Inventaire d'archives : Archives communales déposées de Cabrerolles (1781-1951)

Contenu :

Le fonds ancien est composé d'une seule référence mais toutefois remarquable. Il s'agit d'un plan géométrique dressé en 1781 représentant les tènements du hameau de Lentérie. Le fonds moderne retrace la vie de la commune jusqu'aux années 1950 à travers des documents touchant à l'ensemble des compétences communales. A noter une liasse relative au projet de classement des ruines du château de Cabrerolle en 1933 (44EDT88).

Cote :

44 EDT 1-101

Publication :

Archives départementales de l'Hérault
2017
Montpellier

Informations sur le producteur :

Communauté de Cabrerolles, paroisse Notre-Dame de la Roque, commune de Cabrerolles.
Comme l'attestent les vestiges trouvés au lieu-dit "le Balaruc" à environ 500 m au nord-est de l'église du village de Cabrerolles, l'implantation humaine sur le territoire communal est très ancienne. Son histoire est liée à sa situation stratégique sur une voie de communication importante qui reliait, à travers les Avant-Monts, le Haut-Bassin de l'Orb à la plaine de Béziers. Cablairole, devenue Cabrerolles, provient du latin capra (chèvre) avec le suffixe ola (lieu) et rappelle l'ancienne activité pastorale, abandonnée au profit de la viticulture. En 987, le cartulaire de Lodève mentionne la villa de Cabrairole.

L'achèvement du donjon de Cabrerolles en 980 est le prélude à l'ensemble féodal fortifié du XIe siècle, constitué du château et de la chapelle fortifiée dédiée à Notre-Dame-de-la-Roque. Atracérius, vassal du vicomte de Narbonne, est le premier seigneur à y avoir résidé. Jusqu'en 1630, les seigneurs y jouaient le rôle de protecteur du Languedoc et bénéficiaient des impôts payés par les marchands traversant leur territoire. Les guerres de religion furent fatales au château. En 1569, le baron de Faugères, un des chefs de la Réforme, commande de détruire la chapelle (seule une partie de l'abside s'écroule). Le duc de Montmorency s'attaque ensuite aux murailles. Ce qui reste est définitivement démantelé en 1630, lors de la campagne de Richelieu pour l'éradication des places fortes féodales. Lieu de passage des pèlerins à l'époque des croisades, la chapelle du château servait également d'église paroissiale. Restaurée au XVIIe siècle, la chapelle Notre-Dame de La Roque, devient l'église du village. Quant à l'église paroissiale placée sous le vocable de Saint-Amans, elle est partiellement détruite par les troupes protestantes du seigneur Claude de Narbonne, avant d'être abandonnée au XVIIIe siècle. La viticulture marque le terroir à partir du XIIe siècle, période des grands défrichements et du développement économique. Jusqu'au XIXe siècle, la région produit des vins rouges connus pour leur qualité, ainsi qu'une eau-de-vie réputée : la fine de Faugères. Cabrerolles s'est aussi appelée Cabrierolles (1720) et Cabreirolles (1774). En 1761, les dépendances du terroir de Cabrerolles sont Borie nouvelle, Aigues-Vives, Laliquière et Lenterie, qui forment encore aujourd'hui les hameaux de la commune.  

Informations sur l'acquisition :

Dépôt de la commune de Cabrerolles (entrée n° 2905, 12 juillet 1994), complété le 8 août 2017 (entrée n°6504).
Historique de conservation :
La commune de Cabrerolles conserve des archives anciennes et modernes complémentaires.

Description :

Évolutions :
Fonds ouvert
Mise en forme :
Selon le cadre de classement des archives communales de 1926.

Conditions d'accès :

Selon les lois et règlements en vigueur.

Conditions d'utilisation :

Se référer au règlement intérieur de la salle de lecture.

Description physique :

1,30 ml

Ressources complémentaires :

Séries d'archives concernant l'Ancien Régime (Avant 1789) L'Ancien Régime n'ignore pas les documents statistiques et l'on peut consulter, dans la série C (Administration de la Province de Languedoc) les enquêtes qui présentent souvent un aspect descriptif. La série C réunit les archives des administrations provinciales (intendance, subdélégations, etc.) qui ont régulièrement donné ordre de dresser des tableaux économiques, sociaux et administratifs de la province de Languedoc. La série G (archives du clergé séculier) peut apporter d'utiles renseignements sur la vie de la paroisse notamment par le biais des visites pastorales (les procès-verbaux de l'inspection d'une paroisse par l'évêque ou un archiprêtre renseignent sur l'état des lieux et les objets du culte, mais aussi sur le nombre d'habitants des communautés et la situation générale). Il est aussi possible d'obtenir une estimation de la population d'un village ou d'une ville à partir des registres paroissiaux (collection du greffe conservée en sous-série 3 E). Ceux-ci permettent d'étudier de nombreux aspects de la vie : noms de famille, choix des prénoms, domiciles, professions, instruction, choix des parrains et marraines... Enfin, la justice locale et seigneuriale peut être abordée par la série B qui conserve, entre autres documents, les archives des justices ordinaires (sous-série 10 BP).   Séries d'archives concernant la période révolutionnaire (1790-1800) Une étude portant sur la période révolutionnaire implique la consultation de la série L notamment celles des municipalités de canton, des comités de surveillance et des sociétés populaires. En sous-série 1 Q (Domaines nationaux), on pourra identifier les acquéreurs des biens nationaux et on trouvera des listes d'émigrés, de prêtres déportés, de condamnés et de détenus.   Séries d'archives concernant la période moderne (1800-1940) Pour cette période, il est essentiel de dépouiller les dossiers issus des bureaux exerçant la tutelle préfectorale sur les communes, classés en série O (Administration et comptabilité communale, 1800-1940). La sous-série 1 O rassemble la comptabilité communale, la sous-série 2 O les travaux de construction et d'entretien sur les équipements communaux (mairie, école, église et presbytère, halles, etc.) et les acquisitions/aliénations des biens communaux, le bornage ; ces dossiers sont pourvus de pièces techniques et de nombreux plans ; ils peuvent compléter les éventuelles lacunes des fonds communaux. En 3 O, on trouvera des renseignements sur les chemins vicinaux et la voirie urbaine. En 4 O, on peut retrouver l'origine de certains biens donnés ou légués à la commune, à la paroisse, aux établissements hospitaliers et de bienfaisance, aux établissements culturels (musées). Pour la délimitation géographique, l'érection, la fusion de communes, il faut se reporter à la sous-série 1 M (administration générale) que l'on complétera avec la sous-série 3 P (cadastre) pour l'évolution de la propriété foncière communale (notamment sa répartition, la nature des cultures, les moulins, les maisons). Pour l'étude de la population, les sous-séries 3 E (État civil) et 6 M (Recensement de population) sont incontournables. La sous-série 6 M est essentielle pour le chercheur en histoire locale puisqu'elle regroupe les recensements de population, les statistiques démographiques, les mouvements de population, les archives relatives à l'émigration, l'immigration et aux naturalisations. La sous-série 1 R (Recrutement de l'armée) contient des listes d'appel des classes et les registres matricules militaires. L'histoire politique d'une commune peut être abordée par la sous-série 3 M : on trouvera notamment les dossiers des élections municipales. La série S Travaux publics constitue également une source essentielle en ce qui concerne les ponts, la navigation intérieure, les travaux hydrauliques ou bien les carrières et mines. Les archives relatives aux établissements scolaires sont quant à elle conservées en série T. On trouvera aussi dans cette série les inspections et les récolements des archives communales ainsi que les monuments historiques et les affaires culturelles. Enfin, les séries V (Cultes) et X (Assistance et prévoyance sociale) regroupent les fonds des conseils de fabrique et des bureaux de bienfaisance.   Série W concernant l'époque contemporaine (depuis 1940) Les fonds d'archives des administrations qui ont versé leurs documents postérieurs à 1940 peuvent éclairer l'histoire de la commune au regard de leurs domaines d'activités respectifs.   Iconographie Les documents figurés comprennent tout aussi bien des cartes et plans, des gravures et dessins anciens, des reproductions photographiques, des collections de cartes postales.   Archives privées Les archives personnelles, familiales et seigneuriales sont regroupées dans les séries J et E. Les archives d'érudits locaux qui permettent d'éclairer l'histoire de la commune, sont regroupées dans la série F.   Archives notariales Les Archives départementales conservent également les archives des études notariales. Conservés en sous-série 2 E, ces documents fournissent de précieuses informations sur la vie des habitants. On retrouve également parfois dans ces fonds des archives communales telles que des compoix ou des délibérations consulaires.   Bibliothèque des archives Les Archives départementales peuvent également conserver des bulletins paroissiaux et des bulletins municipaux de la commune.
Sous-série 30 J. Archives concernant les communes de l'Hérault : 30 J 44/1 284 EDT 85. Cabrerolles. - Matrice du compoix de 1703.

Références bibliographiques :

SABATIER, DESARNAUDS. Étude sur quelques positions stratégiques et divers Châteaux-forts des environs de Béziers. (Roquebrun. Montady. Cessenon. Colombières. Faugères. Caussiniojouls. Cabrerolles. Roquessels. Fousilhon. Fos. Montesquieu. Laurens. Pézènes.). In : Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, 2 S., T. 14, 1887 pp. 59-94 (Archives départementales de l'Hérault, coté PAR 1313)

ANGLADE Louis, VIDAL, Lucien. Lenthéric au temps des vieux moulins. In : Cahiers d'arts et traditions rurales 1999, dossier n° 18, pp. 89-102 (Archives départementales de l'Hérault, coté PAR 3024)

Identifiant de l'inventaire d'archives :

FRAD034_044EDT

Où consulter le document :

Archives départementales de l'Hérault

Archives départementales de l'Hérault