Inventaire d'archives : Archives communales déposées de Saint-Geniès-de-Fontedit (1500-1942)

Contenu :

Le fonds ancien déposé comprend deux compoix du XVIIème siècle et un atlas de compoix du XVIIIème siècle, ainsi qu'une collection de registres paroissiaux depuis 1622. A noter également, sous la cote 258 EDT 32, un cahier des biens nobles datant de 1790. Le fonds moderne (postérieur à 1790) couvre l'ensemble des domaines d'intervention de la commune. Il comprend notamment une collection de délibérations communales couvrant la période 1830-1928 et les actes d'état civil jusqu'en 1882. On notera également la présence de deux procès-verbaux de délimitation du territoire (1832-1833) sous la cote 258 EDT 92 ; et sous la cote 258 EDT 108, un plan d'exposition des festivités organisées à Béziers pour l'exposition universelle de 1892.

Cote :

258 EDT 1-114

Publication :

Archives départementales de l'Hérault
2017-2019
Montpellier

Informations sur le producteur :

Communauté de Saint-Geniès-de-Fontedit, paroisse Saint-Geniès, commune de Saint-Geniès-de-Fontedit.
Le village semble s'être constitué autour d'une église dédiée à Saint-Géniès (un martyr d'Arles du IIIe siècle) et d'une fontaine comportant un additum (sentence du pouvoir ou de la justice), frappé certainement à l'époque carolingienne. Au XIe siècle, la commune apparaît dans les sources sous diverses dénominations latines : Sanctum Genesium de Fontedicta, de Fontedicto et languedociennes : Sant Ginieis de Fontazeicha, de Fontarecha, puis Fountarecho. On la retrouve ensuite au XVIIe siècle sous les formes de Fontedict et Fontédit. Au XIXe siècle, elle prend le nom de "Saint-Géniès-le-Bas" jusqu'en 1988, où elle est renommée "Saint-Géniès-de-Fontedit". Au Moyen-Age, il existait deux confréries à Saint-Géniès-de-Fontedit : la Confrérie du Saint -Sacrement et la Confrérie des pélerins de Saint- Jacques. C'est à la même époque, plus précisément aux XIIIe - XIVe siècle que l'église paroissiale est constuite. Son clocher actuel est quant à lui plus tardif (XVIIe siècle). Il est reconstruit et vernissé en 1952, ce qui lui a donné sa couleur verte actuelle. Une charte en langue d'oc atteste l'existence d'une institution consulaire dès 1247. Cette institution est évelée au rang de Consulat au XVIIe siècle. Au XIVe siècle, la famille Thézan entre en possession des terres de Saint-Géniès-de-Fontedit et constitue un fief autour de son château, qui est en grande partie remodelé au XVIIe siècle. Les descedants Thézan obtiennent sous Louis XV le titre de marquis. La famille de Thézan - Saint-Géniès s'est éteinte en 1943. La chapelle Saint-Fulcrand, consacrée en 1843, constitue son tombeau.   A la période révolutionnaire, les citoyens se rassemblent au sein d'une société révolutionnaire : "la société patriotique". Jusqu'au XIXe siècle, l'activité économique de la communauté était essentiellement tournée autour de la triade méditéranéenne : culture de la vigne, de l'olivier et des grains, avant de céder à la monoculture de la vigne. 

Informations sur l'acquisition :

Dépôt de la commune en date du 02/06/2017 (entrée n°6388).
Historique de conservation :
L'ensemble des archives anciennes de la commune a été déposé ainsi que les archives modernes antérieures à 1919.

Description :

Évolutions :
Fonds ouvert.
Mise en forme :
Selon le cadre de classement de 1926.

Conditions d'accès :

Selon les lois et règlements.

Conditions d'utilisation :

Se référer au règlement de la salle de lecture.

Description physique :

3.57 ml

Ressources complémentaires :

Séries d'archives concernant l'Ancien Régime (Avant 1789) L'Ancien Régime n'ignore pas les documents statistiques et l'on peut consulter, dans la série C (Administration de la Province de Languedoc) les enquêtes qui présentent souvent un aspect descriptif. La série C réunit les archives des administrations provinciales (intendance, subdélégations, etc.) qui ont régulièrement donné ordre de dresser des tableaux économiques, sociaux et administratifs de la province de Languedoc. La série G (archives du clergé séculier) peut apporter d'utiles renseignements sur la vie de la paroisse notamment par le biais des visites pastorales (les procès-verbaux de l'inspection d'une paroisse par l'évêque ou un archiprêtre renseignent sur l'état des lieux et les objets du culte, mais aussi sur le nombre d'habitants des communautés et la situation générale). Il est aussi possible d'obtenir une estimation de la population d'un village ou d'une ville à partir des registres paroissiaux (collection du greffe conservée en sous-série 3 E). Ceux-ci permettent d'étudier de nombreux aspects de la vie : noms de famille, choix des prénoms, domiciles, professions, instruction, choix des parrains et marraines... Enfin, la justice locale et seigneuriale peut être abordée par la série B qui conserve, entre autres documents, les archives des justices ordinaires (sous-série 10 BP).   Séries d'archives concernant la période révolutionnaire (1790-1800) Une étude portant sur la période révolutionnaire implique la consultation de la série L notamment celles des municipalités de canton, des comités de surveillance et des sociétés populaires. En sous-série 1 Q (Domaines nationaux), on pourra identifier les acquéreurs des biens nationaux et on trouvera des listes d'émigrés, de prêtres déportés, de condamnés et de détenus.   Séries d'archives concernant la période moderne (1800-1940) Pour cette période, il est essentiel de dépouiller les dossiers issus des bureaux exerçant la tutelle préfectorale sur les communes, classés en série O (Administration et comptabilité communale, 1800-1940). La sous-série 1 O rassemble la comptabilité communale, la sous-série 2 O les travaux de construction et d'entretien sur les équipements communaux (mairie, école, église et presbytère, halles, etc.) et les acquisitions/aliénations des biens communaux, le bornage ; ces dossiers sont pourvus de pièces techniques et de nombreux plans ; ils peuvent compléter les éventuelles lacunes des fonds communaux. En 3 O on trouvera des renseignements sur les chemins vicinaux et la voirie urbaine. En 4 O, on peut retrouver l'origine de certains biens donnés ou légués à la commune, à la paroisse, aux établissements hospitaliers et de bienfaisance, aux établissements culturels (musées). Pour la délimitation géographique, l'érection, la fusion de communes, il faut se reporter à la sous-série 1 M (administration générale) que l'on complétera avec la sous-série 3 P (cadastre) pour l'évolution de la propriété foncière communale (notamment sa répartition, la nature des cultures, les moulins, les maisons). Pour l'étude de la population, les sous-séries 3 E (Etat civil) et 6 M (Recensement de population) sont incontournables. La sous-série 6 M est essentielle pour le chercheur en histoire locale puisqu'elle regroupe les recensements de population, les statistiques démographiques, les mouvements de population, les archives relatives à l'émigration, l'immigration et aux naturalisations. La sous-série 1 R (Recrutement de l'armée) contient des listes d'appel des classes et les registres matricules militaires. L'histoire politique d'une commune peut être abordée par la sous-série 3 M : on trouvera notamment les dossiers des élections municipales. La série S Travaux publics constitue également une source essentielle en ce qui concerne les ponts, la navigation intérieure, les travaux hydrauliques ou bien les carrières et mines. Les archives relatives aux établissements scolaires sont quant à elle conservées en série T. On trouvera aussi dans cette série les inspections et les récolements des archives communales ainsi que les monuments historiques et les affaires culturelles. Enfin, les séries V (Cultes) et X (Assistance et prévoyance sociale) regroupent les fonds des conseils de fabrique et des bureaux de bienfaisance.   Série W concernant l'époque contemporaine (depuis 1940) Les bordereaux de versement des administrations permettent de poursuivre l'étude entreprise pour la période postérieure à 1940.   Iconographie Les documents figurés comprennent tout aussi bien des cartes et plans, des gravures et dessins anciens, des reproductions photographiques, des collections de cartes postales.   Archives privées Les archives personnelles, familiales et seigneuriales sont regroupées dans les séries J et E. Les archives d'érudits locaux qui permettent d'éclairer l'histoire de la commune, sont regroupées dans la série F. On consultera notamment les cotes : - 11 F 112, Saint-Geniès-de-Fontédit. - "Relevé des mariages célébrés à Saint-Geniès-de-Fontédit de 1676 à 1792", par Philippe Bedos (1990). - 1 J 1680, Usuel d'un compoix de Saint-Géniès-de-Fontédit en occitan, comprenant des mutations de propriété en marge (XVe siècle). - 163 J, Fonds des registres de catholicité de l'Évêché de Montpellier (1790 - 1952). -  203 J 75, Dénombrements, (1376-1389), f° 144 Bernard Siffré de Saint-Gervais, fief à Saint-Geniès-de-Fontedit. - 248 J, Fonds des coopératives de Saint-Géniès-de-Fontédit (1924 - 1969).   Archives notariales Les Archives départementales conservent également les archives des études notariales. Conservés en sous-série 2 E, ces documents fournissent de précieuses informations sur la vie des habitants. On retrouve également parfois dans ces fonds des archives communales telles que des compoix ou des délibérations consulaires.   Bibliothèque des archives Les Archives conservent également les bulletins paroissiaux et les bulletins municipaux de la commune.

Références bibliographiques :

BARTHES Henri. Saint-Geniès de Fontédit ou Sant-Ginièis de Fountarecho : des origines au XVIIIe siècle.- Saint-Geniès-de-Fontédit : H. Barthès, 1991.- 407 p. (Archives départementales de l'Hérault, coté BIB 2875) MAURIN AC. Saint-Geniès-le-Bas : mémorial paroissial.- Montpellier : Impr. de la charité, 1939.- 66 p. (Archives départementales de l'Hérault, coté BRA 904) RODRIGUEZ Lionel. Saint-Geniès-de-Fontedit d'après le compoix de 1559. In : Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers 2002-2003, 9e série, vol. 7 ; pp. 21-28 (Archives départementales de l'Hérault, coté PAR 1313) TEISSERENC Charles. Saint Géniès-le-Bas en Languedoc de l'an 800 à nos jours. Béziers : [s.n.], 1990. 158 p. (Réseau des médiathèques Montpellier Méditerranée Métropole, coté OC944.840SGE)

Organisme responsable de l'accès intellectuel :

Archives départementales de l'Hérault

Mises à jour :

  • Création de l'instrument de rechercher suite à l'entrée n°6388
  • 2017
  • Finalisation de l'instrument de recherche
  • 2019

    Identifiant de l'inventaire d'archives :

    FRAD034_258EDT

    Où consulter le document :

    Archives départementales de l'Hérault

    Archives départementales de l'Hérault