Inventaire d'archives : Culture ; Radio-France (1945-2001)

Institution de conservation :

Archives nationales

Contenu :

Sommaire
Maîtrise de Radio-France, formation musicale de la radiodiffusion (RDF, RTF, ORTF, Radio-France), 1945-2001. Art 1 : Formation de la maîtrise, 1945-1946. Art 1 (suite)-11 : Fonctionnement de la maîtrise, gestion du personnel, corps enseignant, 1945-1999. Art 12-57 : Formation des élèves, 1945-2001 (20-51 : Liste, fiches et dossiers des élèves). Art. 58-88. Activité musicale, 1945-2000. Art. 89 : Débouchés des élèves, études sur la maîtrise, 1945-2001
INTRODUCTION
Le fonds d'archives analysé dans cette brochure provient de la Maîtrise de Radio France. Ce chœur d'enfants, qui est une des plus anciennes écoles à avoir proposé une scolarité à mi-temps, constitue l'une des quatre formations permanentes de Radio France attachées à la Direction de la Musique (Orchestre National de France, Orchestre Philharmonique, Chœur et Maîtrise de Radio France). La Maîtrise a été créée en 1945 par Henry Barraud, Directeur de la Musique à la Radiodiffusion Française (RDF) et Maurice David, Inspecteur général de l'Instruction Publique et Directeur des Services d'Enseignement de la Seine, mais la décision officielle de sa création date du 29 avril 1946. L'objectif principal de ce projet, en 1945, était de faire progresser le niveau des chanteurs en France et de former des choristes professionnels capables d'alimenter les chœurs de la Radiodiffusion.
Créé initialement pour accueillir une cinquantaine d'élèves, ce chœur d'enfants en a compté certaines années plus de cent et en compte actuellement plus de quatre-vingts. Les élèves sont aujourd'hui encadrés par un directeur musical qui est chef de chœur, une administratrice et son adjointe, une surveillante, un régisseur et onze professeurs de musique.
La Maîtrise a occupé, de sa fondation à la rentrée scolaire 2001, une partie des locaux de l'école de garçons de la rue Robert Estienne, située dans le huitième arrondissement de Paris. Cette école se trouvait à proximité de studios de la RDF avant l'inauguration, en 1963, de la Maison de la RTF (Radiodiffusion Télévision Française), avenue du Président Kennedy, dans le seizième arrondissement. La Maîtrise est cependant l'un des seuls services à ne pas avoir été intégré à la Maison ronde après son ouverture car il n'était pas possible d'y accueillir quotidiennement des enfants. Depuis la rentrée scolaire de 2001, elle se trouve installée dans les locaux du lycée La Fontaine, dans le seizième arrondissement, et rassemble à nouveau l'ensemble des élèves de la Maîtrise, comme à l'origine. Les enfants, de la 6e à la Terminale, sont ainsi scolarisés dans le même établissement que celui où se déroulent les cours musicaux, alors que pendant plusieurs années les élèves ont suivi l'enseignement général dans différents collèges et lycées parisiens. Ce déménagement au lycée La Fontaine datant seulement de septembre 2001, les archives de la Maîtrise ont donc principalement été conservées dans les locaux de la rue Robert Estienne.
Plusieurs facteurs ont précipité assez récemment l'organisation du transfert des archives de la Maîtrise au Service d'Archives écrites (SAé) de Radio France : l'imminence du déménagement de la Maîtrise dans de nouveaux locaux, des demandes de consultations réitérées et l'intérêt de ce fonds d'archives historiques, qui remonte à la création.
Les modes d'entrée du fonds au Service d'Archives écrites de Radio France
Les archives de la Maîtrise ont fait l'objet de cinq versements au Service d'Archives écrites, entre avril 2000 et juillet 2001, versements pour lesquels un numéro de versement différent a été attribué. Les archives des trois premiers versements couvraient la période allant de 1945 à 2000, il s'agissait essentiellement de dossiers administratifs, représentant un total de 35 mètres linéaires (ml.). Les documents des deux derniers versements allaient de 1945 à 2001 et constituaient au total 2,5 ml. Il s'agissait essentiellement de bandes sonores d'enregistrements ou de concerts réalisés par la Maîtrise, de costumes de scène, d'affichettes, de plaquettes et de photographies.
L'ensemble de ces cinq versements (sans élimination) représentait untotal de plus de 37 mètres linéaires. Hormis les affiches qui étaient conservées pliées dans les boîtes, les archives dans l'ensemble n'ont pas trop souffert des conditions dans lesquelles elles ont été conservées à la Maîtrise pendant plus de 50 ans. Cependant il peut être important pour l'histoire de ce fonds de signaler que le fonds d'archives qui se trouvait rue R. Estienne a été, avant d'être rapatrié au SAé, plusieurs fois consulté tant par l'administration productrice que par des chercheurs ou d'anciens élèves. Il en a résulté un certain désordre dans quelques dossiers.
Ce fonds est essentiellement composé d'archives écrites papier, mais on y trouve également des affiches, des photographies, des bandes -comme les derniers versements le montrent- des programmes, des partitions, des échantillons de tissus servant de présentation avant l'achat de costumes de scène et les esquisses des modèles croqués au crayon.
Aucun bordereau de versement n'a été rédigé par la Maîtrise lors du rapatriement des archives au SAé. Un récolement détaillé a donc, dans un premier temps, été effectué afin de réaliser un plan de classement de l'ensemble de ces cinq versements, puis, dans un second temps, cet instrument de recherche a été rédigé. Il s'agit d'un répertoire numérique qui donne une description détaillée de chaque article.
Dates extrêmes du fonds
Les dates extrêmes du répertoire numérique des archives de la Maîtrise sont celles des cinq versements, elles vont de 1945 à 2001. Les archives les plus récentes de cette période n'ont cependant pas été intégralement versées par la Maîtrise car elles sont encore utilisées par l'administration. Elles feront l'objet de versements ultérieurs à l'issue de leur période d'utilité courante. Les dossiers des dernières années sont donc lacunaires. Les premiers dossiers de cette institution sont eux aussi incomplets mais parce que plus anciens.
Durant les 55 ans d'activité de cet ensemble vocal, il est difficile de cerner des ruptures importantes. L'organisation structurelle du recrutement des élèves, des études et des concerts, semble être restée presque identique à celle des premières années même si, d'une part, les objectifs de départ de la Maîtrise ont changé et, d'autre part, l'écho de cette formation musicale à mi-temps -première du genre en France n'a plus la même résonance aujourd'hui par rapport aux années 1950-1970. Les modifications connues par cette institution sont donc davantage contextuelles et conjoncturelles. Bien qu'il soit trop tôt pour évoquer la façon dont la Maîtrise va évoluer dans les prochaines années et pour prévoir des changements dans le fonctionnement de cette formation vocale, il peut être utile d'indiquer que les derniers professeurs à avoir connu les fondateurs de cette école sont partis à la retraite dans les années 1990.
Présentation du fonds de la Maîtrise
La présentation de ce fonds suit l'ordre du plan de classement.
Création de la Maîtrise
Une des richesses de ce fonds est de posséder les documents qui remontent à la création de la Maîtrise. Ces premiers documents de 1945 montrent les différentes étapes du projet puis de la création de la Maîtrise. Sont ainsi conservées des lettres d'Henry Barraud, Directeur de la Musique à la RDF, dans lesquelles sont expliquées les nécessités pour la Radiodiffusion de posséder un chœur d'enfants professionnels. Des documents manuscrits de Jean Planel, qui proviennent de l'Association Jean Planel et qui se trouvent dans le fonds de la Maîtrise, montrent également que les trois premiers professeurs de la Maîtrise ont contribué à la mise en place des structures de fonctionnement de la Maîtrise. Il s'agit de Jean Planel, chanteur et professeur de chant, qui se charge des premiers cours de technique vocale à la Maîtrise, de son frère Robert Planel, Grand Prix de Rome et Inspecteur de l'Enseignement musical, qui enseigne le solfège et la culture musicale, et enfin de Marcel Couraud chargé de la direction du chœur.
Le fonds contient également la décision officielle du 29 avril 1946, du Directeur Général de la RDF, Wladimir Porché, qui entérine la création de la Maîtrise.
Cettepremière partiea fait l'objet d'une analyse fine et précise dans la mesure où chaque pièce de ce dossier constitutif de la création de la Maîtrise est identifiée. La description des autres dossiers du fonds est moins détaillée.
Le fonctionnement administratif de la Maîtrise
Comme toute institution, la Maîtrise possède des documents qui éclairent non seulement ses aspects administratifs mais également organisationnels.
La correspondanceconservée dans ce fonds représente une source importante d'informations sur les activités de ce chœur, tant scolaires que musicales. On y trouve par exemple, surtout pour les trois premières décennies, outre du courrier départ, quelques lettres de compositeurs ou d'hommes politiques, quand la Maîtrise s'est adressée à eux.
Les archives surles locauxpermettent d'aborder les questions de répartition des responsabilités et des frais, entre la Ville de Paris et la Radiodiffusion, lorsque des travaux sont réalisés dans la partie de l'école de la rue Robert Estienne réservée à la Maîtrise. L'occupation des locaux de cette école repose sur un accord tacite, reconduit tous les 9 ans, entre la Direction de l'Enseignement de la Seine, la Préfecture de la Seine et la RTF. À partir du début des années soixante dix, un projet de convention commence à être rédigé entre la Ville de Paris et la Radiodiffusion au sujet des locaux. Ces archives montrent la complexité des rapports qui existent entre ces trois institutions qui se partagent chacune une part des responsabilités : l'Éducation nationale, la Ville de Paris qui possède les locaux scolaires et enfin la Radiodiffusion publique, de la RDF à Radio France, qui gère ce chœur d'enfants et d'adolescents professionnels.
Les archives concernantle budgetde la Maîtrise sont lacunaires et souvent conservées sous forme de notes manuscrites pour les dossiers les plus anciens. Ceux-ci se divisent en deux parties. L'une est relative au budget nécessaire au paiement des professeurs et l'autre au budget consacré au fonctionnement artistique pour l'année.
Pour financer les manifestations musicales, deux partenaires, voire davantage, se relaient :
-la Radiodiffusionassume le financement des achats de costumes de scène, de partitions, la rémunération des professeurs de musique et celle des responsables administratifs de la Maîtrise [NOTE Mais les budgets de la Maîtrise ne sont pas tous conservés dans le fonds et font l'objet, quand ils sont conservés, de dossiers souvent confus (brouillons).]
-l'Association des Amis de la Maîtrise, créée en 1947, contribue également aux besoins de la Maîtrise. Cette dernière a en effet pour mission la promotion de la Maîtrise et sert d'intermédiaire pour certaines opérations financières. Cette association à but non lucratif perçoit une partie de l'argent des prestations offertes par la Maîtrise, pour le réemployer au profit exclusif de la Maîtrise. Elle aide ainsi à financer certaines tournées, des déplacements, des places de concert à des parents, rétribue des professeurs de langue ou contribue à payer les demi-pensions de certain(e)s élèves. Les archives de cette Association font donc partie intégrante du fonds de la Maîtrise. Elles ont cependant fait l'objet d'un grand tri lors du classement car de nombreuses factures et notes de frais encombraient les dossiers de cette association.
Les archives concernant lepersonnel enseignantde la Maîtrise sont relatives à leur recrutement, leur carrière (contrat et renouvellement de contrat) et leur rétribution. La Maîtrise est une école convoitée par les professeurs de musique. Les lettres de candidature spontanée des professeurs, musiciens ou chefs de chœur connus le prouvent [NOTE Les chefs de chœur de la Maîtrise sont chronologiquement les suivants de 1945 à 2001 : Marcel Couraud, Jacques Besson, Jacques Jouineau, Jean Michaut, Henri Farge, Karel Aerts, Michel Lasserre de Rozel, Marie-Claude Vallin, Denis Dupays, Toni Ramon. Le nom des professeurs ayant été assistants du chef de chœur ou ayant ponctuellement dirigé la Maîtrise ne sont pas cités.] . Le fonds possède d'ailleurs un important dossier relatif au recrutement d'un nouveau chef de chœur, organisé en 1989 [NOTE Celui relatif au recrutement de l'actuel chef de chœur Toni Ramon, recruté pour septembre 1998, ne se trouvait pas encore dans le fonds lors de la rédaction de ce répertoire.] (cf. article 10).
Le corps enseignant est souvent composé soit d'anciens élèves de la Maîtrise devenus professeurs soit de professeurs de musique titulaires de la Ville de Paris, détachés à la Maîtrise. Les contrats de travail des professeurs et leurs renouvellements annuels sont nombreux dans le fonds mais les dossiers individuels de personnel ne sont complets que pour les premiers professeurs de la Maîtrise [NOTE Ils comportent encore des informations d'ordre confidentiel. Ce sont de véritables dossiers de carrière composés des fiches individuelles de renseignements et des originaux des contrats.] . Cependant, il n'existe pas les dossiers de Jean et Robert Planel et de Marcel Couraud. Tous les dossiers dont les dates extrêmes sont définitives, portent la mention « complet ». Lorsque les dossiers de personnels sont lacunaires et que les dates d'exercice des professeurs à la Maîtrise ne correspondent pas aux dates extrêmes de leur dossier présent dans le fonds, ils portent la mention « incomplet ». L'équipe pédagogique de cette école est assez stable, à l'exception de quelques crises ponctuelles dont on trouve trace dans les lettres des parents à l'administration. Ils s'émeuvent de l'effet de cette instabilité sur l'attitude et le comportement de leurs enfants [NOTE Cf. à ce propos le dossier des archives de l'Association des parents d'élèves et anciens de la Maîtrise de Radio France, article 11.] .
Les professeurs sont rétribués par la Radiodiffusion. Le fonds contient de nombreux documents relatifs à la rétribution des professeurs même lorsque ces professeurs ne donnent que ponctuellement des cours aux élèves de la Maîtrise [NOTE Comme les professeurs de mise en scène, amenés à travailler avec les élèves pour les représentations chantées et jouées d'opéras tels qued'Offenbach,de Mozart ou encorede Purcell.] . Cependant les documents relatifs à la rémunération des enseignants sont parfois mêlés aux dossiers de préparation des budgets de la Maîtrise (cf. supra), le nombre d'heures de chaque professeur étant comptabilisé tous les mois.
Le fonds contient également des documents relatifs aux relations entre l'administration, les professeurs et laDirection de la Musique. L'administration de la Maîtrise est conviée à participer aux réunions de concertations de la Direction de la Musique, comme toute autre Formation Permanente. Elle correspond également avec la Direction de la Musique lors de litiges avec des professeurs ou avec l'Association des parents.
Il existe en revanche peu de documents qui reflètent les relations de la Maîtrise avec leMinistère de l'Education nationale ou la Direction des Services de l'Enseignement de la Seine. Ces informations se trouvent soit dans des dossiers relatifs aux locaux de la Maîtrise (cf. supra) soit dans ceux de l'article 54 quand la Maîtrise demande la création de classes primaires à horaires aménagés ou refuse la délocalisation des premières classes de collège, vers le collège Octave Gréart (Paris 8e arrondissement). Quant aux relations que la Maîtrise a entretenues avecl'Association des Amis de la Maîtrise, elles sont mentionnées à la fois dans les dossiers relatifs à la préparation des tournées et voyages de la Maîtrise et essentiellement dans les propres archives que cette association a laissées à la Maîtrise. S'y trouvent d'abord les statuts et modifications de statuts de l'Association qui définissent la nature des relations que cette Association a eu avec la Maîtrise, puis les archives de tenue de leur compte et les contrats qui liaient l'association à Radio France. La Maîtrise a également des relations avecl'association de parents d'élèvesdepuis sa création en 1984. Il arrive toutefois que ces dossiers soient parfois mêlés avec ceux des réunions parents-professeurs de début d'année scolaire.
Scolarité des élèves
Depuis la création de la Maîtrise, les cours de musique (polyphonie, technique vocale, solfège, histoire de la musique) ont toujours lieu l'après-midi alors que ceux du matin sont réservés à l'éducation générale.
Dans le fonds de la Maîtrise, l'organisation, le fonctionnement des études et les objectifs pédagogiques et musicaux de la Maîtrise peuvent s'étudier à partir :
- des brochures et plaquettes de présentation du fonctionnement de la Maîtrise. Pour constituer ces plaquettes, l'administration a parfois fait appel à des musiciens célèbres. Il existe quelques précieux autographes de chefs de chœur ou de compositeurs comme Poulenc, Messiaen, Schmitt, Milhaud, Landowski, Kodaly ou Dutilleux, qui félicitent la Maîtrise de l'interprétation de leurs œuvres et des qualités vocales de ce chœur dans certaines plaquettes de présentation des activités et qualités de la Maîtrise, notamment celle réalisée en 1952-1953 (cf. article 12)
- de ses règlements intérieurs
- des rares projets pédagogiques
- des dossiers qui contribuent à une réflexion sur la singularité de cette école comme modèle de réussite d'école à horaires aménagés
- des procès-verbaux des réunions des professeurs (intitulés longtemps « conseils des professeurs ») et des réunions parents-professeurs.
Si le dossier relatif à l'étude des méthodes d'éducation musicale en Hongrie -article 12- existait initialement dans le fonds, d'autres dossiers comme ceux qui rassemblent des règlements intérieurs ou ceux qui traitent de l'organisation des études à la Maîtrise et qui ont pour objet les « programmes d'études et projets pédagogiques » ont été constitués.
L'étude de l'organisation des études à la Maîtrise à travers ces premiers articles 12 et 13 n'est pas exhaustive, elle peut aussi se faire à partir desemplois du temps, très changeants à cause du calendrier des productions musicales, des dossiers des examens et des dossiers de recrutement.
Les dossiers relatifsaux examenssont composés, d'une part, d'un article sur la rétribution et le nom des membres des jurys d'examen et, d'autre part, de dossiers concernant le type des épreuves données lors des examens, indiquant les titres des morceaux chantés lors des examens, les notes obtenues par les élèves et donc les décisions du Directeur Général de garder ou de licencier les élèves en fonction de leur réussite aux examens. Ces examens ont été longtemps enregistrés mais il n'existe pas de trace de ces enregistrements (bandes ?) dans le fonds de la Maîtrise. L'étude des dossiers d'examen des élèves peut être complétée par lesdossiers d'élèves et leur bulletin de notes. Il semble que presque tous les dossiers d'élèves aient été conservés.
Les dossiers relatifs à l'organisation desconcours de recrutementsont composés de documents relatant les campagnes de publicité organisées auprès des écoles du département de la Seine ainsi que de documents tels que des communiqués de presse ou d'antenne annonçant les modalités et les dates du concours d'entrée. Le fonds dispose aussi des listes de la majorité des noms des enfants auditionnés depuis la création de la Maîtrise, grâce notamment aux photocopies de documents provenant de l'Association Jean Planel, donnant des renseignements rédigés par Jean Planel, sur les premiers enfants auditionnés en 1945. Une fois admis, les enfants étaient officiellement titularisés par une décision du Directeur Général de la Radiodiffusion.
Pour l'ensemble de leurs prestations, les enfants ou jeunes filles de la Maîtrise perçoivent uneindemnitéproportionnelle au nombre de concerts effectués. Le montant des rémunérations relevait des décisions du Directeur Général. L'indemnité était et continue d'être versée sur un livret de caisse d'épargne et reste indisponible jusqu'à l'âge de 16 ans. Les élèves sont donc sous contrat avec la Radiodiffusion. Leur participation à des concerts et enregistrements commence à être contrôlée à partir de 1963 par laDirection de l'Aide Sociale à l'Enfance et de la Protection de la Jeunessedevenue maintenant laCommission de l'emploi des enfants mineurs de la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales de Paris. Elle vérifie tous les ans si le nombre de concerts effectués par an n'est pas trop élevé. L'administration de la Maîtrise est ainsi tenue d'envoyer les enfants passer une visite médicale devant le médecin du travail et doit aussi faire contrôler par des phoniatres la voix des jeunes chanteurs, ce envers quoi la Radiodiffusion s'était engagé dès 1945.
Le fonds permet également d'observer les relations que la Maîtrise entretient avec lesdifférents établissements scolairesdans lesquels les élèves suivent un enseignement général le matin. L'administration de la Maîtrise est tenue de prévenir les directions de ces établissements lors de modifications d'emplois du temps ou d'absences du fait des activités musicales.
Elle échange également avec les parents une correspondance abondante sous forme denotespour les tenir au courant des changements d'emplois du temps, de répétitions, des règles internes à respecter, des projets musicaux envisagés, et obtenir des parents des élèves encore mineurs, leur autorisation pour toutes sorties ou déplacements.
Ces enfants sont membres à part entière de la Radiodiffusion durant leurs études. Ils bénéficient donc de certains avantages réservés aux salariés de la Radiodiffusion et de son comité d'entreprise, notamment pour les séjours de vacances et les cadeaux distribués à Noël. Desstages musicauxsont aussi proposés aux élèves, stages à la fois d'études et de repos. L'ensemble de ces activités se trouve dans la partie du plan de classement intitulé «activités parascolaires» dans la mesure où elles revêtent un caractère facultatif.
Enfin, le fonds contient des dossiers relatifs aux activités musicales de ce chœur d'enfants.
Production musicale
Le répertoire de la Maîtrise est présenté de manière globale par des fichiers et des listes récapitulatives. Ces listes ont été régulièrement mises à jour au cours des cinquante ans de fonctionnement de la Maîtrise. Il existe aussi dans le fonds unrépertoirede l'ensemble des bandes d'émissions et de concerts enregistrés (1952-1970), conservé antérieurement à la phonothèque de l'ORTF et maintenant à l'INA. Cependant, les disques, voire les films réalisés sur la Maîtrise, à l'exception d'une bande, dont il est parfois question dans la correspondance, ne figurent pas dans ce fonds. Ces sources non écrites sont conservées par l'Institut National de l'Audiovisuel (INA), le service de Documentation des émissions musicales ou la discothèque de Radio France.
Untableau ou un rapportannuel des activités musicales récapitule l'ensemble des productions de la Maîtrise. Ces documents offrent une vue synthétique de chaque année sur le plan musical.
Le détail par saison musicale des différents dossiers depréparation des concertset enregistrements de la Maîtrise est ensuite exposé. Bien que les premiers dossiers de préparation des concerts de la Maîtrise ne soient pas tous conservés, le fonds possède la trace des premières prestations de la Maîtrise.
Ces dossiers depréparation des concerts, émissions et tournéesde la Maîtrise sont composés de lettres, notes échangées entre la Maîtrise et les organisateurs des concerts, de la documentation relative aux productions, des conventions entre la Maîtrise et les producteurs, qui mentionnent les contacts établis en amont pour réaliser ces manifestations. Dans certains dossiers figurent également les listes des élèves qui participent aux concerts ou enregistrements, les autorisations parentales et notes aux parents les informant du calendrier des répétitions ou de la tournée. Pour certains voyages de longue durée à l'étranger, il existe parfois des comptes rendus de voyage. Un des plus complets est celui fait après la tournée de la Maîtrise en Israël en 1958. Les retombées médiatiques de ce voyage sont lisibles dans les lettres de remerciements et de félicitations reçues de l'ambassade d'Israël et d'hommes politiques célèbres après réception du compte rendu de ce voyage. On trouve également dans ces dossiers l'aspectpromotionnel de ces productions, à travers les affiches, les tracts et programmes des concerts. Si les programmes des concerts donnés par la Maîtrise ont été épargnés par le temps, les affiches sont en revanche moins nombreuses. La plus ancienne affiche mentionnant un concert de la Maîtrise remonte à 1955, ce qui ne signifie pas que des affiches précédant cette période n'aient pas été éditées. En outre, pour certaines périodes (1959-1962, 1967-1977, 1984-1988, 1993-2000), les affiches n'ont pas été conservées.
Les deux dossiers relatifs à lacélébration des quinzième et cinquantième anniversairesde la Maîtrise ont été mis à part, dans la mesure où ces événements ont suscité des manifestations extraordinaires qui ne seraient pas apparues dans l'énoncé général des dossiers de préparation des saisons musicales.
Suivent après les dossiers de productions, les affaires traitées par lerégisseurde la Maîtrise. Ce dernier s'occupe de la distribution des costumes, de la commande et distribution des partitions. Quelques partitions ont été laissées dans le fonds lorsqu'il s'agissait de partitions à usage pédagogique.
Des documents de presse, des photographies, des témoignages de compositeurs, chefs d'orchestre ou plus marginalement d'admirateurs ont été conservés. De nombreuses coupures de presse, voire de véritables revues de presse après des concerts ou des tournées ont été constituées. Elles remontent à 1945 et couvrent toute la période.
Débouchés après la Maîtrise et études sur la Maîtrise
Des documents traitent aussi desdébouchés professionnelséventuels après la Maîtrise. Dans les premiers textes, les fondateurs ont prévu de réserver une place dans les chœurs de la Radiodiffusion. Mais ce parcours n'est pas envisageable pour tous les élèves de la Maîtrise. La question des débouchés et de la réorientation vers une autre carrière est donc posée dans certains documents. Les archives de l'Ensemble Vocal Féminin (EVF) et des Djinns (groupe de variété du début des années soixante composé uniquement d'anciennes « maîtrisiennes ») ne s'inscrivent dans ce fonds que si l'on considère que toutes les chanteuses sont d'anciennes élèves de la Maîtrise et que certaines, membres à la fois de l'EVF et des Djinns sont tenues par leur contrat de chanter avec la Maîtrise quand les productions de celle-ci le demandent. Il arrive que pour les élèves les plus brillantes, l'administration de la Maîtrise ait usé de son influence auprès de producteurs musicaux, jusque dans les années soixante. Mais les passerelles envisagées pour les élèves moins douées n'ont pas été une réelle préoccupation de l'administration [NOTE Ces préoccupations deviennent davantage celles des associations de parents (Cf. article 11).] même si des projets allant dans ce sens ont été périodiquement rédigés. La possibilité d'obtenir un baccalauréat général tout en suivant une scolarité à mi-temps a néanmoins élargi les devenirs des anciennes maîtrisiennes.
Le fonds conserve aussi des documents qui mentionnentdes études réaliséessur la Maîtrise.
Le traitement opéré sur le fonds
Les archives à détruire
Ont été retirés du fonds pour être détruits :
. les papiers administratifs, les listes d'élèves, les répertoires, existant en double, triple voire davantage d'exemplaires, les brouillons et photocopies illisibles ou sans importance et dont les originaux se trouvent dans le fonds
. les factures dont la Durée d'Utilité Administrative (DUA) avait atteint 10 ans ainsi que les relevés d'identité postaux et les devis postérieurs à 10 ans
. les dossiers de gestion des cartes oranges RATP
. les 3 disquettes informatiques 5 1/4 pouces datant de 1990-1992, illisibles, dont l'ensemble des données se trouve dans le fonds. La liste des données inscrites sur ces disquettes a cependant été conservée
. les feuilles de présence des élèves par semaine et par classe
. les photocopies des fiches d'État civil des dossiers des visites médicales
. les fiches des partitions reçues et rendues par la Maîtrise à la Bibliothèque d'orchestres et les fiches sur lesquelles sont inscrits les numéros des partitions attribuées aux élèves, jusqu'en 2000
. les fiches de renseignements des candidats non admis au concours de recrutement de la Maîtrise, alors que les listes de l'ensemble des candidats ont été conservées afin de connaître le nombre de personnes qui se présentait chaque année
. une partie des dossiers de candidature des chefs de chœur-programmes et listes exhaustifs de leurs prestations antérieures- lors du recrutement d'un nouveau chef en 1989
. les dossiers individuels de rémunération des élèves, constitués des photocopies des lettres-chèques fournisseurs qui servaient à payer les élèves de plus de 16 ans. L'identité de chacune des choristes rémunérées directement par un chèque est conservée dans les dossiers relatifs au versement des indemnités des élèves. Ces copies de chèques fournisseurs seront éliminées à l'issue de la DUA de 10 ans. Le bordereau d'élimination des factures, lettres-chèques fournisseurs ou relevés d'identités postaux est consultable au SAé, il porte le numéro d'élimination 481W.
L'ensemble des archives destinées à être détruites représente un total de près de 5 ml..
Les archives retirées du fonds mais conservées au SAé ou à la Bibliothèque d'orchestres
L'ensemble des réponses aux questions des délégués du personnel de 1990 à 1996, les notes d'informations de la RTF-ORTF appelés Radiale sous Radio France, propres à l'ensemble des services de la Radiodiffusion publique, de 1962 à 1999, ainsi que des brochures de présentation générale de cette institution ont été extraites du fonds pour rejoindre les collections du SAé.
Les programmes, tracts et brochures qui existaient en plusieurs exemplaires ont été également retirés du fonds, un seul exemplaire ayant été laissé dans le fonds, les autres exemplaires classés et consultables au Service d'Archives écrites.
Enfin, l'ensemble des affiches, affichettes annonçant les concerts de la Maîtrise, toutes les planches des croquis des costumes de scène proposés à l'administration lors de leur renouvellement, l'ensemble des bandes sonores, la matrice du tampon de la plaquette des Djinns, les autographes des compositeurs de l'article 12 ainsi que la majorité des photographies de la Maîtrise ont été retirés du fonds et sont consultables au Service d'Archives écrites [NOTE L'ensemble de ces documents reste au SAé dans la perspective de leur prochaine exploitation et de leur mise en valeur : numérisation des affiches et exposition sur la Maîtrise.] .
. Toutes les affiches et les croquis des couturiers des costumes de scène sont signalées par un fantôme. Ce dernier est placé à l'endroit que l'affiche occupait quand elle se trouvait dans le dossier. Une liste des cotes des fantômes figurant à la fin du répertoire numérique situe l'ensemble des fantômes placés dans le fonds.
. Des photocopies des autographes des compositeurs sollicités par la Maîtrise lors de la rédaction d'une plaquette de présentation de la Maîtrise, en 1952-1953, ont été mises à la place de ces notes manuscrites.
. Les photographies et diapositives ne possèdent pas de fantômes. Elles ont été classées par année au Service d'Archives écrites, un échantillon représentatif de chaque période a été laissé dans le fonds, ainsi que les doubles de certaines photos.
Les partitions qui se trouvaient dans le fonds de la Maîtrise ont également été retirées et rendues à la Bibliothèque d'orchestres de Radio France, sauf lorsqu'elles avaient un intérêt pédagogique - morceaux donnés lors des examens, exercices de solfège, partitions étudiées en analyse, morceaux chantés par les petites classes préparatoires ou en cours de technique vocale. Les partitions rendues sont des livrets d'opéras, des extraits d'œuvres nécessitant la participation d'un chœur d'enfants, des polyphonies a cappella. L'ensemble de ces partitions est édité et librement accessible, les titres de ces œuvres se trouvent dans les listes du répertoire de la Maîtrise et dans les dossiers de préparation des concerts effectués par la Maîtrise. Les partitions rendues à la Bibliothèque d'orchestres représentent un total de près d'un mètre linéaire d'archives sans compter un ancien et précieux répertoire des œuvres vocales qui lui a aussi été donné.
Enfin, une partie des archives associée initialement au fonds, car faisant partie des cinq versements, a été retirée du fonds. Il s'agit des deux boîtes du groupe vocal des Baladins des Champs-Élysées, ainsi que de l'ensemble des 22 boîtes issu du « passif Calberson » sur les Djinns et l'Ensemble Vocal Féminin et de la boîte issue de la Direction des Programmes et Services Musicaux au sujet de la Maîtrise entre 1967 et 1976. Ces archives ont été retirées du fonds puisque elles ne sont pas issues de la Maîtrise. Les archives sur les Djinns et l'EVF qui se trouvaient à la Maîtrise, rue R. Estienne, sont restées dans le fonds. Ainsi, les boîtes extraites du passif Calberson feront l'objet d'un autre classement et d'un autre versement. Elles restent intéressantes à consulter comme sources complémentaires. Ces 25 boîtes représentent un ensemble de 2,10 ml.
L'intérêt historique du fonds
Différentes études peuvent être entreprises à partir de ce fonds : musicologiques, sociologiques, pédagogiques, historiques etc.
1)Étude musicologique sur l'évolution du répertoirede la Maîtrise en 50 ans d'existence, l'influence de l'époque sur le choix du répertoire, la part du répertoire folklorique, sacré, lyrique. Le rôle de la Maîtrise dans la création contemporaine (comme commanditaire et interprète).
2)Etude sociologiquesur l'évolution des milieux d'origine des enfants de la Maîtrise et sur l'audience de la Maîtrise :
a. évolution des milieux sociaux dont sont issus les enfants de la Maîtrise, à quelle population s'adresse effectivement la Maîtrise (lors de la création de la Maîtrise, les enfants étaient peut-être de milieux plus modestes qu'ils ne le sont aujourd'hui ( ?), les fiches de renseignements peuvent servir de source pour cette étude comparative)
b. impact de ce chœur auprès du public, les raisons de ses succès et de celui rencontré par le groupe des Djinns
c. étude des évolutions du recrutement (les crises de recrutement étant liées aussi bien à des raisons internes -départ de chefs de chœur- que sociologiques).
3)Etude pédagogiquesur les structures et les contenus de l'enseignement dispensé à la Maîtrise.
a. fonctionnement de cette école, une des premières formations à mi-temps, école et chœur professionnel d'enfants, première maîtrise laïque.
b. durée moyenne des études à la Maîtrise et débouchés.
c. évolution des méthodes d'enseignement de la musique, de la technique vocale, du niveau musical, en s'appuyant sur les dossiers relatifs aux examens, aux projets pédagogiques, aux listes des manuels de solfège utilisé. Cette école peut être comparée à d'autres maîtrises.
4)Étude historique : le rôle de la Maîtrise en tournée à l'étranger. Lors de ses voyages en Israël, en Europe de l'Est (Hongrie, Pologne, URSS, Tchécoslovaquie), dans les années cinquante, soixante et soixante dix, elle représente la « voix » de la France à l'étranger. Les jeunes filles donnent des concerts en présence de personnalités, ce qui donne un caractère diplomatique à ces voyages qui aboutissent parfois à des échanges avec d'autres chœurs.
5)Etude des rapports entre la Radiodiffusion et la Maîtrise, sous plusieurs aspects :
a. le rapport de la Maîtrise avec les autres formations musicales de la radio et les problèmes d'intégration des élèves de la Maîtrise dans les rangs du Chœur.
b. le statut de la Maîtrise par rapport à la radio (part du budget, part de son autonomie dans les décisions qui la concerne, dans les choix du répertoire).
Ce versement 20020001 consultable au CAC peut être éclairé par d'autres archives de la Maîtrise, conservées au Service d'Archives écrites :
- lesdocuments iconographiques et manuscrits : affiches, affichettes, photographies, diapositives, croquis des costumes de scène des élèves de la Maîtrise et ses échantillons de tissus, autographes de compositeurs
- lesdocuments audiovisuels : bandes sonores, cassettes et bande d'un film de la Maîtrise datant de la RTF aux cotes de versement 16AV (l'ancienne cote du versement des bandes du 3/7/2001 est le n° 465W) et 17AV (l'ancienne cote du versement des bandes du 16/7/2001 est le n° 467W)
- les costumes de scène de la première moitié de la décennie 1990.
Elsa-Hasnia Quétel, Service d'Archives écrites de Radio France Décembre 2001

Identifiant de l'unité documentaire :

20020001/1-20020001/89

Identifiant de l'inventaire d'archives :

FRAN_IR_009953

Publication :

Archives nationales
2002

Informations sur le producteur :

Radio France

Ressources complémentaires :

SOURCES COMPLEMENTAIRES DU FONDS DE LA MAITRISE DE RADIO FRANCE
Fonds classés de Radio France consultables :
- au Centre d'Accueil et de Recherche des Archives Nationales (CARAN)
Versement n° 1990-18(à la section des Archives nationales) : « Archives de l'Administration des Services artistiques. Fonds de l'Administration des formations musicales, relatifs aux musiciens de la Radiodiffusion française pendant et après la deuxième guerre mondiale. Dossiers'Artistes musiciens juifs frappés d'interdiction','épuration administrative pour faits de collaboration', 'Comité dit « de la Guillotine » institué par la loi du 25 juin 1947, 1941-1954 ». coteF43 170 à 172
- au Centre des Archives Contemporaines (CAC) de Fontainebleau
Versement n° 1990532 : « Archives de l'Administration des Services artistiques. Régie générale des Orchestres et des Chœurs, RDF, RTF, ORTF, 1942-1975 ».
Versement n° 1990286 : « Archives de la Régie générale des Orchestres et des Chœurs, Administration des Services artistiques, RDF, RTF, ORTF, Radio France 1951-1987 ».
Versement n° 19940001 : fonds microfilmé « Grilles de programmes définitifs de la Radiodiffusion (RDF, RTF, ORTF, Radio France, 1948-1993) et de la Télévision (ORTF/ chaînes 1, 2, 3 et émissions régionales, 1973-1974), 1948-1973 ».
Versement n° 19960162 : fonds microfilmé « Grilles de programmes définitifs de la Radiodiffusion (RDF, RTF), 1947-1950 », (complément du fonds microfilmé n° 19940001).
- au Service d'Archives écrites de Radio France
Les grilles de programmes définitifs de la Radiodiffusion (RDF, RTF, ORTF, Radio France) sont consultables aussi au SAé :
soit sur microfilm, 1947-1993
soit sur papier, 1950-2001.
Fonds des Conservatoires Nationaux Supérieurs de Musique de Paris et de Lyon, du Conservatoire National de Région de Paris et de l'Opéra de Paris
Fonds documentaires consultables au Service d'Archives écrites de Radio France
- Collection des bulletins « Radio Informations-Documentation Bulletins intérieurs de la RTF », 1948-1964
- Annuaires du spectacle : « Théâtre, Cinéma, Musique, Radio, Télévision », 1951-1972
- Brochures de présentation générale de la RTF et de l'ORTF, 1960-1967
- « Saisons musicales », 1975-2001
- « Mélomane », journal des concerts de Radio France, 1992-2001
Fonds documentaires du Service de la Documentation musicale de Radio France
- 4 dossiers sur la Maîtrise (de la RTF à Radio France) composés de coupures de presse, brochures de présentation de la Maîtrise, communiqués d'antenne, tableaux d'activités de la Maîtrise, répertoire des œuvres enregistrées par la Maîtrise
Fonds en cours de classement au Service d'Archives écrites de Radio France
- fonds iconographique de la Radiodiffusion (affiches, plaquettes, brochures, autocollants etc.), notamment l'affiche du quinzième anniversaire de la Maîtrise : « La Maîtrise chante son 15e anniversaire », RTF, 1962 (cf. annexe)
Fonds non classés au Service d'Archives écrites de Radio France
- du passif « Calberson », les boîtes :
. n° 2422 : « archives de la Direction des Programmes et Services Musicaux, au sujet de la Maîtrise et de ses professeurs, 1967-1976 »
. n° 1673, à propos du film tourné sur la Maîtrise « une école pas comme les autres » réalisés en 1975, 1974-1975
. n° 1680, à propos du trentième anniversaire de la Maîtrise, 1976-1977
. n° 810 et n° 813 à 833, de l'Ensemble Vocal Féminin et des Djinns.
- revues de presse de la Maîtrise de 1945 à 1964 (composée de coupures de presse, tracts, plaquettes, invitations, programmes de concerts)
- fonds de l'atelier graphique de Radio France, versement au SAé n° 173W, boîte n° 48, dossier n° 175, dossier de préparation de plaquettes et dépliants pour la Maîtrise en 1983-1984.
Fonds sonores
- de la Phonothèque de l'INA, fichier manuel
. au mot-matière « interprète » 389 fiches répertorient des enregistrements de la Maîtrise qui vont de 1947 à 1981
. au mot « œuvres, musique chorale, musique vocale ou musique religieuse », il est fait mention de concerts donnés par la Maîtrise
. au nom propre de professeurs ou de dirigeants de la Maîtrise
- référencés au fichier central de Radio France, dans le fichier manuel à la rubrique « ensemble musical », 11 émissions sur la Maîtrise, de 1970 à 1987, dans lesquelles des personnes de l'administration ou des professeurs présentent l'organisation des études à la Maîtrise ou annoncent les prochains concerts. 6 enregistrements sur les 11 sont consacrés à la commémoration du trentième anniversaire
- référencés au Service de la Documentation des émissions musicales, 39 émissions sur la Maîtrise sont passées sur les ondes de 1987 à 2000, certaines pouvant diffuser des émissions plus anciennes
- base de données Access réalisée en 2001 par M.-L. Ragot, des enregistrements de la Maîtrise à partir d'une partie des références de la Phonothèque de l'INA (base de données disponible au SAé)
Fonds photographiquede Radio France, Photothèque de la Présidence de Radio France (responsable : Annie Anasse, en 2001)
Fonds associatifsde l'Association des Anciens élèves de la Maîtrise de Radio France (AMRF) et de l'Association Jean Planel
Sources orales
Les témoignages d'anciens élèves, de professeurs et d'administrateurs anciens ou actuels, sont une source importante d'information, notamment des professeurs qui sont restés plus de trente ans à la Maîtrise, comme Monique Verdier, Roberte Kiehl, Jacques Jouineau etc.

Références bibliographiques :

BIBLIOGRAPHIE COMPLEMENTAIRE DU FONDS DE LA MAITRISE DE RADIO FRANCE
Ouvrages sur la musique :
Beltrando-Patier M.-C. (sous la direction de), Histoire de la musique, Paris, Bordas, 1988 (nouvelle édition)
Honegger M. et Prévost P. (sous la direction de), Dictionnaire des œuvres de l'art vocal, en 3 tomes, Paris, Bordas, 1991
Articles et ouvrages sur la Maîtrise et les Djinns :
Articles
« La Maîtrise, une cinquantenaire toujours jeune, vue par la presse de l'époque en 1946 »,Les Cahiers d'histoire de la Radiodiffusion, numéro 50, septembre-décembre 1996, pp. 160-162
Pradalié R., « A l'écoute de la Maîtrise, de 1946 à 1983 », Les Cahiers d'histoire de la Radiodiffusion, numéro 2, mars 1983, pp. 18-25
Pradalié R., « Les Djinns de 1959 à 1965 »,Les Cahiers d'histoire de la Radiodiffusion, numéro 24, octobre 1989, pp. 33-36
Ouvrages
Jacquin A.-M.,La Maîtrise de Radio France, Université de Paris-IV Sorbonne, mémoire de maîtrise de musicologie, 1988
Quétel E.-H.,Rapport de stage de DESS d'archivistique sur le fonds de la Maîtrise de Radio France au Service d'Archives écrites de Radio France d'avril à juillet 2001, août 2001 (disponible au SAé)
Quétel E.-H.,Répertoire numérique en cours et récolement du fonds de la Maîtrise de Radio France, août 2001 (disponible au SAé)
Tuai F. -G. et Ragot M.-L.,La Maîtrise de Radio France, école de la voix, école de la vie, Paris, Direction de la Musique de Radio France, mars 2001
Ouvrages sur les maîtrises :
Curau J.-C.,La maîtrise de la cathédrale de Monaco, 1920-1971, Université de Nice, mémoire de maîtrise d'histoire, 1994
Gout A.,Histoire des maîtrises en occident, Paris, Ed. Universitaires, 1987
Larmignat P. -J.,Contribution à l'histoire de la Maîtrise de Rouen, Université de Rouen, mémoire de maîtrise, 1992
Pinguet F.,Les Écoles de la musique divine, Lyon, A cœur joie, 1987
Poirier J.,La Maîtrise de la cathédrale d'Angers : 600 ans d'histoire, Angers, 1983
Ouvrages sur Radio France et la musique à Radio France :
Ouvrages sur la radio  :
Jeanneney J.-N.,L'écho du siècle, dictionnaire historique de la radio et de la télévision en France, Paris, Hachette littérature, 1999
Prot R.,Dictionnaire de la radio, Grenoble, PUG, INA, 1997
Ouvrages sur la musique à Radio France
Clément M.,Chœurs de Radio France1935-1963, Paris, Direction de la Musique de Radio France, 1997
La musique à Radio France, Direction de la Musique de Radio France, 1995
Cantagrel Go (sous la direction de),L'Orchestre national de France, l'album anniversaire 1934-1994, Paris, Radio France, 1994

Localisation physique :

Pierrefitte

Mises à jour :

  • Converted_apeEAD_version_2015-06-SNAPSHOT
  • Organisation :

    Activités :

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