Article : Les sources sonores et audio-visuelles relatives aux Harkis

Maghzen devant le bureau de la SAS de Pirette 
Juin 1956
 

Cette page présente les principales sources sonores et audio-visuelles relatives aux Harkis qui sont conservées dans les services publics d'archives. Elles s'accompagnent d'une boîte à outils destinée aux services qui souhaiteraient se lancer dans une campagne de recueil de témoignages auprès des Harkis et de leurs familles, ou de ceux qui les ont cotoyés à un titre ou à un autre.

En effet, le rapport du préfet Ceaux « Aux Harkis, la France reconnaissante » (2018) préconise dans ses propositions 14 à 16 de « lancer une nouvelle campagne de recueil de témoignages […] pour parer à la disparition progressive de la génération des harkis "du feu" », en accordant « une attention particulière au recueil de témoignages des femmes » et en élargissant « le spectre de la collecte aux enfants de harkis ainsi qu’aux personnels civils et militaires de l’État et aux médecins spécialisés ayant eu à connaître des difficultés éprouvées par les harkis et leurs familles ». Le rapport incite tout particulièrement à poursuivre la collecte au niveau des archives départementales.

Cette page a donc un double objectif :

  • s'adresser au public qui souhaite consulter des documents sonores et lui faire connaître les principaux fonds concernés ;
  • aider les services d'archives à mettre en place une collecte de témoignages oraux.

Le mot Harki est utilisé ici dans son sens générique pour désigner l'ensemble des supplétifs ; la définition des différentes catégories de supplétifs est précisée en introduction du guide.

Pour plus de précisions, voir l'introduction du guide.

Maghzen de la SAS de Praxbourg [1958-1959] ©ANOM

Les principales sources orales et audio-visuelles

Les sources orales et audio-visuelles sont présentées par lieu de conservation. Certains témoignages sont directement disponibles en ligne. La plupart sont consultables sur place dans les institutions de conservation ; leur accès est libre ou bien soumis à l’autorisation du témoin (se renseigner).

Le ministère des Armées

Le Service historique de la Défense (SHD)

Le Service historique de la Défense dispose à Vincennes, à ce jour, d'une liste de 123 témoignages oraux de Harkis et plus largement de supplétifs. Ils sont pour la plupart issus d’enquêtes thématiques sur la guerre d'Algérie menées par le SHD et l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) ; sur le terrain, ce sont les délégués à la mémoire combattante et les coordonnateurs mémoire et communication des services départementaux de l’ONACVG qui ont mené ces entretiens avec d’anciens acteurs du conflit.

On retrouvera ces témoignages répartis dans les fonds suivants :

  • GR 5 K : ces témoignages sont issus d’une enquête lancée en 2004 à l’initiative du SHD et de l’ONACVG. Vingt-huit témoignages de Harkis ont à ce jour été identifiés. L’identification des autres supplétifs potentiels est en cours.
  • DE 2009 PB – Fonds Marinier : journaliste indépendant spécialisé dans les questions de tourisme, Gérard Marinier (décédé en 2010) a mené pour le compte du journal L’Ancien d’Algérie des entretiens oraux avec des personnes ayant participé à la guerre d’Algérie. Ce fonds contient principalement des témoignages de personnalités du monde politique, des médias ou de la culture. Cinq témoignages de Harkis ont été identifiés.
  • DE 2016 à DE 2019 PB : quatre-vingt dix témoignages ont été recueillis à l'issue d’une enquête qui a débuté en 2014.

Ces témoignages, classés par ordre alphabétique de département, font chacun l’objet d’une description à part entière. Ils sont consultables sur place en salle de lecture du SHD, librement ou après autorisation du témoin.

Consulter la liste des sources orales par département

 

©Service historique de la Défense

Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD)

L'ECPAD conserve à Ivry-sur-Seine de nombreux reportages photos et des films qui sont répartis dans plusieurs fonds.

Section d’Alger du Service cinématographique des Armées

Au sein de la production de la section d’Alger du Service cinématographique des armées (SCA, ancêtre de l’ECPAD), qui fonctionne jusqu’au milieu des années 1960, trois corpus se dégagent :

  • la série ALG : elle correspond à la plus grosse partie du fonds, qui a été réalisé entre 1945 et 1964. Les photographies en étaient très largement diffusées aux organismes de presse de l'époque. Les opérations de maintien de l'ordre de 1954 à 1962 y occupent une place importante, mais la vie d'unités très variées est aussi largement évoquée. Les images concernant les supplétifs algériens concernent pour partie la fourniture d’armes, la formation et l’entraînement (exemple ALG 59-444). On y trouve également des reportages sur les visites aux harkas d’officiers français ainsi que de personnalités politiques, la participation des formations de supplétifs aux cérémonies nationales comme le 14 juillet ou le 11 novembre. La participation des supplétifs aux actions de pacification, à la protection des populations et des biens est mise en avant, notamment pour ce qui touche aux harkas, aux moghaznis et aux sections administratives spécialisées (SAS) (exemple ALG 56-114). Le retentissement de certains événements est également documenté, comme la formation d’une harka après les massacres de Mechta Kasba (ALG 57-309). À la marge, les groupes d’autodéfense féminins sont également représentés, comme celui de Catinat (ALG 60-123). Un reportage concerne le départ pour la France du port de Bône (ALG 62-162).
  • la série F : les négatifs datent de 1947 à 1961, mais principalement en 1955 ; ensuite, deux reportages ont été réalisés en 1947, 63 en 1955 et 21 de 1956 à 1961. Les sujets concernant les supplétifs ne se différencient pas de la série ALG. On peut noter la préparation du défilé du 14 juillet à Paris en 1957 (F 57-223).
  • les films : le corpus filmique comprend les magazines réalisés par le service cinématographique des armées (Magazine militaire Algérie-Sahara, Magazine des Armées) et des films documentaires. Ces documents sont référencés SCA pour les films d’actualité et ACT pour les rushes. Ils répondent directement aux reportages photographiques : Magazine des Armées n°119 : 14 juillet sous le signe de l’Algérie en 1957 (SCA 131) ou 180 000 musulmans sur la vie quotidienne au bled et la mise en place de groupes d’autodéfense, en 1960 (SCA 196).

Archives du journal BLED

Ces photographies proviennent des archives du journal BLED qui était distribué aux appelés servant en Algérie, de 1956 à 1962. Il est très riche en ce qui concerne la vie quotidienne des unités, moins en ce qui concerne les opérations militaires. La collection est assez inégalement traitée et peut encore donner lieu à des découvertes. Les reportages sur la vie dans les harkas sont assez bien représentés. Mais on y trouve également l’incorporation des harkis (BLED 58-353), leur instruction militaire (BLED 59-292), des cérémonies et remises de décoration.

D’autres fonds méritent d’être signalés, même s’ils sont beaucoup moins riches sur l’histoire des supplétifs :

  • Diaporamas pour l’instruction des appelés : les diapositives de ce fonds sont organisées de manière à articuler un discours didactique en vue de la formation civique et morale des appelés. Elles mentionnent l’action des troupes supplétives et leur organisation (FILM FIXE ALG 013-01-1).
  • Fonds Marc Flament : le sergent-chef Marc Flament accompagna le colonel Bigeard au sein du 3e régiment de parachutistes coloniaux en Algérie de 1956 à 1960 mais aussi à Suez. La vie quotidienne, les combats des troupes aéroportées coloniales (principalement les 3e et 8e RPC), ainsi que les opérations de maintien de l’ordre durant la bataille d’Alger, constituent l'ossature thématique du fonds. L’état de description du fonds, encore assez sommaire, ne laisse apparaître que de manière marginale des photographies de troupes supplétives (FLAM 59-30-21).
  • Fonds Arthur Smet : le sergent-chef Arthur Smet documente la vie quotidienne au sein de son régiment, celle des populations algériennes, mais également les actions des commandos de chasse Georges et Cobra. On y trouve, outre des documents sur les SAS, des photographies concernant l’aide médico-sociale itinérante, au sein de laquelle officient des harkettes (D163-45).
  • Fonds Dominique Mestrallet : appelé du contingent, Dominique Mestrallet est affecté comme instituteur en Algérie, entre 1960 et 1962, dans une SAS. Dédié à des missions de contact dans un village de regroupement, auprès de la population algérienne, il s’attache à représenter son environnement (D191-4).

L’ECPAD conserve fort peu d’archives sur les Harkis en métropole, mais on peut noter tout de même deux reportages photographiques (exemple TAM DIA 928), et un film sur le camp Joffre Comment vivent les Harkis, de 1963 (SERIE 8328), ainsi que des rushes.
Les hommages et cérémonies commémoratives sont couvertes à la fois en vidéo depuis 2001 :  Première cérémonie en hommage aux anciens combattants Harkis (R 0105412 V) et en reportages photographiques depuis 1989 (1 989 383).

Voir aussi :

Le ministère des Armées présente par ailleurs en ligne un témoignage de Fatima Besnaci-Lancou, fille de Harki et historienne, arrivée à l’âge de 8 ans en 1962 au camp de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) avec sa famille (2mn 42) [Voir plus bas un deuxième témoignage de Fatima Besnaci-Lancou].

 

Centre d'instruction des harkis d'Hamman-Meskoutine, 1959
©Robert Antoine/ECPAD/Défense

 

Les Archives nationales

Les Archives nationales conservent dans le fonds du secrétaire d'État chargé des rapatriés (1980-1985) des reportages audiovisuels sur les conditions de vie des Harkis, plusieurs témoignages ainsi que des enregistrements d'émissions qui leur étaient destinées ; y figurent aussi des enregistrements de réunions des délégués régionaux du secrétariat d'État.

Le fonds du Comité d’orientation et de sélection des archives orales des préfets (ministère de l’Intérieur) contient un entretien avec le préfet Jean Morin, délégué général en Algérie entre 1960 et 1962 (2005, séquence 47, 1h), et un avec Jacques Pelissier, préfet de l’Aude entre 1960 et 1964, où il aborde la question de l’installation de Harkis dans des villages abandonnés et rénovés pour les accueillir (2005, séquence 25,10mn).

La campagne d'archives orales collectées par l’association Génériques (dissoute en 2018) a permis de recueillir des entretiens de trois militants associatifs : Daniel Duchemin, qui aborde l'aspect des foyers Sonacotra et les enfants de Harkis (1949-2013), Driss El Yazami, qui s'exprime sur les enfants de Harkis (1967-2013), et Saïd Merabti sur l'arrivée en France et l'engagement dans les associations de Harkis (1955-2013) [Voir plus bas un deuxième témoignage de Saïd Merabti]. Des cassettes audio ont été envoyées par des enfants de Harkis (1985), à l'appui de demandes de subvention, au Département chanson, jazz, musiques traditionnelles et pratique amateur de la Direction de la musique et de la danse (ministère de la Culture).

Enfin, on signalera le discours prononcé par le Président de la République Jacques Chirac à l'occasion de la journée d'hommage national aux Harkis le 25 septembre 2001 (14mn 55).

Maghzen de la SAS de Praxbourg [1958-1959] ©ANOM

 

Les Archives départementales

Les services d’archives départementales peuvent conserver également des sources orales. Nous en donnons quelques exemples.

Les Archives des Bouches-du-Rhône conservent des entretiens réalisés le 17 juillet 1981 avec des Harkis à Rosans (Hautes-Alpes) dans le fonds Jacques Windenberger (11 AV) ; ils témoignent de leur arrivée en février 1964 dans cette commune où ils sont logés dans des baraquements, avant d’être réinstallés dans des HLM en 1978. Saïd Merabti, fils de Harki, interrogé en 2009, est une figure locale de l'engagement militant en faveur des droits des Harkis (16 AV 1). 

Les Archives de l’Hérault conservent plusieurs témoignages recueillis de 1985 à 1992 dans le fonds de la phonothèque et de la vidéothèque de l'Office départemental d’action culturelle (ODAC) : Harkis venus s'installer autour de Montpellier dans la commune de Pérols (1771 W 885-889), enfants de Harkis à Lodève et Bachaga Si Ali Benhamida (1811 W). Sont conservés également l’interview du Bachaga Bouallem en 1990 (2 AV) et le témoignage d’un Harki en 2009, entré en France par voie maritime (2075 W, 34mn).

Les Archives du Var ont mis en ligne le témoignage de Malika Meddha, présidente de l’association Union des Harkis du Var, arrivée en France à l’âge de 10 ans dans des hameaux de forestage où son père était employé (2012, 24mn 54), et celui de Mouloud Belaïdi, forestier à l'Office national des forêts de Saint-Maximin à partir de 1966 (2012, 49mn 58).

Harkis devant des baraquements en France (s.d.)
©Photographe inconnu/ECPAD/Défense

Pour aller plus loin

Sont présentées ici des exemples de sources orales et audio-visuelles sur les Harkis conservées dans d’autres institutions ainsi qu’un certain nombre de films documentaires réalisés sur le sujet.

1) Témoignages oraux et reportages

La Contemporaine conserve plusieurs entretiens avec des Harkis, en particulier Bouzid Kara (2016, 10mn 56), Serge Carel (1h23), Larbi Aghroud (41mn), Merzak Labandji (36mn).

L'Institut national de l’audiovisuel (INA) présente de très nombreuses ressources, qui proviennent d'émissions nationales ou régionales ; on trouve en particulier une sélection d’archives audiovisuelles sur les Harkis en Algérie, leur arrivée et leurs conditions de vie en France, sur leurs mouvements revendicatifs, le tout accompagnés de témoignages.

Le Musée national de l’histoire de l’immigration présente en ligne le témoignage sur le camp de Rivesaltes de Fatima Bescani-Lancou (20 mn).

À l’occasion de l'organisation par la  Maison d’histoire et de mémoire d’Ongles (MHeMO) de l’exposition « Ils arrivent demain… - Ongles, village d’accueil des familles d’anciens harkis », des entretiens audiovisuels ont été enregistrés par avec André Séby, ancien Harki, arrivé à Ongles en 1962 (2009, 21mn 38), Colette Raybaud, habitante d’Ongles, épouse d’un adjoint au maire du village, et Gérard Bidet, ancien membre d’une SAS, tous deux présents pour accueillir les familles (2009, 32mn 10).

À Aix-en-Provence, le Centre de documentation historique sur l'Algérie, le Maroc et la Tunisie (CDHA) conserve par exemple le témoignage de Colette Arnardi, éducatrice au camp de Rivesaltes entre 1962 et 1963, et la phonothèque de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (MMSH)  des « récits de vie », corpus de 56 enquêtes orales (66h 15mn), réalisées auprès d'engagés et d’auxiliaires militaires français-musulmans, dont une harkette ; cette collecte s’est opérée dans le cadre du mémoire de Grégor Mathias, « Enquête orale auprès des engagés et auxiliaires militaires français-musulmans de la guerre d'Algérie (1954-1962) » (DEA, 1998, Université de Provence). 

La BBC- Afrique a consacré en 2018 une émission intitulée « À la rencontre des Harkis de France » (17mn 57) qui comporte des témoignages d’enfants de Harkis et d’Algériens anciens membres du FLN résidants en France pendant la guerre d’Algérie.

On trouvera sur le portail Odysséo, qui permet d’identifier et de localiser des sources sur l’histoire de l’immigration de 1800 à nos jours, d’autres ressources audiovisuelles, en recherchant par exemple sur le mot Harki.

2)   Films documentaires

L’atelier de tissage qui est installé en 1964 au camp de Saint-Maurice-l'Ardoise (Gard) puis à Lodève (Aveyron), plus tard intégré à la Manufacture de la Savonnerie (Mobilier national), pour favoriser l’insertion de femmes de Harkis a fait l’objet de films : « Au fil des Lices » de Fadelha Benammar-Koly (2021) qui présente les témoignages de licières issue de la communauté harkie, et « Femmes de harkis et tisseuses de la République » (2019). On peut se reporter aussi à l'exposition organisée par les Archives de l’Hérault en 2019, « Tapis d’exception : la Savonnerie de Lodève s’expose à Pierresvives ».

Signalons par ordre chronologique décroissant les films suivants :

 

Moghazni de la SAS de Praxbourg (1958-1959] ©ANOM

 

La boîte à outils du collecteur de mémoire

Les services qui souhaitent se lancer dans un campagne de témoignages sont invités à se rapprocher du Service historique de la Défense et de l'ONACVG, qui pilotent depuis des années des opérations de collecte dans les départements. L'ONACVG dispose sur le territoire de plus de 100 services de proximité, à votre disposition pour tout projet mémoriel.

Questionnaire semi-directif

Un questionnaire semi-directif a été mis au point par l'ONACVG pour guider les entretiens ; il suit une trame chronologique :  la vie quotidienne en Algérie avant la guerre, la période de guerre, les événements de 1962, le passage par les camps puis l'après-camps, et enfin les transmissions et les mémoires. Le questionnaire est à adapter en fonction du profil du témoin (ancien supplétif, épouse, descendant né en Algérie ou dans les camps...).

Conventions de partenariat

Des conventions de partenariat peuvent être passées entre l'ONACVG et les services d'archives pour mener de tels entretiens ; l'ONACVG propose en particulier d'apporter son aide à la recherche de témoins, à la préparation et à la passation des entretiens, au traitement intellectuel de la collecte (inventaire, fiche technique) puis à la valorisation de ces recueils dans le cadre de ses missions mémorielles. Les Archives des Bouches-du-Rhône ont passé une telle convention en 2015, celles de la Dordogne en 2017 et celles de la Seine-Maritime en 2019.

Bibliographie

La bibliographie sur les archives orales est assez abondante. Pour en avoir une première synthèse, on se reportera utilement aux orientations bibliographiques (2010) associées au dossier documentaire « La collecte de la mémoire : le recueil d’archives orales » (2009) de l'Institut national du patrimoine.

L’Association française des archives sonores, orales et audiovisuelles (AFAS) publie un bulletin, Sonorités (en ligne depuis 1998) ; on peut signaler particulièrement l'article de Tifenn Hamonic et Louisa Zanoun, « Pour des archives orales de l’immigration » (n° 44, 2008) qui contient un exposé des moyens et de la méthodologie qu'elles ont mis en œuvre dans leur campagne de collecte.

En 2008, La Gazette des archives a consacré un numéro spécial aux archives orales, intitulé : « Les archives orales : bilan, enjeux et perspectives » (n° 211, 238 p.), qui aborde les différents aspects du sujet, depuis les enjeux juridiques et matériels jusqu'à l'exploitation scientifique, la valorisation culturelle et les questions d'histoire et de mémoire, en passant par la méthodologie et les acteurs de la collecte.

Formations à l'enquête orale

Il existe des formations spécifiques à l'enquête orale. Voici quelques pistes :

Formations généralistes

Formations ciblées sur l'histoire et les mémoires de la guerre d’Algérie

En 2019, deux jours de formation sur « La guerre d’Algérie : mémoires, témoignages, enseignement » ont été organisées à destination des enseignants d’histoire et de lettres par l'académie de Paris en partenariat avec l'ONACVG et le Musée national d’histoire de l’immigration : le programme détaillé et les supports de présentation sont disponibles en ligne.

En 2009, à l’initiative de l’Institut national de recherche pédagogique (INRP) et de l’Association Harkis et droits de l’homme (AHDH) une journée de formation sur « La question des Harkis entre histoire coloniale et immigration post-coloniale » s'est tenue à destination des enseignants au musée national de l’histoire de l’immigration : un compte rendu est en ligne.

Les Archives du Loiret ont tenu en 2019 un séminaire d’étude pour enseignants sur « La guerre d’Algérie : mémoires, témoignages, enseignement. Les enjeux pédagogiques de l’enseignement des mémoires de la guerre d’indépendance algérienne », avec la présentation d'un mini-guide des sources disponibles.