ; 193-198. Sur les évêques de Saint-Flour de 1791 à 1820 ; 193. Note sur Mgr de Ruffo, de 1791, date de son émigration, à 1802, date de sa démission ; 193-197. Notice sur Mgr de Belmont, installé le 15 Brumaire An XI, décédé le 8 Mai 1808 ; 197-198. Notice sur Mgr Brugier de Rochebrune (1748-1824), vicaire général capitulaire administrateur du diocèse de 1808 à 1820 (Pendant ces 12 années, le diocèse de Saint-Flour resta sans évêque).

Identifiant de l'unité documentaire :

27 J 211

Inventaire d'archives :

Description physique :

Description physique: Manuscrit de l'abbé Delmas ; paginé 1-37, 48-84 et 139-198

Observations :

Commentaire
Il s'agit surtout de la commune de Vic

Nom de famille :