Inventaire d'archives : Les Cliniques et Clinique obstétricale Tarnier

Publication :

Assistance publique - Hôpitaux de Paris
2019

Informations sur le producteur :

En 1774, le roi fonde à Paris dans les bâtiments de l'Académie de chirurgie un hospice de six lits réservés aux hommes et aux femmes atteints de maux « graves et extraordinaires ». Le service s'agrandit en 1783 de seize nouveaux lits, grâce aux fondations conjuguées de Louis XVI et de son chirurgien La Martinière. L'hospice des Écoles de chirurgie ou hospice du Collège de chirurgie assure alors une double mission : hospitaliser des indigents souffrant de maladies chirurgicales trop sérieuses pour pouvoir être soignées rapidement en hôpital général et assurer l'instruction des élèves en médecine en les confrontant aux affections les plus rares.
Devenu trop étroit, l'hospice obtient le 4 nivôse an lll [24 décembre 1794] de la commission des secours publics de l'Assemblée son transfert vers le couvent des Cordeliers désaffecté. L'installation dans le cloître de l'ancien couvent s'effectue en juin 1796. L'année suivante, le service prend le nom d'hospice de l'École de médecine ou hospice de perfectionnement (il est connu également sous la dénomination d'hôpital Saint-Côme ou de l'Observance, du nom de la rue où il se situe). Sous l'Empire, il devient l'hospice clinique de la faculté de médecine. Composé jusqu'alors de deux services de clinique médicale et chirurgicale, l'établissement accueille en 1823 une clinique obstétricale. Il compte alors 36 lits. En 1828, l'hôpital, jusque là dépendant de la faculté de médecine, confie sa gestion au Conseil général des hôpitaux et hospices civils de Paris. Cependant, faute de ressources, l'établissement suspend son activité en 1829 jusqu'à sa démolition en 1832 (à l'exception de quelques périodes d'ouverture temporaire pendant les événements de juillet 1830 puis, en 1832, lors de l'épidémie de choléra).
La même année, le Conseil général des hospices charge l'architecte de Gisors de reconstruire au même emplacement un nouvel établissement. L'hôpital des Cliniques ouvre en décembre 1834. Il abrite 137 lits d'adultes et d'enfants répartis dans les trois services de clinique. Fin 1837, la clinique médicale de l'hôpital est transférée à l'Hôtel-Dieu ; un peu plus tard, le service de chirurgie quitte à son tour les Cliniques pour l'hôpital Necker, laissant la clinique obstétricale seule maîtresse des lieux.
En 1878, le projet d'agrandissement de la faculté de médecine rend inéluctable la démolition de ce qui reste de l'hôpital des Cliniques. La construction d'un nouvel édifice est confiée à l'architecte Ginain. Bâti sur des terrains détachés du Luxembourg rue d'Assas, la nouvelle Clinique d'accouchement qui compte 74 lits est inaugurée en avril 1881. En 1897, l'administration lui attribue le nom de Clinique d'accouchement Tarnier en hommage au professeur Tarnier disparu quelques semaines auparavant. Plus communément appelé Clinique Tamier, l'établissement conserve sa destination originelle jusqu'au début des années 1960. Outre son service de consultation, il comptait 210 lits et berceaux en 1900, plus de 240 en 1948.
Reconverti en service de dermatologie dans les années 1960, on y pratique encore des accouchements jusqu'en 1966, le lieu étant occupé par un service de la maternité de Port-Royal, en attente de nouveaux locaux.

Informations sur l'acquisition :

Historique de conservation :
Lors du versement des registres relatifs à la population hospitalisée, les lacunes ont été enregistrées sous la forme de cotes signalées d'emblée "en déficit" dans les anciens inventaires, pour le cas bien hypothétique où ces registres manquants auraient été retrouvés un jour. Toutes ces cotes, totalement fictives, ont été supprimées du présent inventaire pour en faciliter la lecture.

Description :

Mise en forme :
Les registres commencés à l'hôpital des Cliniques et poursuivis à la clinique Tarnier ont systématiquement été placés sous le vocable de Tarnier.

Ressources complémentaires :

Au cours des années 1960, la clinique Tarnier a été reconvertie en hôpital de dermatologie. Elle a été rattachée à l'hôpital Cochin au début des années 1980. Pour des recherches portant notamment sur le personnel, il est conseillé de chercher dans le fonds Cochin/Tarnier, certains registres se poursuivant d'un établissement à l'autre.

Organisme responsable de l'accès intellectuel :

Assistance publique - Hôpitaux de Paris

Organisation :

Nom de lieu :

Identifiant de l'inventaire d'archives :

FRAPHP075_TARNIER

Où consulter le document :

Département des patrimoines culturels - Archives et Musées de l'AP-HP

Département des patrimoines culturels - Archives et Musées de l'AP-HP