Inventaire d'archives : SALPETRIERE : Registres de l'établissement...

Institution de conservation :

Assistance publique Hôpitaux de Paris - Archives de l'AP-HP

Titre :

SALPETRIERE : Registres de l'établissement

Identifiant de l'unité documentaire :

SALPETRIERE : Registres de l'établissement

Identifiant de l'inventaire d'archives :

FRAPHP075_SALPETRIERE

Publication :

Assistance publique - Hôpitaux de Paris

Ressources complémentaires :

Les hôpitaux de la Pitité et de la Salpêtrière ont fusionné en 1964 cependant les registres tenus par l'un et l'autre sont restés distincts pendant plusieurs années. Il peut être utile de consulter les inventaires des établissements de la Salpêtrière et du groupe hospitalier Pitiè-Salpêtrière sur la période 1964-1975 environ.

Informations sur l'acquisition :

Historique de conservation :
Une partie des registres a d'abord été cotée dans la série Fosseyeux. Voir la

Références bibliographiques :

Informations sur le producteur :
La maison de la Salpêtrière ouverte en mai 1657, doit son nom à l'origine des bâtiments qu'elle occupe. Installée dans le quartier Saint-Victor sur la rive gauche de la Seine, elle s'établit dans l'ensemble des bâtiments du Petit-Arsenal lui-même composé d'un château, d'une chapelle consacrée à Saint-Denis et de maisons destinées à la fabrication du salpêtre.
Louis XIV fait don par édit des bâtiments du Petit-Arsenal à l'administration de l'Hôpital Général en 1656. Celle-ci les aménage en lieu d'assistance et de refuge pour indigentes et infirmes en particulier des femmes aliénées, hystériques, paralytiques et incurables. Aux ateliers succèdent des dortoirs. De nouvelles constructions élevées successivement par les architectes Le Vau, Bruant et Payen complètent les bâtiments existants : en 1677 une nouvelle église remplace la chapelle Saint-Denis; une maison de la Force est édifiée de 1680 à 1684 ; une infirmerie imaginée par Payen de 1780 à 1787; et des quartiers pour aliénées conçus par Viel complètent l'établissement qui abrite 1 024 pensionnaires en 1657, puis 3 963 en 1679 . L'hospice de la Salpêtrière est à la fois lieu de détention et lieu de refuge pour femmes indigentes. Il compte 4 000 lits pour femmes adultes en 1800 et près de 4 890 en 1810.
En juin 1823, l'établissement reçoit, par un arrêté du conseil général des hospices, le nom d'hospice de la Vieillesse-Femmes et le conserve jusqu'en juin 1885, date à laquelle l'administration générale de l'Assistance publique lui restitue sa dénomination d'hospice de la Salpêtrière.
Au cours des deux derniers siècles, l'établissement modifie son activité. Après avoir accueilli dans des conditions quasi carcérales les femmes indigentes, il se consacre davantage à son activité d'hospice. Dès 1794 la neurologie fait son apparition à la Salpêtrière avec des médecins tels que Pinel (1745-1826) puis Charcot (1825-1893). Simultanément hospice et hôpital neuropsychiatrique, il gère 4 722 lits en 1820 et 4 745 en 1848. La dernière grande mutation de l'activité s'opère avec le remplacement de l'hospice par des services médicaux et chirurgicaux de court, moyen et long séjour. En 1960, la Salpêtrière compte 3 178 lits.
Par arrêté du 13 mars 1964 les hôpitaux mitoyens la Pitié et la Salpêtrière fusionnent pour ne former qu'un établissement désigné sous le nom de groupe hospitalier la Pitié la Salpêtrière, puis Pitié-Salpêtrière. En 1998, le groupe gère 2 123 lits d'hospitalisation.

Nom de lieu :