Inventaire d'archives : Fonds Chevalier (69 J)

Institution de conservation :

Archives départementales du Cantal

Contenu :

Présentation du contenu
Les archives des Chevalier sont classées selon quatre catégories :
-Archives personnelles : documents personnels (extraits de registres paroissiaux, dates de naissances), comptabilité, correspondance, succession…
-Archives domaniales
"Général (archives concernant l'ensemble des domaines, ou des domaines non identifiés) : inventaires de titres, baux de cheptel, vente de fromages, contributions…
"Par domaine : achat/vente, baux afferme, comptes…
-Archives produites dans le cadre de leurs fonctions de maire, consul, curé…
-Procès
Viennent ensuite les archives produites par des membres éloignés de la famille, puis par des familles apparentées. Les documents qui n'ont pu être attribués à un membre précis sont classés à la fin sous la mention "Divers".

Identifiant de l'unité documentaire :

69 J 1-62

Identifiant de l'inventaire d'archives :

FRAD015_69_J

Publication :

Archives départementales du Cantal
2012
Aurillac

Informations sur le producteur :

Origine:
Chevalier (famille). Dauzier (famille). Vialaval Louis, Gabriel et Guillaume
Biographie ou histoire
Le premier membre de la famille Chevalier dont on ait conservé des traces est Guinod Chevalier. Ses archives sont très peu nombreuses et ont certainement été rassemblées par Antoine, son fils, qui devient élu de Salers en 1629. À sa mort en 1662, Antoine partage ses principaux domaines entre ses deux fils aînés, Jean (Chapsière [1], Viallard [2] et Jacques (Ruzolles[3], Laubenie [4]).
Jean Chevalier est le seul qui aura une longue descendance. Il est souvent désigné sous le titre de bourgeois. En épousant Anne de Vialaval, qui apporte à la famille l'héritage Vialaval, il prend le nom de Favars. Il semble s'occuper seul du domaine jusqu'à sa mort en 1703.
Son fils Antoine n'a conservé que peu d'archives (5). Après son mariage avec Jeanne-Marie Dauzier en 1691, il s'installe à Saint-Céré (Lot). À partir de cette date, Antoine et ses descendants gardent une adresse à Salers, mais semblent vivre majoritairement à Saint-Céré.
À la mort de Jean Chevalier, Jeanne-Marie Dauzier, veuve depuis trois ans, reprend les affaires familiales, qu'elle gère avec son fils Jean-Joseph à partir des années 1720. La date de son décès est inconnue, ce qui rend difficile la séparation entre ses archives domaniales et celles de son fils.
Lorsque Jean-Joseph meurt, en 1748, c'est sa femme Catherine Sarrauste qui reprend les rênes jusqu'en 1760. L'héritage est ensuite géré par leurs deux fils Jean-Louis et Antoine-Louis (mineur en 1760, il deviendra prêtre) et par Pierre-Louis Dauzier, mari de leur fille Marie-Françoise. Après la mort de Jean-Louis (1772-1773) et l'exil d'Antoine-Louis (suite à la loi 26 août 1792), Pierre-Louis se retrouve seul à la tête des affaires familiales (6). À la mort de sa femme, il intervient d'abord seul comme tuteur de ses enfants, puis laisse la place à ses deux fils Martin-Matthieu et Guillaume-Lazare, et à son beau-fils Marc Guarrigues de Flaugeac, qui a donné son nom à la maison de Salers.
Parmi les autres enfants d'Antoine Chevalier l'élu, Antoine devient curé de Chalvignac (7) et n'aura donc pas de descendance. Quant à Anne, Pierre et Marguerite, leur mention dans les archives familiales est quasi-inexistante.
Jacques chevalier, bien qu'il ne soit pas l'aîné, semble avoir été favorisé par son père. Il est avocat et profite de la création de l'office de maire perpétuel de Salers en 1692 pour s'emparer de la charge. Il épouse Catherine de Barriac en 1659. Parmi leurs douze enfants, dix arrivent à l'âge adulte, cinq deviennent religieux, et trois mariages seulement sont avérés (Madeleine, Antoine et Hélix ; on sait très peu de choses sur cette dernière). Madeleine Chevalier meurt en accouchant de jumeaux morts-nés (8). Quant à Antoine, héritier de Jacques, il devient maire à partir de 1715 puis consul de Salers. Il n'a qu'une fille, Marguerite Chevalier, qui épouse François Pradel. Après avoir hérité par sa grand-mère Catherine de Barriac des biens du marquis de la Valette, elle meurt sans descendance. Les biens accumulés par les Chevalier retrouvent alors leur unité dans les mains des enfants de Jean-Joseph.
(1) Chapsière, commune d'Anglards-de-Salers, canton de Salers.
(2) Le Viallard, commune de Sainte-Eulalie, canton de Pleaux (apparaît souvent sous l'orthographe Vialar).
(3) Ruzolles, commune de Saint-Bonnet-de-Salers, canton de Salers.
(4) Laubenie, comme de Saint-Paul-de-Salers, canton de Salers (apparaît souvent sous l'orthographe Laubinie).
(5) Il est cependant possible que certains documents adressés à M. Chevalier de Favars à Salers aient été attribués à tort à Jean Chevalier.
(6) Un quatrième enfant est mentionné par Jean-Louis dans la succession de Catherine Sarrauste, mais on n'en trouve aucune trace ailleurs.
(7) Chalvignac, canton de Mauriac.
(8) Voir JALENQUES (Joseph), "Un procès médico-légal au XVIIIe siècle ou un baptême sous condition. [A Salers. Après le décès de Magdeleine de Chevalier.]", dans Revue de la Haute-Auvergne, 1935, p. 1-9 (ADC : RHA 1935).

Informations sur l'acquisition :

Informations sur les modalités d'entrée
Don des exécuteurs testamentaires de M. Brou de Laurière (propriétaire de la maison Flaugeac à Salers) en août 2010, complété par un achat en mars 2012 grâce à une souscription lancée par l'association Aprogémère, 2012.
Historique de conservation :
Historique de la conservation
Au fur et à mesure que les branches familiales se sont éteintes, les archives ont été récupérées par les héritiers, ce qui explique que le fonds soit si complet. A chaque succession, les obligations dues au défunt étaient recouvrées ou renouvelées, et les procès en cours poursuivis : certains documents ne sont donc pas conservés parmi ceux de son producteur, mais parmi les archives des héritiers. Au XIXe siècle, un des membres de la famille a classé une partie du fonds. Seules les liasses cohérentes sont restées intactes.

Description :

Mise en forme :
Mode de classement
La cote 69 J ne regroupe qu'une partie des archives de la famille Chevalier, le reste étant encore en attente de classement ; les archives restant à classer viendront s'intégrer dans le plan de classement. Le répertoire suit la généalogie des Chevalier : chaque membre est suivi de son épouse (ou époux) puis de son fils aîné. Une fois la branche aînée terminée, les branches cadettes sont à leur tour décrites.
Par mesure de respect des fonds, les documents produits par les générations antérieures mais conservés parmi les archives de générations postérieures n'ont pas été mis à part, en particulier pour les procès et les comptes. En ce qui concerne les comptes, lorsqu'il apparaissait clairement que le document portait sur un domaine précis, il a été classé avec les autres archives de ce domaine. Cependant, la mention "compte " dans les archives personnelles ne comprend pas uniquement des comptes domestiques, les affaires personnelles et domaniales étant étroitement liées et apparaissant souvent à la suite dans un même document. De même, les archives des contributions payées pour les différents domaines n'ont pas été séparées. Quant aux procès, il n'a pas été possible de les classer par motif (c'est-à-dire de distinguer les procès portant sur des questions personnelles, domaniales ou autres), l'ordre alphabétique s'imposait. Si le dossier contenait des lettres ou des comptes, les documents sont restés à leur place. En revanche, les documents portant sur un procès mais trouvés à part n'ont pas été intégrés au dossier correspondant, notamment du fait que certaines lettres évoquent plusieurs procès. Pour finir, les successions sont placées soit dans les archives de l'héritier principal, lorsque celui-ci a été identifié et a produit lui-même des documents dans ce cadre, soit dans les archives du défunt.

Conditions d'accès :

Modalités d'accès Statut juridique Archives privées Communicabilité
Libres

Conditions d'utilisation :

Conditions d'utilisation
Libres

Langues :

Langue des unités documentaires: Français (quelques documents en latin)

Description physique :

Description physique: Document d'archives
62 articles



Support
Support: Papier
Métrage linéaire
Métrage linéaire: 4,90
Nombre d'unités de niveau bas
Nombre d'unités de niveau bas: 59

Références bibliographiques :

Bibliographie
AYMAR (Alphonse), "Un lieutenant général du bailliage des Montagnes d'Auvergne, au XVIIIe siècle [J. André de La Ronade], Démélés avec les seigneurs de Salers - Quelques échos de la vie courante à Salers vers le milieu du XVIIIe siècle...", dans Revue de la Haute-Auvergne, 1907, p. 457-487 (ADC : RHA 1907).
JALENQUES (Joseph), "Un procès médico-légal au XVIIIe siècle ou un baptême sous condition. [A Salers. Après le décès de Magdeleine de Chevalier.]", dans Revue de la Haute-Auvergne, 1935, p. 1-9 (ADC : RHA 1935).
TARTAUD-GINESTE (Cédric), L'histoire religieuse de Salers, paroisse de Haute-Auvergne, à l'époque moderne (1450-1795), Mémoire de maîtrise sous la direction de Monsieur Olivier Chaline, Université Paris IV - Sorbonne, 2002 (ADC : 4 BIB 843).

Observations :

Commentaire
Une généalogie réalisée par Lucie Dorsy et mise en forme par Madame Cheymol (APROGEMERE) est jointe en annexe.

Organisme responsable de l'accès intellectuel :

Organisme responsable de l'accès intellectuel: Archives départementales du Cantal

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