Inventaire d'archives : CNAHES. Sous-fonds de l'Union nationale des Associations Régionales pour la Sauvegarde de l’Enfance et de l’Adolescence...

Institution de conservation :

Archives nationales

Titre :

CNAHES. Sous-fonds de l'Union nationale des Associations Régionales pour la Sauvegarde de l’Enfance et de l’Adolescence inadaptées (UNARSEA) - Association Française pour la Sauvegarde de l’Enfance et de l’Adolescence inadaptées (AFSEA) (1945-1985)

Contenu :

Sommaire :
  • AS/208(XXXIII)/1-AS/208(XXXIII)/11. UNAR. 1946-1964.
  • AS/208(XXXIII)/12-AS/208(XXXIII)/14. AFSEA. 1965-1985.
  • AS/208(XXXIII)/14 (suite)-AS/208(XXXIII)/21. Accords de travail. 1948-1970.
  • AS/208(XXXIII)/22. ANEJI (Association nationale des éducateurs de jeunes inadaptés). 1949-1982.
  • AS/208(XXXIII)/22 (suite). Relations entre la Fédération bretonne et les autres ARSEA. 1945-1962.

Identifiant de l'unité documentaire :

AS/208(XXXIII)/1-AS/208(XXXIII)/22

Identifiant de l'inventaire d'archives :

FRAN_IR_054679

Type :

inventory

Mises à jour :

  • Converted_apeEAD_version_2015-06-SNAPSHOT
  • Publication :

    Archives nationales (France).
    2015
    Pierrefitte-sur-Seine

    Conditions d'accès des documents :

    Librement communicable.

    Conditions d'utilisation :

    Reproduction sur autorisation du CNAHES.

    Ressources complémentaires :

    Archives nationales site de Pierrefitte :
    • 208 (I) AS. Jacques Guyomarc’h.
    • 208 (II) AS. ANEJI.
    Sources imprimées :
    • Sauvegarde , Sauvegarde de l’enfance, Cahiers du CTNERHI.
    • JOUBREL Henri, Ker Goat, le salut des enfants perdus , Paris, éd. Familiales de France, 2e éd., 1947, 168 p.

    Informations sur l'acquisition :

    Dépôt de Yann ROLLIER, du CREAI de Bretagne, au CNAHES le 6 septembre 2002.
    Historique de conservation :
    Ce fonds a été déposé à la Bibliothèque universitaire d'Angers. Il a été ensuite déposé en 2005 au Centre des archives du monde du travail à Roubaix (CAMT) en vertu d’une convention de partenariat signée le 22 juillet 2002 par le ministère de la Culture et de la Communication, le ministère de la Justice et le ministère des Affaires Sociales, du Travail et de la Solidarité. Il a été transféré aux Archives nationales en 2014.

    Références bibliographiques :

    Ouvrages généraux :
    • BARRAL Catherine, Paterson Florence, STIKER Henri-Jacques, CHAUVIÈRE Michel, L’institution du handicap. Le rôle des associations, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2000, 415 p.
    • CHAUVIERE Michel, L’enfance inadaptée : l’héritage de Vichy, Paris, Editions ouvrières, 1987, 320 p.
    • RENOUARD Jean-Marie, De l’enfant coupable à l’enfant inadapté. Le traitement social de la déviance juvénile, Paris, éd. du Centurion, (coll. Païdos Histoire), 1990, 199 p.
    Ouvrages spécialisés :
    • GARDET Mathias, « L’enfance irrégulière au coeur des institutions. Ker Goat / Belle-Ile : deux centres mythiques », Le temps de l’histoire, juin 2002, n° 4, pp. 157-168.
    • GARDET Mathias, « La protection de l’enfance et de l’adolescence en Bretagne dans les années 1940 : un montage original ? », Le temps de l’histoire, octobre 2000, n° 3, pp. 207-229.
    • LAFON Robert, Et si je n’avais été que psychiatre, Montpellier, A.C.T.I.F., 1980, 518 p.
    • MEIGNANT Pierre, Les associations régionales de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence, Thèse : doctorat de droit, Nancy, 1960, 443 p.
    • SCHILLIGER Alexandra, Les congrès de l’UNAR (1949-1964), carrefours de l’enfance inadaptée, entre recherche et reconnaissance, mémoire de maîtrise d’histoire contemporaine option archives, Université d’Angers, 2003, 195 p. (mémoire réalisé à partir du fonds 24 C, disponible au CAPEA).
    • VEDELAGO F., « Évolution idéologique du travail social, analyse de contenu des congrès de l’UNAR puis de l’AFSEA, 1956-1977 », in Les cahiers du CTNERHI, 1981, n° 13, pp. 7 à 23.
    Informations sur le producteur :
    UNAR
    L’Union nationale des associations de la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence est une association de type loi de 1901, regroupant autour d’elle des “associations régionales” à l’organisation originale, qui sont les seules à siéger à ces conseils, du moins au début. Ses statuts sont déposés le 4 juillet 1948 et ils paraissent au Journal Officiel les 14 et 15 mai 1949. Elle a été constituée afin de permettre aux ARSEA d’être représentées au niveau national et d’entretenir un dialogue avec les ministères et particulièrement celui du ministère de la Santé publique et de la Population. Elle a donc comme mission l’établissement de contacts avec les ministères, la participation à la diffusion et à la rédaction de la revue Sauvegarde avec l’ARSEA de Paris, la création d’un centre de documentation et d’information, la mise en place de contacts avec les autres association régionales du secteur, la représentation dans les manifestations internationales et enfin la préparation de congrès. Ces derniers sont l’une de ses principales activités. Ils se sont déroulés entre 1949 et 1964, chaque année dans la ville d’une des ARSEA, et constituent des points de rassemblements qui ont pris peu à peu de l’importance, jusqu’à regrouper plus de mille cinq cents personnes pour les derniers. L’UNAR est surtout un organe technique de recherches qui se veut rassembleur. Mais en même temps, que se déroulent d’importantes réformes dans le secteur de l’action sociale, et après des essais, l’UNAR disparaît. En fait, l’arrêté du 22 janvier 1964 marque la transformation des ARSEA en CREAI. Le CTN et l’AFSEA sont tous deux issus de l’UNAR.
    AFSEA
    Avec la création et la mise en place du centre technique national en 1964, ainsi que la disparition des ARSEA en faveur des CREAI, renforcés sur leurs moyens techniques, l’UNAR se voit directement concurrencés dans son domaine. Pour beaucoup cadres de l’UNAR, ses réformes sont ressenties comme une sorte d’injustice. Afin d’éviter de faire double emploi avec ces nouvelles réalisations, l’UNAR est transformée en AFSEA lors de l’assemblée générale du 9 mai 1965. Puisque ce fait lui avait été reproché, cette association nationale s’ouvre vers d’autres associations ou personnes. Ces buts sont la participation et l’aide à l’application de la nouvelle réforme, la conservation de l’union des “associations de sauvegarde” quelque soit son caractère territorial et aussi la coopération au niveau national avec les différents partenaires possibles qu’ils soient publics ou privés.
    Par rapport à ceux de l’UNAR, les objectifs de l’AFSEA sont revus à la baisse. Cependant, elle continue à organiser des congrès et surtout des journées d’études. Mais, à partir de 1978, les archives de l’AFSEA deviennent inexistantes à part un dossier datant de 1985, et comme la partie sur l’UNAR, celle-ci est divisée en deux avec pour thème l’organisation et les activités de l’AFSEA. En fait, l’AFSEA ne disparaît pas, elle est même reconnue d’utilité publique en 1987. Elle change de nom en 1997 pour devenir l’Union nationale des associations de sauvegarde de l’enfance de l’adolescence et des adultes.
    Les Accords de Travail Éducateurs et les Accords de travail des directeurs
    La question de la formation et des conditions de travail du personnel des établissements qu’elles gèrent ou bien qui leur sont affiliés, est une source de préoccupations et d’études pour les “associations de la sauvegarde”. Lors des premiers congrès de l’UNAR, des recherches sont faites à ce sujet, l’élaboration d’une convention collective est même tentée mais sans résultat. Bientôt, étant donnée la difficulté d’un tel objectif, il est décidé de ne s’occuper que de la formation et des conditions de travail des éducateurs. Après une longue préparation de plusieurs années en lien avec l’ANEJI, principale association représentant la profession, les accords de travail ARSEA-ANEJI sont signés en 1958 en présence des directeurs des deux ministères de la Justice et de la Santé, constamment consultés aux cours des pourparlers. Ils sont inspirés du statut du personnel de l’Education surveillée. Et, ils ne concernent au début que le personnel des “associations régionales”, mais leur portée est peu à peu étendue grâce à des mesures d’extension qui sont ici répertoriées dans cette partie. Ces accords entraînant l’assimilation d’éducateurs non diplômés au statut d’éducateurs spécialisés, sous certaines conditions, un important travail de reclassement mis en place. De nombreux professionnels constituent des dossiers de candidature, que l’on retrouve aussi ici, pour obtenir cette reconnaissance assortie d’avantages. Les protagonistes des accords de travail éducateurs ont essayé de suivre la même lancée pour les directeurs, mais avec beaucoup mois de succès. Cette partie, d’ailleurs, ne concerne que leur préparation et aucune suite n’a été retrouvée. Là aussi, la préparation a pris plusieurs années en raison des différents points de vue qui se confrontent ; mais ici, il s’est rajouté un problème supplémentaire : la question de l’association représentant les directeurs, l’ANEJI et l’ADEEI sont en concurrence. De longs débats s’instaurent. Mais au final, ces accords de travail directeurs n’aboutissent qu’à des accords régionaux provisoires. Ces accords de travail sont aussi intéressants car ils nous montrent la place des “associations nationales de sauvegarde”. Il est en effet possible de constater que ces décisions passent par les ARSEA et non par l’UNAR, qui reste en retrait.
    L’ANEJI (Association Nationale des Éducateurs de Jeunes Inadaptés)
    L’association nationale des éducateurs de jeunes inadaptés s’est constituée le 15 juillet 1947 à Marly-le-Roi à l’issue du stage annuel du Service de sauvegarde des Éclaireurs de France. Cette association est formée autant par des éducateurs salariés que pour des éducateurs occupant maintenant des postes de direction d’établissement. Ces buts sont de fédérer le personnel éducatif, d’entretenir des contacts avec les pouvoirs publics dans ce but, d’uniformiser les conditions de travail, ainsi que de valoriser la profession grâce à l’élaboration d’un statut des éducateurs et à une certaine sélection des membres de l’association. Elle met en place aussi un fichier des mouvements des éducateurs dont nous avons un extrait ici après l’organisation et les activités de l’ANEJI. En fait, ce sont de véritables règles de déontologie et une philosophie de la vocation qu’elle veut prôner. L’association s’est dissoute en 1993 et ses archives ont été déposées au CAPEA au Centre des archives du monde du travail à Roubaix.
    La Fédération bretonne et les autres ARSEA
    Les dix premières “associations de sauvegarde de l’enfance inadaptée” sont nées sous le régime de Vichy entre 1943 et 1944 : Toulouse en janvier 1943, Lyon et Clermont-Ferrand en mars de la même année, Montpellier en mai, Paris et Grenoble en novembre, Lille en décembre, Rennes en mars 1944, Orléans en avril et Nancy en juin. Certaines autres ont déjà pris des contacts, mais ne seront officialisées qu’après la guerre. Elles sont seize en 1946, viennent donc s’ajouter en janvier cette même année Angers et Marseille, Strasbourg en mars, Poitiers en juillet, Dijon dans ces environs et Bordeaux en décembre. Enfin Rouen est la dernière à se constituer en janvier 1947. En 1949, ils sont à nouveau seize du fait de l’absorption de Grenoble par Lyon. Elles ont au départ très peu de contact et mais essaye de se faire connaître par l’envoi de leurs statuts, de leurs activité…

    Description physique :

    4 mètres linéaires ; 49 boîtes d'archives.

    Lieu de conservation :

    Pierrefitte-sur-Seine

    Organisme responsable de l'accès intellectuel :

    Archives nationales de France