Document d'archives : "Histoire de la Révolution dans le Cantal" (1er Octobre 1791-Vendémiaire An IV)

Institution de conservation :

Archives départementales du Cantal

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Présentation du contenu
1. Sur la Constituante : "Malgré l'admiration qu'elle inspire à la plupart des historiens et des publiscistes, à cause des réformes hardies qu'elle entreprit, elle portera toujours le stigmate fâcheux d'avoir posé le principe du socialisme, jeté la France dans le schisme et commencé la persécution religieuse"
1-2. Les députés du Cantal à la Législative : ordre d'élection, professions, appréciation générale
2. Sur la Législative : "Cette assemblée, composée d'hommes sans valeur, dit Taine, ne produisit que des ruines. Elle ne dura que onze mois, et, dans ce court espace de temps, elle renversa le trône et organisa la persécution contre l'Église, persécution déjà commencé depuis plus de dix mois. Ce ne fut qu'une suite de décrets contre les prêtres réfractaires. C'était ainsi qu'on appelait ceux qui avaient refusé ou rétracté le serment"
3-4. "Déjà les vicaires de la cathédrale, composant le conseil de l'évêque du Cantal, avaient demandé, le 13 Septembre 1791, au directoire du département de faire fermer les chapelles domestiques. Nous transcrivons ici cette pièce pour faire connaître l'esprit qui animait les chefs de l'église constitutionnelle de notre département"
5. Réception, à leur retour de Paris, d'Armand et d'Hébrard, députés à la Constituante, par la Société populaire d'Aurillac
5-6. Éloge d'Hébrard par Milhaud jeune, commandant des gardes nationales de 20 communes des environs d'Aurillac
7-10. "De toutes parts les populations protestaient contre les curés constitutionnels et leur ménageaient les plus humiliants déboires" ; 7. A Salers ; A Marmanhac ; 8. A Pers, la municipalité refuse de reconnaître le curé constitutionnel ; 9. De même à Cassaniouze ; 9-10. De même à Oradour ; 10. A Boisset, on tira un coup de fusil au curé constitutionnel, pendant qu'il disait la messe de minuit, le jour de Noël ; A Marcenat, les prêtres rétractent en octobre le serment prêté en Février (1791)
11-12. Première séance à Aurillac de l'administration du département, désormais fixée au chef-lieu du département, dans la maison Dorinière, ancienne maison Charmes (1er Décembre 1791)
12. Lecture d'un rapport sur la gestion du Directoire du département pendant l'année 1791, où l'on voit que "les fonds pour l'acquit des traitements des ecclésiastiques étaient pris, ainsi que ceux pour le paiement des fonctionnaires publics, sur le produit de la vente des biens nationaux, autrement dit des biens du clergé, qui, au commencement du mois d'Août, s'était élevé à la somme de 5 millions de livres"
13. Établissement du tribunal criminel du département dans la maison Destanne (Décembre 1791)
14. "Pendant l'année 1792, l'assemblée prit encore des mesures plus violentes contre les prêtres catholiques fidèles à leurs devoirs, et c'est la suite de cette douloureuse et sanglante persécution dont nous allons faire le récit"
14-16. La persécution dans le département en Janvier-Février 1792
17-28. "Le mois de Mars 1792 fut marqué à Aurillac par un grand crime, l'assassinat de M. Colinet de Niocel... Comme ce meurtre devint le signal des plus graves désordres qui se soient passés dans notre pays pendant la Révolution, il importe de faire connaître les diverses circonstances dans lesquelles il fut accompli, les causes qui le préparèrent et le nom des scélérats qui l'accomplirent. Nous ne dirons rien qui ne soit puisé aux documents les plus authentiques" ; 23. "Hébrard et Milhaud profitèrent de ces dispositions de l'esprit public (contre Niocel, ancien lieutenant criminel au bailliage d'Aurillac) pour se débarrasser d'un ennemi personnel et asseoir leur domination dans le pays"
29-49. "Ce meurtre a été le signal d'une multitude d'autres désordres" (Adresse des administrateurs du département à leurs concitoyens) ; 30. "Plus de vingt châteaux, sans compter les maisons particulières, furent pillés, incendiés ou démolis (Mars-Avril 1792). Les habitants du bourg d'Arpajon, excités et encouragés par le commandant Milhaud et par les chefs de la société agricole établie dans cette localité, se signalèrent dans cette œuvre de destruction" ; Le château de Conros ; Le château de Montlogis, à Ladinhac ; 31. A Montsalvy, tout est mis au pillage ; Le château d'Humières, à Labesserette ; 31-33. Le château de Sénezergues ; 33-34. Le château de la Rodde, commune de Lacapelle-del-Fraisse, appartenant à M. de Comblat, de Vic, par son mariage avec Melle de Sénezergues ; 34. Les châteaux de Naucase (Saint-Julien-de-Toursac), Parlan, Dousques (Vézac), Bournazel (Saint-Cernin) ; 34-35. Le château de Miramont, à Vitrac ; 35-36. "A Saint-Simon, les membres de la garde nationale exercèrent d'odieuses concussions sur un grand nombre d'habitants, les forcèrent de payer des sommes considérables, en présence de l'autorité municipale, qui se trouvait complètement impuissante pour réprimer ces désordres" ; 36. Mêmes désordres à Lascelles ; 36-44. Pillage du château de Pestels (Polminhac) ; 45. Pillage des châteaux de Bassignac et Ronesque (Cros-de-Ronesque), Neyre-brousse (Cézens) ; 46. "Tel est le rapide aperçu des désordres et des exactions antireligieuses qui affligèrent alors l'un des départements les plus connus, depuis des siècles, pour son attachement à la religion catholique. Malheureusement tout cela ne fut que le prélude de scènes plus horribles encore" ; 46-47. "Dans les autres districts du département, les troubles furent moins graves" ; 47-49. "Dans toutes ces scènes d'anarchie, ce qui frappe avant tout, c'est l'impuissance des autorités locales. La révolte universelle a surpris le directoire d'Aurillac au moment où le département était dégarni de troupes. Quant aux gardes nationales, il ne fallait guère y compter... Voici dans quels termes le Directoire du département, dans sa séance du 31 Mars, exprime son impuissance : ..." Suit la transcription du compte rendu de cette séance
49-51. Diverses mesures, notamment la dissolution de la garde nationale d'Arpajon (décret du 2 Avril 1792) et l'envoi de troupes de ligue dans le département, amènent un moment de tranquillité
54. "Le résultat le plus déplorable de ces troubles fut qu'on les fit retomber sur le clergé catholique"
55. "De plus, les insurgés alléguaient que les prêtres, par leur refus de serment, menaient la nation à la guerre civile... L'évêque du Cantal, Thibault, venait encore accréditer toutes ces accusations... On saisissait les prêtres insermentés et on les contraignait par la violence et les menaces à prêter un serment que leur conscience réprouvait... Ce fut à la suite de ces menaces que, le 18 et le 25 Mars, un trop grand nombre d'ecclésiastiques de la ville d'Aurillac et des environs prêtèrent le serment à la Constitution civile du clergé... Mais, hâtons-nous de le dire, la plupart ne tardèrent pas à reconnaître leur erreur et à la réparer publiquement"
55-56. Liste de 46 prêtres, habitant Aurillac ou les environs, qui prêtèrent serment les 18 et 25 Mars 1792
57-62. "Dans la séance du 29 Mars, le député Laureau, membre du directoire de l'Yonne, au sujet d'une plainte adressée à l'Assemblée nationale par les administrateurs du Cantal, crut devoir prendre ainsi la défense des ecclésiastiques : "Les brigandages effrayants, exposa-t-il, qu'on exerce dans le département du Cantal exigent enfin que vous attaquiez le mal dans sa source... On vous dit que ces troubles sont l'effet de la haine et des complots aristocratiques et sacerdotaux ; mais réfléchissez un moment, et voyez s'il est dans la nature que les aristocrates fassent brûler leurs châteaux et ruinent leurs possessions, s'il est dans l'intérêt des prêtres d'armer des brigands qui veulent les égorger. Il est donc d'autres ennemis que ceux que l'on vous indique... Il faut attaquer les séditieux,... les livrer au glaive des lois, et effrayer leurs imitateurs par leur prompte punition". Les paroles de cet honnête député ne produisirent pas le moindre effet sur cette assemblée composée en grande partie de philosophes législateurs, n'ayant au fond de leur âme qu'une pensée, la destruction du christianisme... La persécution contre le clergé reprit dans les provinces une nouvelle ardeur" ; 58. Suppression de toutes les congrégations religieuses, y compris et surtout les congrégations enseignantes : ordonnée par le décret du 28 Avril 1792 ; 59-61. Mesures prises à Aurillac et dans certaines communes du département ; 61-62. "L'évêque constitutionnel du Cantal n'était pas étranger à toutes ces mesures..."
63-64. Érection en paroisse de l'église du monastère Saint-Géraud, son arrondissement étant composé de la section du Collège, tandis que la paroisse Notre-Dame comprenait le reste de la ville et le faubourg d'Aurinques et que la succursale des Cordeliers réunissait les faubourgs des Frères, de Saint-Marcel et de la foraine (Décembre 1792)
65. Liste des objets les plus précieux parmi ceux qui avaient été mis sous scellés le 20 Janvier 1791, qui furent remis à Jean-Pierre-Paul Vanel, premier curé (constitutionnel) de Saint-Géraud. "On peut se faire d'après cela une idée des richesses de la sacristie de l'ancien chapitre" ; 64-66. Sur le curé Vanel
67-70. "La cour de Rome n'abandonnait pas le clergé de France..." A la suite d'un bref du pape du 19 Mars 1792, "on vit les rétractations se multiplier de toutes parts. Parmi toutes celles qui se produisirent à cette date, nous en citerons deux, qui firent le plus de bruit : celle du curé d'Yolet, M. Deconquans (p.68), et celle de l'abbé Bouyssou, attaché à l'église de Notre-Dame (p. 68-70). "Le premier la fit publiquement, le dimanche, à la grand'messe. Le second adressa à la municipalité sa rétractation "dans une lettre que nous sommes heureux de reproduire ici comme un des plus touchants témoignages de courage et de repentir". Suit la transcription de cette lettre 
71. Une loi, votée le 27 Mai 1792, condamne à la déportation tous les prêtres non assermentés, d'après la réquisition de 20 citoyens actifs
72-73. Les administrateurs du Cantal, "n'osant pas encore s'attaquer directement à la religion, qui tenait trop fortement aux entrailles du pays" (l'auteur donne deux exemples, p. 73), tardèrent à appliquer la loi dans le département
75-76. "Cependant les plaintes contre les prêtres orthodoxes se multipliaient de tous côtés, et l'on réclamait contre eux les mesures de rigueur pour faire cesser les troubles religieux qui agitaient le pays"
76-82. Transcription de l'arrêté pris à la suite de ces plaintes par le Conseil du département, le 11 Août 1792 
77. "... L'esprit de justice qui doit toujours présider aux délibérations d'une administration impartiale et sage commande de ne pas confondre ceux des ecclésiastiques non assermentés qui ne dérangent pas l'ordre social avec les prêtres perturbateurs et séditieux..." S'il est indispensable de "sévir avec rigueur" contre ces derniers, il n'est pas moins équitable de mettre les autres "à l'abri de la persécution"
82-83. Effervescence â Aurillac à la suite de la nouvelle, comme le 20 Août, du renversement du trône et de la réclusion du Roi ; 83. "La nouvelle Société populaire voulait prendre la direction des affaires..."
83-84. "Au milieu de l'effervescence générale, il semblait que tout le danger de la patrie vint des prêtres insermentés, et l'Assemblée législative, n'ayant plus à redouter le veto royal, édicta contre eux les lois les plus tyranniques"
84-86. Transcription des décrets des 17 et 26 Août 1792 ; 86. "Il n'était plus ici question, comme dans la loi du 26 Mai 1792, d'un simple serment civique, mais bien de l'adhésion à la Constitution civile du clergé de 1791, condamnée par la cour de Rome. On le constate avec joie, à dater de cet instant il n'y eut plus de défaillance dans les rangs du clergé, tous se préparèrent courageusement à subir un glorieux martyre, en défendant les prérogatives sacrées de l'église catholique"
87. "A peine y eut-il quelques villes où l'on ne vit pas des séances de barbarie analogues à celles de Paris (des 2 et 3 Septembre 1792). Disons à la louange de notre pays qu'il doit être classé dans ces rares exceptions"
87-89. Élection des 8 députés du département à la Convention et des 3 suppléants (2-6 Septembre)
89-90. Liste des 36 membres élus du Conseil du département ; 90. Liste des membres élus des Conseils des districts, des présidents et des juges élus des tribunaux des districts
91. "L'évêque intrus du Cantal (élu député) saisit avec empressement l'occasion de s'éloigner d'un poste où il se sentait mal à l'aise"
92-118. Exécution, dans le Cantal, de la loi du 26 Août 1792, condamnant tous les ecclésiastiques non assermentés à quitter la France sous peine de déportation, à l'exception des infirmes et sexagénaires, qui devaient être emprisonnés au chef-lieu du département ; 93. "De tous les districts, celui qui fournit à l'exil le contingent le plus considérable est le district d'Aurillac. Il n'y a presque pas de paroisse qui n'ait eu plusieurs passeports à délivrer" ; 97-103. Arrêtés du Conseil du département des 3 et 20 Octobre 1792 ; 104-106. "Dès ce moment, ce fut une chasse générale dans tout le département contre les prêtres restés fidèles à leur foi. Ce ne fut pas toutefois sans rencontrer une vive résistance de la part des populations très attachées à leurs prêtres. C'est ce qui se passa dans tout le canton et la ville de Chaudesaigues". Suit le récit des brigandages des 25, 26 et 27 Octobre ; 107-110. Nouveaux arrêts du Conseil du département contre les prêtres réfractaires, les émigrés et leurs familles (7 et 10 Novembre 1792) ; 110-117. Dénonciations, arrestations, réclusions (Novembre-Décembre) ; 117."Vers la fin de Novembre, le nombre des arrestations opérées dans les quatre districts était déjà considérable, et néanmoins le Conseil du département crut devoir adresser, le 20 Décembre, à la Convention une plainte contre la conduite de la gendarmerie, qu'il accusait de faiblesse et de connivence avec ceux qu'elle était chargée de traduire" ; 118. Transcription de ladite adresse
118-121. Émeute à Saint-Flour, vers la fin de 1792, occasionnée par la disette et la cherté du blé ; 118-119. Récit
119-121. Transcription d'une adresse, relative à cette émeute, envoyée à l'Assemblée nationale par le Conseil du département, adresse qui dénonce Victor Spy des Ternes, ancien maire de Saint-Flour, "un des meilleurs citoyens de la ville", écrit l'abbé Delmas
122-123. Réponses de chacun des députés du Cantal à deux questions concernant le Roi après son emprisonnement ; 122. Quelle peine sera infligée à Louis ? ; 123. Le jugement sera-t-il soumis à la sanction du peuple ?
123-128. Après la mort du Roi (21 Janvier 1793), "la persécution contre le clergé ne fit que redoubler en France et dans le Cantal, quoique les populations y montrassent parfois une énergique résistance" ; 124. En Mars 1793, les Comités de surveillance sont décrétés dans chacune des 36000 communes de France ; Le 21 Avril, la Convention arrête que tout citoyen est tenu de dénoncer dans la huitaine et de faire arrêter les prêtres dans le cas de déportation, et que ceux-ci seront jugés par un jury militaire et punis de mort dans les 24 heures. C'est en vertu de cette loi que l'abbé Filhol fut exécuté à Mauriac ; 125. "Cette fois la persécution était complètement organisé et l'on peut dire que tous les prêtres catholiques, qui n'avaient pas abdiqué leur état, devaient être bannis ou emprisonnés" ; 125-127. Troubles à Siran (Janvier 1793) ; 125. La population contre le curé constitutionnel ; 126. Assassinat de l'électeur Antoine Bordes ; 127. Répression, exactions de militaires ; 127-128. Troubles à Maurs (Janvier 1793)
128-131. Contre-coup dans le Cantal de la lutte Gironde-Montagne au sein de la Convention (Décembre 1792-Janvier 1793) ; 128. Thibault avait écrit à Vaissier, administrateur du département et l'un de ses anciens vicaires épiscopaux, pour l'informer, confidentiellement, de ce qui se passait à la Convention. Hébrard envoya chercher cette lettre par Manhès fils et en donna lecture à la Société des amis de la liberté et de l'égalité d'Aurillac ; 129. Ce fut d'après cette lettre que la Société se prononça contre la Montagne et vota l'envoi d'une garde départementale à Paris pour maintenir la liberté de la Convention. Carrier dénonça Thibault à la Convention pour avoir provoqué par sa lettre à Vaissier l'envoi d'une force publique à Paris pour écraser la Montagne ; 129-131. Transcription de la lettre que la Société écrivit à la Convention au sujet de cette affaire, en faveur d'Hébrard et de Thibault
131-132. Exposé de Thibault à la Convention (16 Janvier 1793), relativement à une affiche contre lui, placardée avec profusion à Saint-Flour
133-135. Arrêté du directoire du département, pris le 14 Mars 1793, en exécution du décret de la Convention du 24 Février ordonnant la levée et l'armement de 300 000 hommes
136. "Ce fut à peine si l'on trouva quelques volontaires. Plusieurs communes refusèrent même de fournir le contingent d'hommes exigé par la loi du 24 Février. Les communes de Cassaniouze et de Marcolès opposèrent particulièrement une vive résistance". Même résistance à Ytrac, à Tournemire
139. Sur les comités de surveillance, institués par le décret du 31 Mars dans chaque commune de France, "qui devinrent si tristement célèbres sous le nom de Comités révolutionnaires"
141-146. Arrêtés du Conseil du département des 12 et 13 Avril 1793 contre les "suspects" (La loi du 17 Septembre 1793 allait donner une définition élastique de ce mot : voir p. 164)
147-151. "Ces mesures draconiennes allèrent porter la terreur dans toutes les campagnes. Elles étaient en opposition avec l'esprit auvergnat, qui s'est presque toujours montré ennemi des extrêmes et enclin à la modération, même dans les époques les plus troublées. La plupart des municipalités, obligées d'agir, dressèrent de longues listes (de suspects) ... Dès lors... les dénonciations, inspirées souvent par des inimitiés et des vengeances personnelles, pleuvaient de toutes parts" ; 147. A Jussac (16 Avril 1793) ; 147-149. A Sénezergues (24-30 Avril) ; 149-151. A Roussy
152-160. Insurrection de la Lozère (Mi-juin 1793), sous le commandement de Charrier ; retentissement dans le Cantal, particulièrement dans les cantons de Vic, de Montsalvy et de Maurs ; échec et capture de Charrier (4 Juin) ; son exécution (17 Août)
160-161. Participation du département à la guerre contre les Vendéens : concours du 3e bataillon des volontaires du Cantal, parti le 11 Mai 1793, et de François Leigonye de Pruns, qui, en 1787, était capitaine de dragons et maire d'Aurillac, et qu'un décret du 27 Février 1793 avait chargé d'organiser à Angers un corps de dragons
162-169. "L'année 1793 fut particulièrement marqué dans notre département par l'arrestation et la réclusion des ecclésiastiques qui avaient refusé de prêter le serment" ; 162-165. Rappel de la législation édictée contre eux et contre les "suspects" depuis le 26 Août 1792 jusqu'au 22 Octobre 1793 ; 166-169. Arrestations
169-171. "Personne n'était à l'abri des suspicions et des accusations du Club ou du Comité. Les administrateurs du département Altaroche, président, Pons et Ganilh furent dénoncés comme auteurs d'une adresse contre-révolutionnaire... Cette adresse avait été rédigée le 20 Juin, à la suite de l'écrasement des Girondins par la Montagne, et approuvée par l'assemblée... Il y eut au Club une séance fort orageuse qui faillit occasionner de grands troubles à Aurillac... Ce qui prouve le progrès des idées anarchistes dans le pays, c'est que les administrateurs inculpés se rétractèrent et désavouèrent publiquement l'adresse contre le Convention"
171-172. La mission dans le Cantal de Delthil, délégué du représentant Taillefer (fin de 1793) ; 172. Delthil au Club, qui avait pris le nom de Société des amis de la Constitution ; Formation du Comité révolutionnaire et du Comité de salut public du département
172-182. Le représentant Châteaunneuf-Randon à Saint-Flour (fin de 1793 - début de 1794) ; 172-173- La misère à Aurillac dans les derniers mois de 1793, les prix excessifs et la rareté des subsistances ; 174. Saint-Flour, ayant refusé d'obtempérer à une réquisition de 2000 quintaux de grains et s'étant retranchée derrière ses murailles, est déclarée en état de guerre révolutionnaire (10 Décembre) ; 175. Châteaunneuf-Randon s'empare de la ville et (23 Décembre) ordonne la démolition des murailles, le désarmement de l'armée dite révolutionnaire, l'épuration de la Société populaire et l'arrestation de plusieurs notables ; 176-182. "Selon lui, les véritables instigateurs de toutes les rébellions étaient les prêtres constitutionnels". D'où ses arrêtés de Décembre 1793 et Janvier 1794. Entre autres dispositions, "en cas de troubles dans une commune, les prêtres devaient être immédiatement arrêtés et incarcérés" (p. 177)
183-189. Arrestation et exécution de Joseph Delbès, curé de Saint-Urcize ; 184. Notice biographique ; 185. Son arrestation (25 Décembre 1793) ; 185-186. Son jugement par le tribunal criminel du département (31 Décembre). "En analysant ainsi (ce jugement), nous avons fait connaître la manière dont il sera procédé à la condamnation des autres victimes que nous aurons à mentionner plus tard" ; 187-188. Son exécution à Aurillac (1er Janvier 1794). "Cette mort était une satisfaction accordée à l'exaltation révolutionnaire qui régnait en ce moment parmi les membres de la Société populaire, du Comité de Salut public et des diverses administrations" ; 139. Sur les comités de surveillance, institués par le décret du 31 Mars dans chaque commune de France, "qui devinrent si tristement célèbres sous le nom de Comités révolutionnaires" ; 141-146. Arrêtés du Conseil du département des 12 et 13 Avril 1793 contre les "suspects" (La loi du 17 Septembre 1793 allait donner une définition élastique de ce mot : voir p. 164) ; 147-151. "Ces mesures draconiennes allèrent porter la terreur dans toutes les campagnes. Elles étaient en opposition avec l'esprit auvergnat, qui s'est presque toujours montré ennemi des extrêmes et enclin à la modération, même dans les époques les plus troublées. La plupart des municipalités, obligées d'agir, dressèrent de longues listes (de suspects) ... Dès lors... les dénonciations, inspirées souvent par des inimitiés et des vengeances personnelles, pleuvaient de toutes parts" ; 147. A Jussac (16 Avril 1793) ; 147-149. A Sénezergues (24-30 Avril) ; 149-151. A Roussy ; 152-160. Insurrection de la Lozère (Mi-juin 1793), sous le commandement de Charrier ; retentissement dans le Cantal, particulièrement dans les cantons de Vic, de Montsalvy et de Maurs ; échec et capture de Charrier (4 Juin) ; son exécution (17 Août) ; 160-161. Participation du département à la guerre contre les Vendéens : concours du 3ème bataillon des volontaires du Cantal, parti le 11 Mai 1793, et de François Leigonye de Pruns, qui, en 1787, était capitaine de dragons et maire d'Aurillac, et qu'un décret du 27 Février 1793 avait chargé d'organiser à Angers un corps de dragons ; 162-169. "L'année 1793 fut particulièrement marqué dans notre département par l'arrestation et la réclusion des ecclésiastiques qui avaient refusé de prêter le serment" ; 162-165. Rappel de la législation édictée contre eux et contre les "suspects" depuis le 26 Août 1792 jusqu'au 22 Octobre 1793 ; 166-169. Arrestations ; 169-171. "Personne n'était à l'abri des suspicions et des accusations du Club ou du Comité. Les administrateurs du département Altaroche, président, Pons et Ganilh furent dénoncés comme auteurs d'une adresse contre-révolutionnaire... Cette adresse avait été rédigée le 20 Juin, à la suite de l'écrasement des Girondins par la Montagne, et approuvée par l'assemblée... Il y eut au Club une séance fort orageuse qui faillit occasionner de grands troubles à Aurillac... Ce qui prouve le progrès des idées anarchistes dans le pays, c'est que les administrateurs inculpés se rétractèrent et désavouèrent publiquement l'adresse contre le Convention" ; 171-172. La mission dans le Cantal de Delthil, délégué du représentant Taillefer (fin de 1793) ; 172. Delthil au Club, qui avait pris le nom de Société des amis de la Constitution ; Formation du Comité révolutionnaire et du Comité de salut public du département ; 172-182. Le représentant Châteaunneuf-Randon à Saint-Flour (fin de 1793 - début de 1794) ; 172-173- La misère à Aurillac dans les derniers mois de 1793, les prix excessifs et la rareté des subsistances ; 174. Saint-Flour, ayant refusé d'obtempérer à une réquisition de 2000 quintaux de grains et s'étant retranchée derrière ses murailles, est déclarée en état de guerre révolutionnaire (10 Décembre) ; 175. Châteaunneuf-Randon s'empare de la ville et (23 Décembre) ordonne la démolition des murailles, le désarmement de l'armée dite révolutionnaire, l'épuration de la Société populaire et l'arrestation de plusieurs notables ; 176-182. "Selon lui, les véritables instigateurs de toutes les rébellions étaient les prêtres constitutionnels". D'où ses arrêtés de Décembre 1793 et Janvier 1794. Entre autres dispositions, "en cas de troubles dans une commune, les prêtres devaient être immédiatement arrêtés et incarcérés" (p. 177) ; 183-189. Arrestation et exécution de Joseph Delbès, curé de Saint-Urcize ; 184. Notice biographique ; 185. Son arrestation (25 Décembre 1793) ; 185-186. Son jugement par le tribunal criminel du département (31 Décembre). "En analysant ainsi (ce jugement), nous avons fait connaître la manière dont il sera procédé à la condamnation des autres victimes que nous aurons à mentionner plus tard" ; 187-188. Son exécution à Aurillac (1er Janvier 1794). "Cette mort était une satisfaction accordée à l'exaltation révolutionnaire qui régnait en ce moment parmi les membres de la Société populaire, du Comité de Salut public et des diverses administrations" ;
190-223. Déportation des prêtres du diocèse de Saint-Flour, leurs souffrances (5 Avril 1793 - Février 1795) ; 194-206. A Bordeaux ; 194. Les étapes à parcourir â pied jusqu'à Montauban ; 206-214. A Rochefort ; 214-218. A Nantes ; 214-215. Sur Carrier, qui se vantait d'"exécuter verticalement le décret de la Convention" ; 216-218. Sur les noyades dans la Loire ; 218. "Un seul fait donnera la mesure de la férocité de ce monstre. L'eau de la Loire fut infectée par la quantité de cadavres engloutie dans ses flots. Une ordonnance de police en interdit l'usage aux habitants de Nantes, et même la pêche du poisson" ; 219-223. A la Guyane ; 222. Y moururent Paul de Cambefort, de Polminhac, et Pierre Rouyre, curé de Saint-Saturnin
224-256. "La Convention poursuivait sans relâche son œuvre de haine et de destruction religieuse, dans le dessein bien avoué d'effacer dans tous les cœurs jusqu'aux derniers vestiges de la religion" ; 224-225. Le calendrier républicain, adopté en principe le 5 Octobre 1793. "Malgré tout, les populations (du département) ne purent s'y soumettre" ; 225-236. Abolition du culte catholique (décret du 20 Brumaire An II) ; 227-228. "On vit alors les prêtres constitutionnels... abjurer publiquement leur profession, déclarer qu'ils n'avaient été que des imposteurs et se marier bien vite avec n'importe qui... Celui qui donna le signal de ces abjurations dans notre département fut Vaissier, ex-bénédictin, grand-vicaire de l'évêque constitutionnel et administrateur du département (29 Brumaire)... Mais l'abjuration qui fit le plus d'impression et eut le plus de retentissement fut celle de l'évêque constitutionnel Thibault... Cette abdication du propre chef de l'église constitutionnelle lui porta le dernier coup, et il y eut bien peu de prêtres jureurs qui ne suivissent l'exemple de leur évêque" ; 234-236. Dévastation de l'église Saint-Géraud d'Aurillac, destinée au culte de la Raison ; 236-239. Première fête de la déesse Raison à Aurillac, célébrée dans l'église des Cordeliers, les réparations n'étant pas terminées à Saint-Géraud, et autodafé d'objets religieux sur la place publique (30 Nivose An II) ; 240-243. Démolition des clochers, spoliation des églises, destruction des objets religieux à Aurillac et dans le département ; 243-244. Attentat contre le représentant Bô, près de Figeac, par une troupe de paysans armés (Ventôse An II). "Ces chrétiens courageux, profondément attachés à la religion et à leurs prêtres, gémissaient de voir leurs églises fermées et leurs prêtres proscrits, et ils avaient résolu de se défaire de leurs persécuteurs. N'ayant pas réussi dans leur projet, ils furent cruellement châtiés... trois personnes furent guillotinées à Figeac" ; 245-255. Le culte de l'Être suprême ; 246-253. Fête de l'Être suprême à Aurillac (20 Prairial An II) ; 254-255. Les fêtes décadaires dans les bourgs et les petites villes ; 255. "Le peuple n'y prenait aucun intérêt, parce qu'elles étaient vides de sens et contraires à ses idées"
257-288. Le culte caché à Aurillac (1793 sq) ; notices sur quelques uns de ses ministres ; 259-261. Le chanoine Deconquans ; 261-262. François-Noël Perret ; 262. Charles Célery ; 263. Pierre-Joseph Souniac ; 264. Pierre-Ignace Conturie ; 265. Jean-Jacques-Louis Ladurantye ; 266. Astorg Chantal ; 267. François-Louis Veyre ; 268. Jacques Lhéritier, Carme d'Aurillac ; 269. Pierre Bouyssou ; 269-270. L'abbé Chaudesaigues, curé de Teissières-de-Cornet ; 270-271. Autres ecclésiastiques ; 272-284. Jean-Baptiste Usse ; 285-288. Comment vivaient à Aurillac les ministres du culte caché
289-299. Le rétablissement du culte catholique à Aurillac (18 Brumaire An VIII - 1806) ; 291. Mariage de J.-C. Caylus avec Camille-marie-Rose Hébrard, fille de Pierre Hébrard et de Marguerite Delzorts de la Barthe. Hébrard père, ancien président du tribunal criminel, assiste à la cérémonie et signe l'acte (28 Avril 1801) ; Mariage de M. Pichot-Duclaux, fils adoptif de J.-C. Pierre Duclaux, propriétaire à Yolet, avec Camille-Marie-Rose Hébrard, 3e du nom (8 Juin 1801) ; Mariage de Jean-Joseph Béral de Sédages, fils de Jean-Joseph Béral de Sédages et de défunte Marie-Iphigénie, avec Françoise-Marguerite-Sophie Peyrac de Jugeals, fille de défunt Jean-François Peyrac de Jugeals et de Marguerite-Louise Fraissy de Veyrac, de Saint-Illide (16 Juin 1801) ; 292. Baptême d'une fille de défunt Louis de Pellamourgue et de Catherine-Gabrielle Colinet de Niocel, de Cassaniouze, née et ondoyée le 5 Avril 1787 (6 Août 1801) ; 293. Mariage de Jean-Guillaume Barthomivat de la Besse, de Bron, diocèse de Clermont, avec Jeanne-Rosalie Verdier du Barra, fille de Géraud-Gabriel Verdier du Barra, ancien magistrat, et de Marguerite Lajeunie (11 Janvier 1802) ; Mariage de Basile Carrier, commissaire des guerres, avec Anne-Marie Roquier, fille d'Antoine Roquier, docteur en médecine, et de Jeanne Dangeny. Les enfants de ce Carrier changèrent de nom et prirent le nom de leur grand'mère maternelle, Dangeny, qu'ils portent aujourd'hui...
300. Table alphabétique des noms de prêtres cités dans le manuscrit, pages 257 a 299 (On ne trouve ci-dessus, 257-299, que les noms des prêtres les plus marquants)
301-379. "Le département du Cantal, malgré l'esprit de modération, de calme, de haute raison, et la douceur des mœurs qui caractérisent ses habitants, fut néanmoins, pendant l'année 1794, le théâtre d'un grand nombre de forfaits, que l'impartialité de l'histoire nous oblige à raconter" ; 302. Toute-puissance des représentants en mission dans les provinces ; 302-303. Omnipotence des Comités de surveillance établis dans les principales communes de France, qui prirent le nom de Comités révolutionnaires. "Ils ne reconnaissaient au-dessus d'eux que les représentants du peuple, avec lesquels ils correspondaient régulièrement. Si l'on s'avisait de réclamer auprès des représentants du peuple, ceux-ci renvoyaient la plainte aux Comités eux-mêmes..." ; 303-304. Le premier Comité révolutionnaire d'Aurillac (crée par Delthil le 18 Septembre 1793) ; 304-346. La commission présidée par Brugoux ; 304-305. Constitution : "Il se trouva au Comité quelques hommes immoraux, cupides, ambitieux qui, par l'intrigue, la cabale, la calomnie, réussirent à s'emparer de toutes les places et à s'entourer d'une popularité factice ; Ils se coalisèrent et formèrent, sous le nom de "Coureurs du rocher", une commission dite populaire, dont le but avoué était... d'arrêter, de voler, d'assassiner tous les honnêtes gens" ; 305-307. Noms et qualités des membres et de leurs agents ou complices (d'après le procès-verbal d'enquête dressé par ordre du représentant Musset, envoyé, après le 9 Thermidor, dans le Cantal) ; 307-308. Vénalité de la grande majorité ; 309-311. Visites domiciliaires et taxes arbitraires. "Ce Comité avait à ses ordres une armée révolutionnaire commandée par Valette cadet. Des détachements de cette troupe, accompagnés de serruriers, parcouraient, sous la direction de certains membres du Comité, les villes et les campagnes, ... pillaient l'or et l'argent... Quiconque était ami du Comité et avait un ennemi pouvait aisément lui ravir sa fortune, ou sa libert"" ; 312-319. Spoliations, concussions, "attestées, en présence du représentant Musset, par les témoignages des victimes et des complices de ces crimes. Vingt-quatre témoins vinrent déposer, mais combien d'autres gardèrent par peur un silence prudent ?" ; 319-322. Les intrigues d'Hébrard, membre du Comité, pendant le séjour dans le Cantal du représentant Bô, dont il était l'ami et le conseiller ; il se débarrasse des surveillants incommodes (An II) ; 322-331. Nouvelle série de méfaits : "Les citoyens qui refusaient leur bourse furent reclus ; ceux qui l'étaient furent élargis en la donnant ; et la liberté individuelle devint l'objet des marchés les plus honteux... Les témoignages les plus écrasants abondent..." ; 322-323. Contre Boudier aîné et Boudier cadet ; 324-325. Contre Pertus ; 325-329. Contre Hébrard ; 329-331. Contre Milhaud, capitaine de gendarmerie à Aurillac ; 331-341. Concussions sur les accusés traduits au tribunal criminel du département (président : Hébrard) ; 331. "Après avoir tant déclamé contre la vénalité de la justice sous l'Ancien régime, ils (non précisé par le contexte) la pratiquèrent dans le nouveau d'une manière bien plus scandaleuse. Les accusés, placés entre leur argent et la guillotine, ont donné l'une pour éviter l'autre..." ; 332. Alary est l'intermédiaire d'Hébrard auprès des accusés et négocie avec eux le prix de ses jugements, expert à "jeter à propos l'alarme dans les familles pour leur extorquer une rançon plus élevée" ; 332-341. Récit des concussions ; 342-346. Fabrication de fausses lettres ; les victimes. "Par le moyen de ces lettres, supposées venir des émigrés et sur lesquelles avaient été apposés de faux timbres, la désolation et la terreur furent portées dans plusieurs familles. Des sommes considérables furent ainsi escroquées à des citoyens que ces lettres mettaient dans la cruelle alternative de donner leur argent ou d'exposer leurs têtes... Les principaux auteurs de cet infâme commerce furent Boudier, Dilhac, Pertus et Alary" ; 347-379. Le procès Boudier et ses suites ; la "Commission révolutionnaire du Cantal" ; 347. "Tant de crimes et de brigandages finirent par révolter certains patriotes honnêtes qui restaient, en dépit de toutes les épurations, dans les administrations. Le premier qui eut le courage d'élever la voix fut Dolivier, de Salers, administrateur du département. Il dénonça au représentant Bô, Boudier cadet comme faussaire et déprédateur...Plusieurs autres patriotes vinrent confirmer de leur témoignage les mêmes accusations. Boudier cadet fut traduit au tribunal criminel, et, malgré toute la bande qui se pressa autour de lui pour le défendre, malgré les menaces auxquelles on eut recours pour intimider les témoins, le tribunal le condamna à 20 ans de fers ; 348-371. Intrigues des hommes de la Commission pour obtenir un sursis et, avec le concours de Carrier à Paris, conjuration en vue de "faire passer pour contre-révolutionnaires les accusateurs de Boudier et tous ceux qui avaient été victimes de leurs spoliations" ; 352. Carrier présente au Comité de salut public une liste de 160 "contre-révolutionnaires", qu'il avait préparée et arrêtée de concert avec les conjurés d'Aurillac. Le Comité, sur ses instances et sur celles de Boudier aîné, rend, le 28 Prairial An II, un décret ordonnant l'arrestation de ces 160 citoyens et chargeant Brugoux de son exécution, avec mission de s'adjoindre des patriotes pour donner, sans délai, des notes sur la vie politique de chacune des personnes à arrêter (Copie de ce décret au dossier 208, p. 77-80) ; 353. La liste est composée en très grande partie de citoyens du district d'Aurillac, "parce que c'était là que leur camarade avait été accusé et que se trouvaient le plus grand nombre de leurs victimes, qu'il fallait réduire au silence en les envoyant au tribunal révolutionnaire, c'est-à-dire à la mort" ; 354. Brugoux forme une commission de 21 membres, "qui s'érigea en corps délibérant et s'intitula "Commission révolutionnaire du Cantal" ; 355-360. Correspondance entre le Comité révolutionnaire d'Aurillac et les amis de Paris ; 362-367. Le 1er convoi pour Paris ; 362. Liste de 22 personnes qui en firent partie. "Sur cette liste sont portés principalement ceux auxquels il en avait le plus coûté pour se racheter de la guillotine et de la réclusion" ; 362-367. Ce qui leur arriva ; 367-371. Liste supplétive ; 372-379. La Commission après le 9 Thermidor, continuation du terrorisme dans le département ; 372-373. "Le département du Cantal fut un des derniers à ressentir les fruits de la révolution du 9 Thermidor. Tandis que dans les autres parties de la République on saluait avec ivresse l'ère de la délivrance, notre pays continuait à gémir sous le joug des membres de la Commission... Ce ne fut que le 6 Brumaire que la révolution du 9 Thermidor eut ses effets dans le Cantal"
390-391. Le représentant Musset dans le Cantal, enquête, arrestation et emprisonnement des coupables, amnistie (6 Brumaire An II - Vendémiaire An IV).

Identifiant de l'unité documentaire :

27 J 212

Inventaire d'archives :

Description physique :

Description physique: 9 cahiers paginés 1-391

Ressources complémentaires :

Conservation des originaux :
Localisation des originaux
Manuscrit de l'abbé Delmas

Personne :

Delmas, Jean (érudit), Carrier, Basile (commissaire des guerres), Carrier, Jean-Baptiste (1756-1794), Louis XVI (roi de France ; 1754-1793), Milhaud, Jean-Baptiste (1766-1833), Hebrard, Pierre (député du Cantal), Musset, J.-M. (représentant en mission), Spy des Ternes, Victor (maire de Saint-Flour), Thibault (évêque constitutionnel et député du Cantal), Delmas, François (curé de Vic), Boudier (membre du Comité révolutionnaire du Cantal), Dolivier, François-Marie (administrateur du département), Ganilh (administrateur du département), Pons (administrateur du département), Vaissier, Pierre (ex-prêtre, administrateur du département), Altaroche jeune (président du département ), Brugoux (juge de paix), Alary, Armand, François (député du Cantal), Bô, Jean-Baptiste (représentant en mission), Boudier (lieutenant de gendarmerie), Chateauneuf-Randon (représentant en mission), Colinet de Niossel, Pierre-Joseph (lieutenant criminel au présidial d'Aurillac), Delthil (délégué du représentant Taillefer), Dilhac (membre du Comité révolutionnaire du Cantal), Pertus, Taillefer (représentant en mission), Vanel, Jean-Pierre-Paul (curé de Saint-Géraud), Deconquans, Géraud (chanoine du chapitre d'Aurillac), Delbès, Joseph (curé de Saint-Urcize), Leigonye de Pruns, François de, Milhaud, Comblat, de, Chantal, Astorg (prêtre), Rouyre, Pierre (curé de Saint-Amandin), Delzorts de Labarthe, Marguerite, Pie VI (pape ; 1717-1799), Barthomivat de la Besse, Jean-Guillaume, Béral de Sedaiges, Jean-Joseph, Bouyssou, Pierre (prêtre), Cambefort, Paul de (prêtre), Caylus, J. C., Celery, Charles (prêtre), Charrier (chef contre-révolutionnaire), Chaudesaigues (curé de Teissières-de-Cornet), Colinet de Niossel, Gabrielle, Conturie, Pierre-Ignace (prêtre), Dangeny, Jeanne, Deconquans (curé d'Yolet), Destanne, Duclaux, J.-C.-Pierre, Fraissy de Veyrac, Marguerite-Louise, Hebrard, Camille-Marie-Rose, Ladurentye, Jean-Jacques-Louis (chanoine du chapitre d'Aurillac), Lajeunie, Marguerite, Laureau (député de l'Yonne), Lhéritier, Jacques (carme d'Aurillac), Manhes, Pellamourgue, Louis de, Perret, François-Noël (prêtre), Peyrac de Jugeal, Françoise-Marguerite-Sophie, Pichot-Duclaux, Roquier, Anne-Marie, Sénezergues, Mlle de, Souniac, Pierre-Joseph (prêtre), Usse, Jean-Baptiste (prêtre), Valette, Guillaume (membre du Comité révolutionnaire du Cantal), Verdier du Barra, Jeanne-Rosalie, Veyre, François-Louis (prêtre)