Inventaire d'archives : Hôpital Saint-Louis

Publication :

Assistance publique - Hôpitaux de Paris

Informations sur le producteur :

Saint-Louis (hôpital)
Les épidémies successives et leurs incidences à l'égard d'une population parisienne souffrante, trop nombreuse pour être soignée exclusivement à l'Hôtel-Dieu, conduisent Henri IV à fonder en 1607, aux confins de Paris, un lazaret pour recevoir les pestiférés. Il charge l'architecte Claude Vellefaux d'édifier un établissement dépendant de l'administration de l'Hôtel-Dieu voué à ne fonctionner qu'en période d'épidémie. L'hôpital reçoit le nom de Saint-Louis en souvenir du roi Louis IX mort de la peste à Tunis en août 1270. Conçu comme une annexe hors les murs de l'Hôtel-Dieu, il accueille ses premiers malades en 1616 et poursuit continûment son activité jusqu'en 1636. Il rouvre ensuite en 1651 pendant la Fronde, puis en 1670-1671, 1709-1710, 1729-1730 pour des épidémies dites de scorbut. De 1731 à 1740, ses locaux servent de grenier à blé. En 1749, on y enferme les mendiants et vagabonds qui errent dans Paris. De 1754 à 1767, il devient une annexe régulière de désengorgement de l'Hôtel-Dieu. Finalement, le très grave incendie de ce dernier en 1772 et ses conséquences pour l'accueil des malades conduisent à l'affectation permanente de Saint-Louis à partir de 1773.
Pendant la Révolution, l'hôpital reçoit provisoirement le nom d'hospice du Nord. Alors que les grandes épidémies se raréfient, l'établissement continue cependant de soigner les malades contagieux, les scorbutiques et les convalescents et un arrêté du Conseil général des hospices civils de Paris du 27 novembre 1801 le spécialise définitivement dans le traitement des maladies syphilitiques et des affections cutanées. Il compte plus de 800 lits en 1802.
L'hôpital a joué un rôle essentiel dans le développement de la dermatologie au XIXe siècle et plusieurs médecins célèbres y ont exercé, à commencer par le Dr Jean-Louis Alibert, qui y fonde la première école de dermatologie du monde. En 1879, l'établissement accueille la chaire de clinique des maladies cutanées et syphilitiques de la faculté de médecine de Paris, confiée au Dr Jean-Alfred Fournier. En 1889, s'y crée la Société française de dermatologie. Une structure de soin avec une école destinée aux enfants teigneux ouvre en 1886, afin de leur éviter les longues absences scolaires qu'impliquait cette maladie très contagieuse. En 1894, elle prend le nom d'école Lailler, du nom de son fondateur. L'hôpital abrite en outre un musée des moulages (voir sources complémentaires), consacré notamment aux maladies de la peau et à la syphilis.
En 1900, l'hôpital Saint-Louis gère plus de 1 300  lits, près de 1 550 lits 1948, 1 337 en 1960. Outre la dermatologie, il commence à accueillir des spécialités chirurgicales et hématologiques. Totalement réaménagé grâce à la construction de bâtiments neufs dans les années 1980, le nouvel hôpital Saint-Louis compte 188 lits en 1996, et 570 lits en 1998, tandis que la partie historique abrite désormais les services administratifs.
Aujourd'hui, l'hôpital Saint-Louis regroupe, aux côtés de la dermatologie, sa spécialité historique, l'hématologie, la cancérologie, puis en complémentarité les unes avec les autres et dans le cadre d'un projet médical cohérent, d'autres disciplines telles que la chirurgie plastique, un pôle de transplantation d'organes et depuis 2012, le centre de traitement des grands brûlés de Paris.
Son architecture exceptionnelle lui a valu de multiples protections au titre des monuments historiques : le pavillon Gabrielle, le pavillon Bazin, la pharmacie et la cuisine actuelle ont été inscrits en 1937 ; divers bâtiments, en particulier ceux entourant la cour centrale, ont été classés en 1982, la chapelle en 1993 ; le bâtiment du musée de dermatologie a été inscrit en 1997, le puits en 2003 et le réservoir dépendant des eaux de Belleville, classé en 2006.
 

Informations sur l'acquisition :

Versements effectués à différentes dates.

Description :

Évolutions :
L'hôpital étant toujours en fonctionnement, le fonds est ouvert. Pour autant, certains versements font d'abord l'objet d'un premier traitement séparé, avant d'être intégrés dans le fonds.
Mise en forme :
Le plan de classement respecte, grosso modo, le cadre de classement des archives hospitalières défini par l'arrêté du 11 mars 1968. Sont notamment clairement séparées les archives administratives et les archives médicales : les premières permettent de suivre le séjour du patient dans l'établissement, tandis que les secondes procèdent de la prise en charge médicale de sa pathologie et des soins qui lui sont apportés.

Conditions d'accès :

Conformément à la règlementation en vigueur, en particulier :
- code du patrimoine, art. L. 213-1 et suivants pour les délais d'accès ;
- code des relations entre le public et l'administration, art. L. 311-9 à R. 311-15 pour les modalités pratiques ; art. L. 321-1 à L. 327-1 pour la réutilisation des informations publiques.

Ressources complémentaires :

Saint-Louis étant d'abord une annexe de l'Hôtel-Dieu, il est utile de consulter le fonds ancien de l'Hôtel-Dieu, en particulier les registres de délibérations du bureau de l'Hôtel-Dieu. L'inventaire sommaire des archives hospitalières antérieures à 1790 détaille le fonds ancien de l'Hôtel-Dieu et celui de ses annexes. Le catalogue des plans et dessins d'architecture du fonds de l'ancien Hôtel-Dieu de Paris, rédigé par Marcel Candille, permet l'accès aux documents figurés anciens.
Voir également l'inventaire des archives du Musée des moulages, conservé sous la cote 822W.

Références bibliographiques :

Se reporter aux références mentionnées dans le Guide des fonds des archives de l'AP-HP (1998).

Mises à jour :

2020
  • Reprise des notices, intégration de versements complémentaires.
  • Organisation :

    Nom de lieu :

    Identifiant de l'inventaire d'archives :

    FRAPHP075_SAINT_LOUIS

    Où consulter le document :

    Département des patrimoines culturels - Archives et Musées de l'AP-HP

    Département des patrimoines culturels - Archives et Musées de l'AP-HP