Registres matricules numérisés et indexés

Registres en ligne, indexés, présent dans le Grand Mémorial
Registres en ligne, indexés, présent dans le Grand Mémorial

 

Quelques cas particuliers

 

L'Alsace et la Moselle

Allemands de 1871 à 1918, les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin n'ont pas tenu de registres matricules. Après leur retour à la France en 1919, ils ont ouvert des registres matricules pour suivre la carrière et les obligations militaires (notamment dans la Réserve) des conscrits redevenus Français. Les registres conservés par ces trois départements sont donc beaucoup moins détaillés que ceux disponibles dans les autres départements, et ne concernent que les soldats ayant survécu à la Première Guerre mondiale.
Dans le cas particulier des Alsaciens-Lorrains qui ont combattu sous l’uniforme allemand et qui ont survécu au conflit, les registres matricules peuvent néanmoins être très efficacement complétés par les dossiers de demande de carte ou de retraite du combattant, instruits par l’Office national du combattant à partir de 1927. Le Bas-Rhin a indexé plus de 80 000 de ces dossiers, dont 70 000 concernent des combattants de la Grande Guerre.
Les matricules des Alsaciens-Lorrains s'étant engagés dans l'armée française sont conservés dans les départements où ils se sont enrôlés.

 

La petite et la grande couronne parisienne

Les départements de la petite et de la grande couronne parisienne – Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d'Oise – qui n'ont été créés qu'en 1964, ne conservent pas de registres matricules. Il faut chercher les informations qui les concerne dans les départements de Paris, de la Seine-et-Marne et des Yvelines, qui conservent les registres des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise.


Les Archives nationales d'outre-mer

Les matricules des Français résidants dans l'empire colonial, en Algérie, à Saint-Pierre et Miquelon, à la Réunion, en Guyane, en Nouvelle-Calédonie, dans les Comores et dans la Polynésie française sont conservés par les Archives nationales d’outre-mer (ANOM) à Aix-en-Provence. Ces matricules concernent uniquement les personnes disposant du statut de citoyen français au moment de leur recrutement ou celles ayant obtenu ultérieurement la citoyenneté française (NB : les matricules de la Guadeloupe et de la Martinique sont conservés dans les services d'archives départementales concernés).

Le Maroc et la Tunisie

Le Centre des Archives diplomatiques de Nantes (CADN) conserve les registres établis au Maroc et en Tunisie (territoires sous protectorat français jusqu'en 1956). Ces fiches concernent exclusivement les appelés de nationalité française, domiciliés à l’âge de 20 ans dans les territoires marocains et tunisiens.

 

Les combattants ne disposant pas du statut de citoyen français

Les registres relatifs aux recrues ne disposant pas du statut de citoyen français (quel que soit leur lieu de résidence) dépendent du ministère des Armées et sont conservés par le Service historique de la Défense (SHD) au Centre des archives du personnel militaire de Pau. Ces matricules rejoindront le Grand Mémorial lorsque le ministère des Armées les aura numérisés et indexés.

 

Pour aller plus loin